Le Titre du Roman

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 Les dernières parutions

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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Les dernières parutions   Sam 7 Oct - 20:24

- Jean-Louis Trintignant
de Philippe Durant
Éditions First / 11 mai 2017


Le Titre du Roman

Jean-Louis Trintignant incarne à lui seul une bonne part des riches heures du cinéma Français... et européen. Pourtant, et ce n'est pas là le moindre paradoxe de cet homme, la timidité maladive du jeune Jean-Louis n'était pas un atout pour monter sur les planches ou affronter l’œil des caméras. C'est ce qui étonne le plus dans ce parcours en tous points exceptionnels, cette volonté inébranlable de jouer la comédie dès que cette vocation s'imposera chez lui, malgré les obstacles, dont cette grande timidité. "Je n'étais pas doué alors j'ai beaucoup travaillé" répète inlassablement Trintignant, dont le lecteur peine à imaginer où se situe exactement ce manque de qualités  pour ce métier. 61 ans de carrière, 137 films et séries tournés, 6 distinctions (dont le prix du meilleur acteur à Cannes pour son rôle dans "Z" de Costa-Gavras et le César du meilleur acteur pour sa composition dans "Amour"), Jean-Louis Trintignant est une histoire du cinéma à lui seul. Cette biographie exhaustive, admirative mais pas hagiographique, retrace la vie de ce monstre sacré du cinéma par des séquences thématiques, qui, les unes à la suite des autres, font dérouler sous les yeux du lecteur le film d'une vie incroyable sur les pas d'un acteur aussi généreux dans ses rôles que discret dans la vie.


- Louis XVII
de Hélène Becquet
Éditions Perrin / 11 mai 2017


Le Titre du Roman

Empoisonné, évadé, ressuscité? Les hypothèses et les mystères entourant la vie et la mort de Louis XVII ne manquent pas, mais sont pourtant bien éloignés de la vérité. Louis XVII est sans doute l'inconnu le plus illustre de notre histoire tant le mythe a éclipsé la brièveté de sa vie également marquée par le paradoxe et la tragédie. Paradoxe d'un prince devenu Dauphin en 1789, au moment où la monarchie absolue s'effondrait. Tragédie d'un roi sans royaume, d'un orphelin à la fois captif et otage des luttes de pouvoir inhérentes à la Convention. Instrumentalisé, esseulé et malade, il succombe à dix ans à la prison du Temple en juin 1795, ouvrant la voie à des décennies de controverses sur les circonstances de sa mort et son hypothétique survivance. En biographe exemplaire, Hélène Becquet exhume la vérité derrière les légendes, racontant son existence oubliée avant d'ausculter sa surprenante postérité au terme d'une enquête de plusieurs années.


- Germaine de Staël et Benjamin Constant. L'esprit de liberté
de Léonard Burnand / Stéphanie Genand / Catriona Seth
Éditions Perrin / 04 mai 2017


Le Titre du Roman

L'année 2017 est marquée par un double anniversaire exceptionnel: l'on célèbre à la fois le bicentenaire de la mort de Germaine de Staël et les 250 ans de la naissance de Benjamin Constant. Cette coïncidence de calendrier est une occasion idéale de mettre en valeur l'œuvre foisonnante et la vie mouvementée de ce couple qui compte parmi les plus illustres de l'histoire littéraire et politique de l'Europe. Pionniers du romantisme et du libéralisme, penseurs majeurs de la modernité et de la diversité culturelle, contemporains et acteurs de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration, romanciers novateurs, Germaine de Staël et Benjamin Constant ont joué un rôle décisif dans la vie intellectuelle de leur temps, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, et continuent d'exercer une forte influence sur la pensée contemporaine. Le présent ouvrage accompagne et prolonge l'exposition de la Fondation Bodmer sur Germaine de Staël et Benjamin Constant, en retraçant l'itinéraire de ces deux figures singulières, et en mettant en évidence la multiplicité de leurs engagements: combat en faveur des libertés individuelles, opposition à l'autoritarisme napoléonien, dénonciation de la traite des Noirs, ouverture sur l'étranger, place de la femme dans la société... Il met également en valeur la richesse de leurs idées, lesquelles sont encore d'une étonnante actualité.


- Jeanne d'Arc. Le procès de Rouen
de Jacques Trémolet de Villers
Éditions Perrin / 04 mai 2017


Le Titre du Roman

Les minutes du procès de Jeanne d'Arc qui dura cent jours en 1431, relues et commentées par un avocat de renom, Jacques Trémolet de Villers. Ses commentaires, en voix off, nous révèlent une jeune femme, prétendue analphabète, seule à la barre, capable en réalité de déjouer les pièges des hommes d’Église et de loi qui l'accusent. Il nous conduit de façon minutieuse, à partir des actes authentiques (en latin et en français), vérifiés aux meilleures sources et complétées par les dépositions du procès d'annulation, jusqu'à sa plus profonde conviction: on pourrait dire de Jeanne qu'elle est Docteur de l’Église.


- Mets le feu et tire-toi
de James Mcbride
Éditions Gallmeister / 04 mai 2017


Le Titre du Roman

"Au cours de ses quarante-cinq ans de carrière, James Brown a vendu plus de deux cents millions de disques, il a enregistré trois cent vingt et un albums, dont seize ont été des hits, il a écrit huit cent trente-deux chansons et a reçu quarante-cinq disques d'or. Il a révolutionné la musique américaine. Il était extraordinairement talentueux. Un danseur génial. Un spectacle à lui tout seul. Un homme qui aimait rire. Un drogué, un emmerdeur. Un type qui avait le chic pour s'attirer des ennuis. Un homme qui échappait à toute tentative de description. La raison? Brown était l'enfant d'un pays de dissimulation: le Sud des États-Unis". Jazzman et romancier, lauréat du National Book Award, James McBride se lance sur les traces d'une icône de la musique américaine. De rencontres en entretiens, il nous offre un tableau magistral de l'univers de James Brown et nous livre une vision troublante de la société américaine actuelle.


- La fille du Ribatejo
de Marie Myriam
Éditions L'Archipel / 03 mai 2017


Le Titre du Roman

Paris, hiver 1963. Pour la première fois, Myriam Lopes, petite Portugaise née en Afrique six ans plus tôt, voit la neige. Elle vit avec sa petite sœur et ses parents dans un hôtel vétuste du XXe arrondissement, qu'ils décident de transformer en restaurant, nommé le Ribatejo. Chaque soir, des chanteurs de fado viendront y faire le spectacle. Myriam, elle, rêve déjà de gloire quand elle chante avec ses copines les tubes à la mode tous les jeudis après-midi. Jusqu'au jour où un client l'entend: "Avec cette voix-là, je vais t'emmener à l'Eurovision". Quelques mois plus tard, elle est assise à ses côtés dans un avion qui s'envole pour Londres. Nous sommes le 7 mai 1977, et elle représente la France au Grand Prix Eurovision. Le lendemain, elle aura 20 ans. L'inconnu du restaurant lui a présenté un auteur; tous les deux lui ont écrit L'oiseau et l'enfant et ensemble ils lui ont trouvé un nom de scène: elle s'appellera Marie Myriam. Dernière Française à avoir remporté l'Eurovision il y a quarante ans, Marie Myriam a vendu quatre millions de disques avec la chanson qui l'a rendue célèbre. Retour sur son parcours, de la petite chambre de son enfance aux sunlights des plateaux de télévision.


- Vadim. Le plaisir sans remords
de Clément Ghys
Éditions Stock / 03 mai 2017


Le Titre du Roman

Le nom de Roger Vadim est associé à des films, Et Dieu créa la femme, Les Liaisons dangereuses 1960 ou Barbarella, et surtout à des actrices, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Jane Fonda… Ces femmes, il les a aimées et propulsées vers la célébrité. Avec elles, le réalisateur a choqué la morale de l'Europe de l'après-guerre, ouvert la voie à la Nouvelle Vague, incarné une dolce vita à la française et imaginé un érotisme populaire aujourd'hui suranné. De l'effervescence de Saint-Germain-des-Prés aux plages de Saint-Tropez, des plateaux de tournage romains à Malibu, Vadim s'est inventé un destin avec désinvolture, croisant Brando, Sagan, Mitterrand, Godard, Warhol… Clément Ghys raconte ce personnage romanesque né en 1928, mort en 2000. Avec un regard contemporain, il interroge notre nostalgie pour une époque où le plaisir se vivait sans remords. Un portrait intime.


- Cadence secrète. La vie invisible d'Alfred Schnittke
de Paul Greveillac
Éditions Gallimard / 27 avril 2017


Le Titre du Roman

Musicien inclassable, le compositeur soviétique Alfred Schnittke (1934-1998) donna peut-être parmi ses plus belles portées au XXe siècle. De la musique de film à la musique religieuse, toute son œuvre, éminemment personnelle, est une ode à la liberté de créer. Pour cette raison, Alfred Schnittke eut de nombreux détracteurs au sein du système de la culture soviétique. Il fit des envieux, qui devinrent parfois des ennemis. Il eut surtout de grands amis, Mstislav Rostropovitch, Gidon Kremer ou Larissa Chepitko pour ne citer qu'eux. Et c'est grâce à ces derniers que sa musique vit encore. Intensément. Furieusement. Réflexion sur les conditions de la création en régime totalitaire, sur les enjeux et les motivations complexes de toute démarche artistique, Cadence secrète restitue avec précision, autour de la figure d'Alfred Schnittke, l'ambiance soviétique, ses coups fourrés comme ses fastes, et la guerre complexe menée par le Parti contre les aspirations individuelles jusqu'aux plus intimes. Cadence secrète transmet l'envie de découvrir l'œuvre mal connue d'Alfred Schnittke. D'y retrouver les forces qui la travaillent en profondeur.


- Richard Cœur de Lion
de Georges Minois
Éditions Perrin / 21 avril 2017


Le Titre du Roman

Richard Coeur de Lion, né en 1157, fut le moins anglais des rois d'Angleterre, où il ne résida que six mois, régnant sur d'immenses territoires allant de l’Écosse aux Pyrénées, et qu'il passa sa vie à défendre. Enfant chéri de sa mère, Aliénor d'Aquitaine, il est le souverain le plus admiré et le plus redouté de son temps, incarnation des valeurs et des excès de la chevalerie. Élevé au milieu des troubadours, capable de composer des vers, c'est pourtant à la guerre qu'il forge sa réputation. Guerre contre son père, Henri II Plantagenêt, contre son frère, Jean sans Terre, contre le roi de France, Philippe Auguste, contre les barons poitevins. Et surtout guerre sainte contre Saladin, au cours de l'épopée de la troisième croisade, où il se révèle un stratège hors pair. Terreur des musulmans, dont il gagne le respect, il est trahi par les souverains chrétiens, qui jalousent ses exploits. Retenu prisonnier en Autriche, puis libéré contre rançon, il bat Philippe Auguste, édifie en deux ans Château-Gaillard, avant d'être tué au siège de Chalus en Limousin, par un trait d'arbalète, en 1199. Inhumée à Fontevraud, cette figure de proue du Moyen Age reste dans la mémoire collective comme l'invincible paladin, dont Walter Scott fera un héros romantique, alors qu'il l'était si peu.


- Charles VII. Une vie, une politique
de Philippe Contamine
Éditions Perrin / 20 avril 2017


Le Titre du Roman

Durant la majeure partie du XVe siècle, en Occident, les royaumes et les peuples, les princes et les aristocraties subirent de violentes turbulences. La France, en particulier, en fut à ce point de connaître un moment deux rois concurrents. Que Charles de Valois, devenu Charles VII, l'ait emporté pour finir n'était pas écrit d'avance. Il eut à répondre à au moins trois défis: se faire obéir, construire sa légitimité, l'emporter militairement. Dieu, Jeanne d'Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s'appuya sur ses "bonnes villes" et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment "national". La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations.


- Klop Ustinov, le plus ingénieux des espions britanniques
de Peter Day
Éditions Noir Sur Blanc / 20 avril 2017


Le Titre du Roman

Klop Ustinov fut sans doute l'agent secret le plus ingénieux du Royaume Uni. N'ayant jamais reçu le fameux "permis de tuer", il devint maître dans l'art de raconter des fables, déroutant ses ennemis et les amenant à lui révéler leurs secrets les plus sombres. De l'accession des nazis au pouvoir à la guerre froide, il parvint à s'insinuer dans la confiance de ses adversaires les plus redoutables, chefs de la Gestapo, commissaires soviétiques et autres espionnes venues du froid. Dans Klop Ustinov, le plus ingénieux des espions britanniques, Peter Day fait revivre Jona von Ustinov, un homme né à Jaffa, en Palestine, dont la famille mêlait aristocrates russes et princesses éthiopiennes, orthodoxes et juifs convertis au protestantisme, et qui se croyait, pour sa part, le parfait Anglais. De nom de code U35, il fut surtout connu par son surnom, Klop, qui en russe signifie "punaise des lits", un sobriquet que lui avait donné son épouse, compréhensive, à cause de son extraordinaire capacité à sauter du lit d'une femme à l'autre, au service de Sa Majesté. Fréquentant les assemblées mondaines de toute l'Europe sous l'apparence d'un simple bon vivant, il y faisait preuve d'un incomparable talent d'amuseur (un trait dont son fils, l'acteur Peter Ustinov, a sans aucun doute hérité). Klop était un virtuose pour débusquer la vérité en racontant des histoires; voici la sienne.


- Le fonctionnaire de la Grande Terreur: Nikolaï Iejov
de Alexei Pavlioukov
Éditions Gallimard / 20 avril 2017


Le Titre du Roman

Le nom de Iejov, ministre du NKVD, la police politique soviétique, est associé pour toujours au moment le plus sinistre de l'histoire russe, celui de la Grande Terreur (1937-1938) et de ses millions de victimes. Alexeï Pavlioukov a eu accès aux archives centrales du FSB (les services de police politique), habituellement fermées aux chercheurs, et en particulier aux dossiers d'instruction de Iejov lui-même et de ses plus proches collaborateurs, quand ils furent à leur tour arrêtés. Cherchant à se disculper, tous racontèrent dans le détail comment la machine avait été mise en marche sur ordre de Staline, et comment elle avait fonctionné pendant un peu moins de deux ans avec ses quotas de victimes planifiés. Iejov, personnalité banale, sinon falote, apprenti tailleur, soldat adhérant pendant la révolution au parti bolchevik dont il devient un fonctionnaire, s'élève peu à peu à l'intérieur de l'appareil grâce à une vertu que très vite relèvent ses chefs: l'aptitude à exécuter coûte que coûte les ordres reçus, sans états d'âme autres que la promesse d'une promotion. Petit, timide, piètre orateur, inculte, il serait probablement depuis longtemps oublié s'il était resté un homme de l'appareil du parti responsable des cadres et n'avait pas été, par la volonté de Staline, appelé à s'occuper de la police politique.Le lecteur suit pas à pas cette ascension, puis la chute quand Staline décide de mettre fin à la Grande Terreur et de se débarrasser de ses exécutants. Iejov fut un rouage essentiel de la Grande Terreur; sa biographie est en réalité celle d'un système avec la part de hasards, de rencontres, d'opportunités de carrière, de logique bureaucratique et d'effets sanguinaires, dictés tant par l'aveuglement idéologique que par les circonstances d'une réalité qui échappe aux plans et se montre rétive aux programmes. C'est, somme toute, la biographie scrupuleuse d'une criminalité de bureau.


- Françoise Hardy. Un long chant d'amour
de Frédéric Quinonero
Éditions L'Archipel / 19 avril 2017


Le Titre du Roman

On ne peut distinguer la femme Françoise Hardy de sa production artistique. Depuis ses débuts en 1962, à 18 ans, où elle chante son quotidien d'adolescente en mal d'amour, elle aura su toucher le public en exprimant de sa voix douce et envoûtante la difficulté d'aimer et d'aller vers l'autre. Que retient-on, en 2017, de la mystérieuse Françoise Hardy, elle qui commença la chanson à l'aube des années 1960? Des titres et des albums mémorables, ses débuts comme icône de Salut les Copains et égérie de la mode sous l'influence de son compagnon Jean-Marie Périer, un succès qui a franchi les frontières, une relation tumultueuse avec Jacques Dutronc, l'initiation à la spiritualité et à l'astrologie dans les années 1980, un passage à vide, des adieux à répétition, une respectabilité définitivement acquise au cours du troisième millénaire. Mais encore? Elle, qui a su traverser les générations avec tant d'élégance et fait fantasmer les plus grandes stars mondiales, a toujours entretenu avec pudeur un certain flou sur sa vie privée comme sur les zones d'ombre de sa carrière. Mais ses récents problèmes de santé, qui faillirent lui coûter la vie, ont refait parler d'elle. Ses derniers albums et ouvrages augurent-ils une retraite discrète?    


- La passion de la liberté
de Germaine de Staël
Éditions Bouquins / 13 avril 2017


Le Titre du Roman

La vie et l'œuvre de Germaine de Staël se situent sous le double signe de l'empire du cœur et du pouvoir de la raison, à la jointure de la philosophie des Lumières et du romantisme naissant. Toutes deux convergent vers une passion raisonnée, celle de la liberté. C'est à la conquérir que Mme de Staël a employé une énergie débordante, une intelligence acérée et un immense talent d'expression. Elle n'a cessé de travailler, en faveur des peuples et des individus, à l'avènement de toutes les libertés, publiques et individuelles, notamment celles des femmes. Combat incessant dont elle fut l'une des pionnières en France et dans l'Europe éclairée, au point d'apparaître comme la principale "rivale" de Napoléon. Depuis la publication en 1820 de ses œuvres complètes, en partie tronquées, ses ouvrages n'ont plus été regroupés dans un ensemble cohérent et accessible au grand public. Publiés entre 1796 et 1817, ils témoignent de l'engagement de leur auteur dans des débats dont les termes demeurent actuels: comment l'homme peut-il trouver les voies du bonheur au sein de la société? Existe-t-il un équilibre entre violence et justice, entre expression de la volonté populaire et gouvernement des meilleurs? Jusqu'où peut conduire une révolution? La réflexion philosophique et l'analyse de situations concrètes se mêlent ici à un art de la description et du portrait qui laisse transparaître le bouillonnement des sentiments.


- Madame de Staël
de Ghislain de Diesbach
Éditions Perrin / 13 avril 2017


Le Titre du Roman

Digne héritière des Lumières, croyant au progrès indéfini du genre humain grâce à la pratique de la raison et de la liberté, Madame de Staël défend pendant la Révolution les idées libérales, prenant le parti des constitutionnels. Avec De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, elle est la première à donner au mot "romantisme" sa signification nouvelle. De 1794 à 1808, sa liaison orageuse avec Benjamin Constant, chef de file des libéraux, la fait entrer dans l'histoire, tout comme sa farouche opposition à Napoléon dont elle a tenté d'être un moment l'égérie. Contrainte par ce dernier de "résider au moins à quarante lieues de Paris", elle voyage à travers l'Europe, dont elle rapporte plusieurs ouvrages, notamment son célèbre De l'Allemagne qui permit à la France de mieux comprendre ce pays. De retour en France en 1814 après une longue période d'exil, elle meurt à Paris en 1817. Par la hardiesse de sa pensée, par son esprit d'indépendance, l'auteur des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française semble aujourd'hui étonnamment moderne, et son génie singulier plus brillant encore qu'il ne le paraissait à ses contemporains.  Avec le talent d'écriture et l'érudition qu'on lui connaît, Ghislain de Diesbach trace le portrait exhaustif d'une femme à la sensibilité rare, exigeante et tourmentée, disant d'elle-même: "Je suis une personne avec laquelle et sans laquelle on ne peut vivre".


- Ludwig Van Beethoven. L'art pour unique raison de vivre
de Michèle Lhopiteau-Dorfeuille
Éditions Le Bord de l'Eau / 10 avril 2017


Le Titre du Roman

Ludwig Van Beethoven fut un paradoxe vivant : ce visionnaire capable de concevoir des architectures sonores aussi spectaculaires que la "Neuvième Symphonie" ou la "Missa Solemnis" eut toute sa vie le plus grand mal à effectuer une simple addition. Cet homme dont le père alcoolique et maltraitant aurait dû être déchu de ses droits fit le malheur de son neveu de 9 ans, dont il avait exigé et obtenu la garde contre l'avis de l'enfant et de sa mère. Cet artiste vu par la postérité comme un révolutionnaire de cœur, tenant la dragée haute aux aristocrates, bénéficia longtemps d'une confortable rente versée par les nobles les plus fortunés et les plus conservateurs de Vienne. Cet homme dont les Lieder et les sonates pour piano sont un concentré de passion n'aima toute sa vie que des femmes promises ou mariées à d'autres, sans jamais conserver l'amour d'une seule. Ce poète du clavier, ce magicien des sons a vu, dès l'âge de 27 ans, son ouïe se dégrader progressivement et passa les 30 dernières années de sa vie dans un terrible chaos sonore, suivi d'un silence presque total. Il n'existe donc qu'une manière d'approcher quelqu'un d'aussi déroutant que Ludwig van Beethoven, pas toujours facile à comprendre mais sans qui notre monde ne serait pas tout à fait ce qu'il est : s'immerger encore et toujours dans sa musique, s'en imprégner, ne se fier qu'à elle, comme le compositeur l'avait pressenti dans ses "Carnets intimes" de 1816: "Ne vis désormais que pour ton Art. Aussi limité par la faiblesse de tes sens que soit aujourd'hui ton horizon, l'Art est ton unique raison de vivre".


- Louis Jourdan. Le dernier french lover d'Hollywood
de Olivier Minne
Éditions Séguier / 11 février 2017


Le Titre du Roman

Quel incroyable destin que celui de Louis Jourdan (1921-2015). Né à Marseille, il fit rapidement ses débuts devant la caméra de Marc Allégret avant d'enchaîner quelques films français dans les années 1940. Repéré par le grand producteur David O. Selznick, Hollywood lui ouvre ses portes en 1946. Il tournera avec Alfred Hitchcock, Max Ophüls, Vincente Minnelli pour ne citer qu'eux, dans une longue carrière américaine au cours de laquelle il fut élu l'"homme le plus séduisant du monde" et qui le vit donner la réplique à Elizabeth Taylor, Leslie Caron, Brigitte Bardot, Gregory Peck, Franck Sinatra, Grace Kelly ou encore James Dean. Mort à Beverly Hills en 2015, il incarna comme peu d'autres l'élégance française et la beauté. Richement illustrée, cette biographie raconte l'âge d'or hollywoodien puis le déclin des "grands studios". Cela au fil d'une mise en scène passionnante, composée d'allers-retours entre le passé glorieux de Jourdan et les nombreux entretiens que l'auteur, Olivier Minne, a pu avoir avec lui au cours des cinq dernières années de sa vie.    


- Complètement Stone
de Stone et Yves Quitte
Éditions Robert Laffont / 06 avril 2017


Le Titre du Roman

Il suffit d'une discussion avec un producteur de Polydor au Bus Palladium et d'une rencontre avec un certain Éric Charden pour que le destin de Stone bascule. À 18 ans, elle enregistre quatre titres sur un 45 tours et retrouve sa frange blonde affichée en 4 × 3 sur les Champs-Élysées. Trop heureuse d'échapper au joug paternel, "la petite Stone" passe sans transition du statut de fan inconditionnelle de l'émission "Salut les copains" à celui de star côtoyant soudainement ses idoles. Dès lors, tout s'enchaîne très vite: mariage atypique, tournées incessantes, promotions dévorantes et le tourbillon des années 1970 avec l'incroyable succès de "L'avventura", de "Made in Normandie" puis de la comédie musicale Mayflower. Mais la gloire et le luxe d'une vie hors norme et (trop?) insouciante ne font pas tourner la tête de Stone. Après son divorce d'avec Éric Charden, elle enregistre la face B de sa vie avec Mario d'Alba. Entre galas et théâtre, cette végétarienne convaincue se consacre à ses trois enfants, défend de justes causes et se passionne pour des sujets aussi variés que le jeûne, la communication avec l'au-delà ou l'écologie selon Pierre Rabhi.


- Spartacus
de Éric Teyssier
Éditions Perrin / 06 avril 2017


Le Titre du Roman

Gladiateur et esclave révolté, Spartacus est une icône de la liberté. Mais que savons-nous vraiment de cet homme que le mythe a rendu immortel au prix d'un travestissement de la réalité?


- Et encore, je ne vous dis pas tout !
de Bernard Menez
Éditions L'Archipel / 05 avril 2017


Le Titre du Roman

"Un matin, j'étais à l'époque professeur de mathématiques, je suis entré dans ma salle de classe, exténué, faut dire que j'avais joué la veille. Je me suis traîné jusqu'au bureau et là, avant même de commencer la leçon, je me suis assoupi. Mes élèves, adorables, ont fait silence, ils ont respecté le prof qui dort. On était en 1967, je venais de fêter mes vingt-trois ans et je n'avais qu'une obsession, monter sur scène. Mon professeur de théâtre me disait que je ne ressemblais pas, mais pas du tout, à un jeune premier, que j'avais un loooong nez (ah ce nez), une démarche sautillante, un air gauche et timide, et une façon d'entrer en scène qui déclenchait les rires avant même que je n'ouvre la bouche. Et puis, me voilà, cinquante ans plus tard, encore étonné de tous ces rôles, de ces films, ces pièces, ces merveilleuses rencontres. Me voilà à vous raconter, et encore, je ne vous dirai pas tout,ce qu'il est advenu du prof de maths plutôt à côté de ses pompes qui rêvait de trois choses: 1° vous faire rire, 2° vous faire pleurer, 3° vous faire pleurer de rire".


- Gabriel Fauré
de Jacques Bonnaure
Éditions Actes Sud / 05 avril 2017


Le Titre du Roman

Compositeur très en vue, qui fut un charismatique directeur du Conservatoire de Paris, considéré avec Debussy et Ravel comme l'un des trois grands noms de la musique française de son temps, auteur de quelques pages célèbres, dont son fameux Requiem, Gabriel Fauré (1845-1924) n'en est pas moins un artiste mystérieux et méconnu. Peu carriériste, grandi dans l'ombre de son aîné et ami Camille Saint-Saëns, il s'affirma peu à peu comme un maître d'une rare subtilité, refusant les brillantes séductions de la musique symphonique, alors en pleine expansion en France, pour explorer les sortilèges de la mélodie, de la musique pour piano et de la musique de chambre. Ce fut, pour la meilleure part de son œuvre, un compositeur de l'inouï.  


- Vivant Denon ou l'âme du Louvre
de Jean Marchioni
Éditions Actes Sud / 05 avril 2017


Le Titre du Roman

Daniel reçoit une lettre inattendue: son frère jumeau Max, qu'il n'a plus revu depuis des années, lui demande de venir le voir dans une maison de repos perdue dans les Alpes suisses. L'endroit est paradisiaque et lorsque Max, prétextant une affaire urgente à régler, propose à Daniel d'échanger leurs identités pour quelques jours, ce dernier n'y voit aucun inconvénient. Mais il comprend vite qu'il est pris au piège d'un huis clos malsain, et que les sombres lois de la vallée vont se révéler à lui dans toute leur perversité.


- Laurent Voulzy authentique
de Alain Wodraska
Éditions City / 29 mars 2017


Le Titre du Roman

Laurent Voulzy promène sa silhouette d'éternel adolescent sur le devant de la scène française depuis quarante ans. Toujours avec la même énergie, la même fraîcheur et le même désir. Au point que ses tubes, de Rockollection à Belle-Ile en Mer ou Le soleil donne ont traversé les générations. Malgré le succès, Laurent Voulzy est resté un homme discret, presque secret. À travers de nombreux témoignages, l'auteur retrace le parcours de celui que rien ne destinait à devenir chanteur. On y découvre un enfant timide et complexé par sa couleur de peau. Un ado révolté, renvoyé du lycée, et qui trouvera le salut dans cette formidable musique pop diffusée par les radios pirates. Un parcours marqué par sa rencontre avec Alain Souchon, un véritable alter ego avec qui l'alchimie dure depuis trente ans. Une amitié à l'image de Laurent Voulzy: fidèle, simple et authentique.
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Les dernières parutions   Sam 7 Oct - 20:12

- Napoléon III
de Alain Frerejean
Éditions Fayard / 29 mars 2017


Le Titre du Roman

Louis-Napoléon Bonaparte n'est pas seulement notre premier président de la République. Il est aussi l'inventeur des voyages présidentiels, de la propagande, des grands défilés. Du contact avec la France profonde. Avec ses yeux mi-clos, son visage impénétrable, il agit en homme masqué. Déguisé en valet de sa mère pour échapper à la police autrichienne. En maçon pour s'évader de prison. En héritier des Bonaparte pour se faire élire président. En président de la République pour la renverser. En soutien du pape et grand bâtisseur d'églises pour gagner l'appui des curés et de leurs fidèles, alors qu'il ne croit ni à Dieu ni à diable. Or voilà que tout se retourne contre lui. Est-ce l'effet de ses troubles de santé? De l'influence néfaste d'une épouse ambitieuse? Cette vie, véritable comédie du pouvoir caricaturée à l'envi, ne doit pas faire oublier les embellissements de Paris, le Paris de l'eau courante, des squares et des Expositions universelles. Ni l'acquisition de Nice et de la Savoie. La création d'une France moderne, avec ses chemins de fer, l'éclairage au gaz, une industrie en progrès foudroyants et une agriculture florissante. Elle ne doit pas non plus occulter l'image d'Épinal, la fête impériale où la France entière applaudit les pantalons rouges et les cuirasses étincelantes.


- Elle était une fois... souvenirs
de Frédérique Hébrard
Éditions Flammarion / 22 mars 2017


Le Titre du Roman

"L'ai-je vécu? L'ai-je rêvé? Peu importe: je vous le raconte". À la veille de ses quatre-vingt-dix ans, Frédérique Hébrard, l'auteur du Château des Oliviers, de La Demoiselle d'Avignon, de La Chambre de Goethe et de tant d'autres succès, se raconte à la première personne. Une vie d'artiste, entre ombre et lumière, qui affiche avec pudeur les cicatrices du bonheur.


- Prince, fragments d'un discours de fan
de Fanny Capel
Éditions Le Rouergue / 22 mars 2017


Le Titre du Roman

Encore adolescente, Fanny Capel est "tombée fan" du chanteur Prince, comme on tombe en amour, jusqu'à entraîner deux copines avec elle à Minneapolis pour lui parler dix minutes. Elle rapporte les souvenirs excitants et délirants vécus par elle ou d'autres groupies de la star. Un témoignage éclairant sur la condition de fan.


- Barclay, une histoire de haute fidélité. 1945-1984
de Thérèse Chasseguet
Éditions Riveneuve / 16 mars 2017


Le Titre du Roman

Il y a ce que tout le monde connaît: l'élégant tout de blanc vêtu, avec une fine moustache à la Clark Gable, les fêtes, les femmes, Saint-Trop' et les paparazzi. Et puis la plus grande maison de disques indépendante "Made in France" qui a eu l'intuition de la révolution du microsillon dès 1948 et qui a lancé tant de stars. Mais il y a aussi, juste avant, la rencontre dans une cave à jazz d'Edouard Ruault, fils de limonadier et pianiste, et de Nicole Vandenbussche, issue d'une famille bourgeoise du nord. Elle voyage aux États-Unis dont elle maîtrise la langue. C'est le couple mythique, la matrice qui rend tout possible, qui lance cette "chevauchée fantastique" que l'auteure retrace ici de l'intérieur, en multipliant les anecdotes, les témoignages des membres de "la bande à Barclay". Elle ouvre aussi au lecteur toutes ses malles à souvenirs, des photos rares et toute une série de petits objets promotionnels de l'époque qui forment comme une sorte de culte domestique. On croise les jazzmen, Jacques Brel, Léo Ferré, Charles Aznavour, Dalida, Jean Ferrat, Eddy Mitchell, Daniel Balavoine, Michel Delpech... Et en creux, loin des clichés, le portrait plein de nuances et de tendresse de M. Eddie.


- Lénine politique
de Dominique Colas
Éditions Fayard / 15 mars 2017


Le Titre du Roman

Lénine n'était ni un aventurier avide de pouvoir ni un tyran capricieux. Un seul but motivait cet intellectuel fanatique et habile tacticien: le bonheur de l'humanité grâce à la révolution communiste étendue au monde entier. Elle nécessitait des sacrifices: la lutte des classes sans pitié et le nettoyage de la terre russe. La dictature s'imposa donc, par la guerre, par la terreur, par l'épuration. Mais il est une autre arme dont Lénine s'empara pour instaurer la première dictature d'un parti-État: les mots. S'il a lu et annoté Clausewitz, Marx et Engels, il a écrit des milliers de pages, théorisation, propagande, mots d'ordre, qui constituent les archives fondamentales de la révolution russe. Elles sont au cœur de la biographie politique que livre Dominique Colas, restituant l'originalité radicale du bolchévisme. Du coup d'État révolutionnaire d'octobre 1917 à la guerre civile, de la tentative d'invasion de la Pologne aux effets du léninisme en France, de l'électrification à la famine, l'auteur fait se répondre les discours et les actes, la réflexion et les combats et dresse un portrait original de celui qui fut l'acteur central de la dictature bolchévique.


- Reine des Lumières
de Karin Hann
Éditions Du Rocher / 15 mars 2017


Le Titre du Roman

1745. Jeanne-Antoinette le Normant d'Étiolles, née Poisson, accède officiellement au statut de favorite. Véritable révolution de palais, qui voit s'établir une femme de petite noblesse aux côtés de Louis XV. Les mauvaises langues parient d'ailleurs sur la brièveté de sa faveur. Or, grâce à son charme, à son intelligence, à sa jovialité et à sa bienveillance, celle qui est bientôt titrée marquise de Pompadour conquiert au contraire durablement le cœur du roi et devient, au-delà de l'alcôve, une éminence grise dont l'influence politique et artistique s'accroît inexorablement. Bâtisseuse infatigable, esprit éclairé, esthète cultivée et raffinée, elle est l'amie des philosophes, des hommes de lettres, des scientifiques, des peintres et des musiciens, qu'elle protège, pensionne et encourage. Avec talent et érudition, Karin Hann nous livre, à travers une fresque romanesque très vivante, l'étourdissante chronique d'un règne singulier, à la rencontre des plus grandes figures qui l'ont éclairé. Voltaire, Rousseau, Diderot, Casanova, Boucher, Beaumarchais, Buffon, le chevalier d'Éon, y côtoient l'audacieuse marquise dont l'éclat incomparable rayonne sur cette époque foisonnante. Femme attachante et mystérieuse, madame de Pompadour intrigue et séduit, car plus encore que la favorite du roi, elle fut bel et bien la reine du siècle des Lumières.


- Poincaré
de Georges Valance
Éditions Perrin / 09 mars 2017


Le Titre du Roman

Qui était vraiment Raymond Poincaré que l'on a injustement stigmatisé comme "l'homme qui rit dans les cimetières"? En réalité, le grand patriote a sauvé la France à plusieurs reprises, notamment en ayant eu le courage politique d'appeler Clemenceau au pouvoir, en 1917, malgré leur rivalité personnelle. "Poincaré la Confiance" restera le dernier homme d’État de la République parlementaire. C'est lui, avec le "franc Poincaré", qui a assuré à la France des années de stabilité monétaire et d'équilibre budgétaire. C'est lui, Lorrain travailleur et visionnaire, qui a créé, ce que l'on oublie souvent, les "Assurances sociales", ancêtre de la Sécurité sociale. C'est encore lui le champion de l'"union sacrée", durant la Grande Guerre, puis de l'"union nationale", à la fin des années 1920, grâce à laquelle la IIIe République connaîtra ses derniers temps de stabilité avant la crise économique et politique des années 1930. C'est enfin un modèle pour tous les hommes politiques qui rêvent de reconquérir le pouvoir après l'avoir quitté: plusieurs fois ministre, président du Conseil puis président de la République durant la Grande Guerre, "Poincaré le Recours" sera rappelé par deux fois à la tête du gouvernement. Il était temps de rendre enfin justice à ce grand homme d’État, témoin d'une époque où les politiciens rivalisaient de culture et pas seulement de vils intérêts, par cette biographie passionnante qui, derrière la mise à jour de l'homme, raconte l'âge d'or de la IIIe République.


- Georges Guynemer
de Jean-Marc Binot
Éditions Fayard / 08 mars 2017


Le Titre du Roman

Il ne lui a fallu que deux ans et demi pour devenir une légende. Engagé volontaire alors qu'il avait été dispensé de service pour raisons de santé, d'abord simple élève mécanicien, Georges Guynemer est le premier pilote à être cité au communiqué officiel du Grand Quartier Général, après avoir abattu son cinquième ennemi en février 1916. Dans les mois qui suivent, les victoires s'enchaînent et il est proclamé as des as, promu capitaine puis officier de la Légion d'honneur. À vingt-deux ans à peine. Pourtant la véritable histoire de celui qui a laissé son nom à d'innombrables rues, écoles et autres bâtiments publics reste mal connue, écrasée par une profusion d'hagiographies et d'ouvrages romancés. Rédigé à partir d'archives pour une part inédites, notamment celles de la famille de Guynemer, cet ouvrage cherche à dépasser le stade de l'épopée pour approcher celui de l'histoire, en soulignant les conditions qui ont permis la construction du "mythe Guynemer", notamment une aéronautique militaire embryonnaire à la recherche d'une figure de proue et une propagande qui tente d'humaniser un conflit, où l'on meurt surtout victime d'obus, sans voir le visage de son ennemi. Objet de culte, l'aviateur est élevé au rang d'icône nationale afin de maintenir le moral d'un pays entièrement mobilisé par l'effort de guerre, et d'offrir aussi bien aux "poilus" qu'à la population un héros d'exception, capable d'incarner le courage et la volonté, qualités présumées des Français.


- Martin Luther
de Matthieu Arnold
Éditions Fayard / 08 mars 2017


Le Titre du Roman

Le combat de Martin Luther (1483-1546) contre les dérives de l'Église de son temps a été à l'origine d'un renouveau de la piété, mais aussi de la fracture de la chrétienté occidentale qui perdure jusqu'à aujourd'hui. À l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme, Matthieu Arnold suit Luther à travers l'ensemble de sa vie et de son œuvre: ses grands traités, sa traduction de la Bible, sa correspondance, ses catéchismes, ses cantiques, ses prédications ou encore ses Propos de table. Il nous fait découvrir ainsi un personnage plus riche et plus complexe que le pourfendeur de la papauté ou l'adversaire d'Érasme: le porte-parole d'un message réconfortant et le génial inventeur de la langue allemande; un mari facétieux, promoteur de l'instruction des femmes; un homme d'une intense sensibilité religieuse, qui fut appelé à s'exprimer aussi dans le domaine de l'éducation, de l'économie et de la politique. Grâce à l'étude des écrits de ses contemporains, Matthieu Arnold resitue Luther dans son époque pour mieux en mesurer l'influence, dans tous les milieux sociaux.


- Sissi - Impératrice d'Autriche et reine de Hongrie
de Jean des Cars
Éditions Perrin / 02 mars 2017


Le Titre du Roman

En 1898, Sissi était assassinée à Genève par un anarchiste italien. Depuis, l'impératrice d'Autriche et reine de Hongrie est devenue un mythe. Souveraine à la beauté légendaire, fantasque et solitaire, elle a inspiré peintres, poètes, psychanalystes, cinéastes. Voici la Sissi historique, cette princesse bavaroise qui, en 1854, épouse l'empereur François-Joseph. À Vienne, on la critique; à Budapest, sous le prénom d'Erzsébet, on la vénère, car elle défend le nationalisme magyar contre l'emprise autrichienne. Voyageuse acharnée, Sissi se réfugie aux frontières du non-conformisme, plus lucide que bien des diplomates sur les déchirements balkaniques. Pendant cinq ans, l'enquête de Jean des Cars l'a conduit dans l'ancien empire des Habsbourg à la rencontre des descendants de Sissi, et à la recherche des archives et de souvenirs inédits.


- Avec Rodin
de Maryline Desbiolles
Éditions Fayard / 01 mars 2017


Le Titre du Roman

Comment vient-on à Rodin? Peut-être en tâchant de laisser tomber ce qu'on croyait connaître. En tâchant de laisser tomber ses croyances. En fréquentant Auguste Rodin, et, avec lui, les écrivains et les artistes qui l'ont aimé, en s'immisçant dans cet immense XIXe siècle qu'il projette dans le XXe. En y tissant un récit de sa vie. Mais aussi en fréquentant ses figures, en entrant dans la danse des corps inventés par lui. En fréquentant la sculpture qu'il a bouleversée. En prenant exemple sur lui. En accueillant le réel et ses surprises. En étant entièrement solidaire de sa manière de procéder. C'est-à-dire, somme toute, en faisant le pari d'être un peu plus libre.


- Journal d'Arcadie
de Peter Doherty
Éditions Le Castor Astral / 23 février 2017


Le Titre du Roman

Vrai, provoquant et sensible, Journal d'Arcadie fait la chronique des six tumultueuses années (de 2008 à 2013) de la vie de Peter Doherty (qui habite Paris depuis quatre ans) à travers des extraits de ses journaux intimes et carnets de bord de tournée.C'est un portrait intime de l'un des plus complexes, mais aussi de l'un des plus doués des musiciens anglais. Peter Doherty met son "horrible" addiction, ses romances amoureuses, ses amitiés et son caractère sous le microscope poétique de son âme. Journal d'Arcadie est le premier véritable compte rendu autobiographique révélateur de cette énigme (le livre précédent de Peter comportait des fac-similés des pages de journaux intimes antérieurs). Au sujet de son personnage plein de paradoxes, Peter écrit "Je me sens comme un étranger dans ma propre peau. Je me demande comment j'ai bien pu y entrer?" Il a l'habitude de laisser ses journaux intimes ouverts pour permettre aux amis et aux fans d'y écrire; Journal d'Arcadie contient des témoignages poignants d'Amy Winehouse et Peaches Geldof. La dernière section du livre comporte des extraits du journal de bord de tournée de Peter; ce sont des récits de moments pris sur le vif, souvent hilarants, de tournée Sexe Drogue et Rock and Roll: "Le matin, il y en avait pour des milliers de pounds de dégât et… peut-être des dégâts dans le cœur d'une (attendez deux secondes) divinité aux yeux bleus, aux pommettes roses, nommée… oh est-ce que cela a de l'importance?" Le livre se termine par une interview exclusive de Peter Doherty par Nina Antonia. Journal d'Arcadie plaira aux fans de Doherty, des Babyshambles, des Libertines, d'autant plus que ces derniers viennent juste de se reformer et sont sur le point d'enregistrer un nouvel album chez EMI-Virgin, ces fans vont se compter par millions, mais plaira aussi à toute personne qui appréciera une histoire fascinante de la jungle du Rock and Roll, racontée brillamment, avec sensibilité, poésie, humour et finesse par l'un des grands clochard céleste de ce siècle.


- Maria Van Rysselberghe, la "petite dame" d'André Gide
de Jacques Roussillat
Éditions Pierre Guillaume De Roux / 23 février 2017


Le Titre du Roman

"En 1977 parut le dernier fascicule des Cahiers de la Petite Dame, longue et minutieuse chronique entièrement consacrée à la vie d'André Gide. L'ouvrage fut, on s'en doute, très remarqué, mais on ne prêta guère attention à cette "petite dame". On connaissait son nom, Maria Van Rysselberghe, on savait qu'elle était d'origine belge, mais rares furent ceux qui allèrent plus avant. Il faut bien admettre qu'en se rangeant dans l'orbite d'André Gide, elle avait pris le risque de connaître le sort des contemporains de Mozart ou des collaborateurs de Louis Pasteur, c'est-à-dire la relégation. Et c'est ce qu'il advint. Encore aujourd'hui on continue de préférer son surnom à son patronyme et dans les études gidiennes elle n'est citée qu'à propos de l'auteur des Caves du Vatican. Elle sert d'annuaire, d'index, de répertoire. Marie Monnom, devenue Marie Van Rysselberghe par son mariage avec le peintre Théophile Van Rysselberghe, a d'abord été une femme rayonnante qui dès ses vingt ans a ouvert les bras à la vie. De nature passionnée, sensible, attirée par les arts, d'une grande exigence intellectuelle, elle parviendra à inscrire sa démarche dans la durée. Des hommes comme le peintre Edmond Cross, Émile Verhaeren, Roger Martin du Gard, Jean Schlumberger, l'homme de théâtre Jacques Copeau ont apprécié ses qualités et ses mérites, mais ce fut presque toujours en faisant référence à Gide. Seul Malraux, comme il le fera plus tard avec Louise de Vilmorin, lui attribuera dans sa préface des Cahiers le statut d'auteur à part entière. Durant sa longue vie elle saura s'adapter, se faire accepter, se rendre indispensable, tout cela en se jouant des embûches, transformant l'obstacle en appui. Elle rencontrera la jalousie, l'opprobre et n'hésitera pas à faire souffrir pour être elle-même et pour aider les autres à être eux-mêmes. On la présente comme une amie, une confidente, ne faut-il pas plutôt la voir comme une amazone, vive, sentimentale, mais aussi tenace, audacieuse? En retraçant le fil de ses jours, dont quatre décennies furent vouées exclusivement à Gide, on révèle le portrait d'une femme qui fut fort en avance sur son époque. Bien des chapitres de sa vie font débat en ce début du XXIe siècle".


- Nirvana. Une fin de siècle américaine
de Stan Cuesta
Éditions Le Castor Astral / 16 février 2017


Le Titre du Roman

Le 5 avril 1994, à Seattle, Kurt Cobain met brutalement fin à ses jours, signant du même coup l'épilogue sanglant d'une fulgurante aventure: celle de Nirvana, le dernier grand groupe de rock du XXe siècle. Des années plus tard, la poignée d'albums de Nirvana pèse encore de tout son poids dans l'histoire du rock. Quant à Kurt Cobain, prophète blond écorché vif, il est devenu l'icône de toute une génération, un "Jim Morrison fin de siècle" symbole d'un rock tumultueux et d'une incandescente beauté. Dépassant les clichés d'une aventure très sex, drugs & rock'n'roll (scandales, relations agitées entre Kurt Cobain et sa compagne Courtney Love, rumeurs de complot…) ou d'une analyse pseudo-sociologique autour de la Génération X et du mouvement grunge, ce livre s'intéresse aux diverses influences ou complicités de Kurt Cobain et de ses acolytes (des Beatles au rock alternatif hardcore des années 1980, en passant par les Breeders, Mudhoney, Pearl Jam, Soundgarden ou Smithereens), pour éclairer sous un angle nouveau une "œuvre au noir" fondamentale, ultime brasier d'un siècle marqué au fer rouge du rock'n'roll.


- Ferdinand Von Zeppelin et l'incroyable histoire des dirigeables géants
de Gérard A. Jaeger
Éditions L'Archipel / 15 février 2017


Le Titre du Roman

À la Belle Époque, le ballon à air chaud, vedette du ciel depuis la fin du XVIIIe siècle, est supplanté par un engin libre de ses mouvements. Son principal concepteur, l'ingénieur allemand Ferdinand Von Zeppelin (1838-1917), vient de le faire voler avec succès, le 2 juillet 1900, au-dessus du lac de Constance. D'emblée, le "dirigeable" distance l'aéroplane. Maniable, rapide et fiable, il saura conserver son avance technique pendant trois décennies. Cette suprématie germanique, étendue à l'art de la guerre, puis aux vols commerciaux, sera réduite à néant en 32 secondes, le 6 mai 1937. À son arrivée à Lakehurst, dans le New Jersey, le majestueux Hindenburg et ses 155 000 m3 d'hydrogène s'enflamment après avoir heurté le mât d'arrimage. On dénombre 35 victimes et un grand brûlé: le zeppelin lui-même, au règne duquel le régime nazi a décidé de mettre fin. Tombés en disgrâce à l'apogée de leur gloire, les paquebots du ciel, acteurs triomphants d'une ère de défis, entrent dans la légende. Gérard A Jaeger retrace en détail leur incroyable histoire, des pionniers de l'aérostat aux derniers vols du Graf Zeppelin II.


- Quatre saisons avec Roberto Alagna
de Jacqueline Dauxois
Éditions Du Rocher / 15 février 2017


Le Titre du Roman

Le premier livre sur Roberto Alagna, soixante rôles, trente ans de carrière. Le ténor qui se révèle dans ces pages est celui que le public ne voit jamais. Dans les loges, les coulisses, les studios, les plateaux des plus grands Opéras où se préparent les spectacles dans lesquels il triomphe, Roberto Alagna recherche les personnages qu'il incarne sur scène par la splendeur de son chant et la perfection de son jeu. En compagnie de l'écrivain qui l'a suivi dans ces lieux interdits, vous découvrez ici le prodigieux travail en coulisses d'un artiste génial et la fabuleuse métamorphose du chanteur au divo.


- Diane de Poitiers
de Didier le Fur
Éditions Perrin / 02 février 2017


Le Titre du Roman

Les légendes, noires et dorées, font de Diane de Poitiers (1500-1566) la maîtresse de deux rois de France, François Ier et son fils Henri II, et construisent un portrait d'elle fait de poncifs sur le "pouvoir au féminin". Mécène éclairée, femme libre et émancipée de toute entrave, dotée d'un sens aigu de ses intérêts financiers, elle aurait exercé par le charme et la chair une grande influence sur les hommes en charge du royaume de France, se hissant ainsi au panthéon des femmes célèbres. L'histoire est fort séduisante. On pourrait y croire; pourtant elle est grossièrement fausse. Didier Le Fur, pour qui les constructions historiographiques n'ont plus de secrets, explique simplement, et avec style, que l'image actuelle de Diane de Poitiers est faite d'une accumulation d'erreurs et d'approximations, volontaires ou non, reprises puis amplifiées, en fonction des modes, pendant quatre siècles. Ce faisant, l'auteur rend à cette femme passionnante sa réalité, loin des fantasmes entourant les maîtresses royales, et décrypte comment sa vie, qui reste sur bien des aspects un trou noir, a pu prendre une telle place dans l'imaginaire collectif et le roman national français.


- Goldman, l'éternel mystère. Portrait sans fard d'un homme singulier
de Éric le Bourhis
Éditions Prisma / 02 février 2017


Le Titre du Roman

Inclassable et fédérateur, adulé et méprisé, célèbre et discret... Tel est le paradoxe Goldman. La star de la chanson française a toujours préféré l'ombre rassurante de l'anonymat à la lumière des spotlights. Fruit d'un long travail journalistique, Goldman L'éternel mystère, retrace son parcours intime avec quantité de témoignages et documents inédits (ses blessures cachées, son histoire familiale tourmentée, le culte du secret) et explore la carrière et la vie d'une personnalité hors du commun. Plus de dix ans après sa "retraite" loin des fastes du show-biz, alors qu'il a annoncé son départ des Enfoirés, il est encore et toujours réclamé par son public. En attendant son hypothétique retour, cet ouvrage lève le voile sur l'énigmatique Jean-Jacques Goldman.


- Leçons sur Descartes. Science et métaphysique chez Descartes
de Ferdinand Alquie
Éditions La Table Ronde / 02 février 2017


Le Titre du Roman

Présenter "l'homme et l'œuvre", c'est ne pas séparer la pensée d'un auteur de ses expériences vécues. Cet ouvrage retrace l'œuvre de Descartes dans son déroulement chronologique, des premières approches scientifiques à l'élaboration d'une métaphysique et aux considérations morales des dernières années de sa vie.


- Mémoires de ma vie
de Charles de Rémusat
Éditions Perrin / 02 février 2017


Le Titre du Roman

Rémusat fut l'un des principaux penseurs et hommes politiques français du XIXe siècle. Né en 1797, mort en 1875, il fut successivement journaliste, député et ministre de la monarchie de Juillet, puis de la IIIe République naissante. Ses Mémoires de ma vie constituent un chef-d'œuvre que François Furet éleva à la hauteur des écrits de Saint-Simon. Ce libéral de conviction, orléaniste de cœur, devenu républicain de raison, y dépeint en maître la vie politique et sociale, dresse des portraits d'anthologie des contemporains capitaux et offre un récit enlevé des nombreuses révolutions et crises politiques qui ont scandé l'époque, des Cent-Jours au coup d’État du 2 décembre 1851, en passant par les Trois Glorieuses et la révolution de 1848. Jean Lebrun en propose la quintessence: une belle préface sur l'homme et l'œuvre précède des extraits substantiels, tous introduits et reliés entre eux afin de rendre leur lecture à la fois limpide et accessible à tous. Grâce à son travail, cet immense ouvrage, seulement connu des spécialistes de la période, va pouvoir accéder au rang de classique qu'il mérite pleinement par sa finesse analytique et sa beauté littéraire.


- Céline. La race, le Juif
de Pierre-André Taguieff et Annick Duraffour
Éditions Fayard / 01 février 2017


Le Titre du Roman

On croit connaître Céline. On connaît les bribes d'une légende pieusement transmise qui se défait pour se recomposer, ainsi que les portraits arrangés au fil des biographies publiées. La recherche de la vérité plutôt que les ruses de la disculpation conduit à ce portrait sans complaisance, qui examine les moments cruciaux d'un itinéraire qu'on ne peut réduire à une carrière littéraire, sous peine de ne plus comprendre vraiment l'écrivain. Car celui-ci a cherché à agir sur son époque. En 1937, ennemi du Front populaire et partisan d'une "alliance avec Hitler", Céline choisit de devenir un écrivain anti-juif. Il s'engouffre opportunément dans la vague antisémite, bataillant sans relâche contre le "péril rouge" et le "péril juif". Pour confectionner ses pamphlets, il puise dans la propagande nazie diffusée par diverses officines, dont le Welt-Dienst. Il met en musique les idées et les slogans. Pendant l'Occupation, il fait figure de nouveau "prophète", de "pape de l'antisémitisme". Cette vérité historique heurte frontalement la légende de l'écrivain, celle de l'"écriture seule". Le cas de Céline est-il comparable à celui des autres intellectuels du collaborationnisme? Jusqu'à quel point adhère-t-il à la vision hitlérienne? Jusqu'où est-il allé? Que savait-il vraiment sous l'Occupation? Que peut-on reprocher à Céline, des mots seulement, ou aussi des actes? Avec Céline, c'est tout un imaginaire raciste, antisémite et complotiste qui se livre à l'observation. Se montre ici le fonctionnement d'un esprit raidi dans un réseau de préjugés et de convictions inébranlables, qui force à poser autrement la question du scandale-Céline: comment cet homme a-t-il pu écrire Voyage au bout de la nuit? Ce livre est une somme, le livre de référence que l'on attendait sur le cas Céline. Il croise la lecture des textes avec l'histoire intellectuelle et politique. Une étude critique, rompant avec les habituelles approches, plus ou moins apologétiques. L'érudition y est mise au service de la volonté de clarifier et de comprendre. Pour une vision "décapée" de l'écrivain engagé, par-delà les clichés.
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Les dernières parutions   Sam 7 Oct - 20:07

- Contes de mes 1001 vies
de Nilda Fernandez
Éditions L'Archipel / 01 février 2017


Le Titre du Roman

Un spectacle de cirque mis en scène à Cuba, une visite arrosée de vodka dans une base ultra secrète de sous-marins russes, une panne d'autobus en pleine pampa argentine, une descente dans l'enfer du Bronx de Bogotá, une idylle avec une belle entraîneuse en Crimée, une vigoureuse séance de massage par une guérisseuse d'Oulan-Bator, sans oublier ses rencontres avec Ferré, Moustaki et Nougaro: Nilda Fernández nous invite dans un dédale de souvenirs dont ses enfances, espagnole puis française, sont le fil conducteur. Vivre plusieurs vies en une, laisser faire le hasard, apprivoiser la mort, aimer les vivants, voici la quête dont témoignent les récits tour à tour cocasses, tendres ou poignants ici réunis. Mosaïque intime, ces Contes de mes 1001 vies offrent l'autoportrait d'un homme épris de liberté, qui a voulu faire de sa vie une œuvre d'art.


- Le roman des Guerlain
de Elisabeth de Feydeau
Éditions Flammarion / 25 janvier 2017


Le Titre du Roman

"La gloire est éphémère, seule la renommée est durable". Près de deux siècles d'histoires d'amour et de beauté, perlés de tant de parfums imaginés, se sont écoulés depuis qu'un jour de 1828 Pierre-François-Pascal Guerlain (1798-1864), parfumeur-chimiste de son état, ouvrit sa première boutique, rue de Rivoli, non loin du très chic hôtel Meurice, à Paris... Son destin avait été scellé bien des années auparavant, dans ce berceau d'odeurs où s'écoula sa petite enfance à Abbeville, auprès de son père, marchand d'épices et potier d'étain. Muscade, cannelle, vanille, poivre venus de terres lointaines avaient fait rêver l'enfant et nourri sa mémoire à jamais. Des velléités d'indépendance, le désir, encore fugace, de se réaliser poussèrent sur la route un jeune homme prêt à tout pour conquérir ses rêves, et qui allait se révéler bientôt en créateur visionnaire, doué d'un génie sans égal pour combiner d'heureuses alliances olfactives... Libre et audacieux, Guerlain suivit son intuition, offrant à une clientèle exigeante des fragrances inoubliables, encloses dans des flacons aussi élégants que raffinés, comme on n'en avait encore jamais vu. Après lui, Aimé, Jacques, Jean-Paul poursuivront l'aventure en la réinventant sans cesse, au point d'incarner le Paris du luxe et de la volupté. Une réussite familiale romanesque, que fait revivre avec talent la plume d'Elisabeth de Feydeau. Une histoire, enfin, où égéries et muses ne manquent pas, qui ont inspiré parmi les grands succès de la Maison


- Encore un instant
de Claude Sarraute
Éditions Flammarion / 25 janvier 2017


Le Titre du Roman

"Alors, tu te décides ou pas ? Depuis le temps que tu nous bassines avec ça. Toi, le grand âge, les infirmités, le fauteuil roulant, le mouroir... Très peu pour toi. À bientôt quatre-vingt-dix balais, il serait peut-être temps d'y penser". Avec l'humour et le franc-parler qu'on lui connaît, Claude Sarraute raconte les bonheurs et les doutes de la fin de vie. Elle évoque aussi des souvenirs personnels tout en restant, on ne se refait pas, passionnée par l'actualité et les étrangetés de notre époque.


- Toscan !
de Jean-Marc le Souarnec
Éditions Séguier / 20 janvier 2017


Le Titre du Roman

Il fut une star, à l'égal de nombre de ces actrices et acteurs qu'il aimait tant. De Cannes aux Césars, sur les plateaux de télévision et dans les colonnes des journaux, le verbe haut, il défendait la France et son cinéma. Séducteur infatigable, fou d'opéra, initiateur de projets démesurés, de Don Giovanni à Van Gogh, Daniel Toscan du Plantier (1941-2003) a incarné une certaine idée de la culture. Son image était celle d'un producteur esthète, d'un mousquetaire pourfendant les médiocres, d'un Don Quichotte à la recherche d'une impossible perfection. S'appuyant sur des témoignages inédits, ceux de proches, d'amis, de collaborateurs et de célébrités (Marie-Christine Barrault, Isabella Rossellini, Gérard Depardieu et beaucoup d'autres), Jean-Marc le Scouarnec signe la première biographie de ce visionnaire du 7e art. À travers son portrait, c'est aussi celui d'une France conquérante qui se dessine, celle de la publicité d'avant le marketing, des journaux florissants et des rêves d'expansion internationale. Avec, pour compagnons de route, les amis les plus brillants et les femmes les plus belles. Et la mort qui rôde, frappant cruellement quand personne ne s'y attend.


- Le Français qui possédait l'Amérique
de Pierre Ménard
Éditions Cherche Midi / 19 janvier 2017


Le Titre du Roman

La première biographie sur Antoine Crozat, le milliardaire à qui Louis XIV céda la Louisiane. Il était trois fois plus riche que Bill Gates, habitait au Ritz, logeait sa fille à l'Élysée, possédait la Louisiane, achetait des châteaux par dizaines, mais son nom a sombré dans l'oubli. Antoine Crozat est pourtant l'une des personnalités les plus fascinantes de son époque. Parti de peu, celui que l'on croit fils de cocher doit multiplier les détournements de fonds, spéculations douteuses et autres manipulations pour parvenir au sommet. Au cours de son incroyable épopée, il développe le commerce du café et du tabac, diligente des opérations corsaires, devient le plus grand négociant d'esclaves d'Europe et met en place un trafic international, aussi lucratif qu'illégal, de marchandises et de métaux précieux. En 1712, consécration suprême d'une ascension fulgurante, Louis XIV lui cède une partie de l'Amérique, d'une surface alors équivalente à celle de son propre royaume. Avec son réseau et sa fortune, Crozat finance des guerres et des coups d'État, participe à l'annexion de l'île Maurice, fait creuser le canal de Picardie et inspire le système de Law avant de contribuer à sa chute. Saura-t-il pour autant résister aux vicissitudes de l'époque? Par son insolente opulence en ces temps de crise, il est une proie rêvée pour ses innombrables ennemis, comme pour un État prêt à tout pour renflouer ses caisses. L'histoire vraie, racontée pour la première fois, d'une destinée qui dépasse toutes les fictions.


- Sociologie d'un génie de la poésie chantée: Brassens
de Salvador Juan
Éditions Le Bord de l'Eau / 17 janvier 2017


Le Titre du Roman

Alors qu'il incarnait l'anti-idole par excellence et que ses textes sont souvent exigeants, Brassens a eu de très nombreux admirateurs, de diverses idéologies et de toutes les classes sociales. Il a vendu soixante millions de disques. Toutes sortes de raisons font de Brassens un phénomène social tout à fait singulier: les multiples reprises et versions de ses chansons, y compris dans les dizaines de langues de ses traductions; le nombre impressionnant d'établissements ou de rues portant son nom; la diversité des chanteurs-poètes ayant repris ses textes ou composé une chanson en son honneur; les sites et les fort actives associations qui lui sont dédiés; la masse des ouvrages et biographies, à peu près deux cents livres, écrits sur lui; son succès tant sur les ondes, 35 ans encore après son décès, que dans les manuels scolaires et essai considère Brassens comme un analyseur social tant de la diversité des publics que de la complexité culturelle de la société. Loin d'altérer la subtilité du verbe, d'affaiblir l'enchantement de ses textes ou de réduire l'explication du phénomène Brassens à un ensemble de déterminations et de processus, le livre éclaire et restitue cette "magie" qu'est la rencontre d'un artiste et d'un public. À la fois sociologique, historique et anthropologique, cet ouvrage offre au lecteur une immersion empathique dans l'univers de Georges Brassens lui-même. L'auteur renvoie aux différentes facettes du chanteur poète: l'observateur (quasi-sociologue) de sa société, le littéraire mêlant le merveilleux à un fantastique aux accents surréalistes, le contestataire anarchiste mais serein, engagé et dégagé à la fois, et, enfin, le transgresseur de normes, moraliste à son corps défendant.


- Washington
de François Guizot
Éditions Perrin / 12 janvier 2017


Le Titre du Roman

Mieux encore que Charlemagne, Cromwell ou Napoléon, George Washington (1732-1799) a incarné le grand homme par excellence aux yeux du plus illustre historien français du premier XIXe siècle, François Guizot. Aussi ce dernier, qui fut également homme d'État, lui a-t-il consacré un essai biographique paru en 1840 avec un succès immédiat. Ce portrait informé et attachant du général en chef puis premier président des États-Unis durant deux mandats est l'occasion d'une réflexion toujours actuelle sur les fondements de la jeune république, sur l'esprit de liberté dont elle est issue, sur l'imprégnation religieuse de la société, aussi sur les causes du succès de la révolution américaine comparé au mauvais sort de la révolution française.


- Jean-Edern Hallier. L'idiot insaisissable
de Jean-Claude Lamy
Éditions Albin Michel / 11 janvier 2017


Le Titre du Roman

Le 12 janvier 1997, Jean-Edern Hallier tombe de son vélo, à Deauville, foudroyé par une crise cardiaque. L'écrivain et polémiste disparaît un an après François Mitterrand qui l'avait tant admiré puis haï au point de confier à Roland Dumas: "Ce sont des individus qui ne méritent qu'une balle dans la tête". Jean-Edern Hallier, le borgne rebelle devenu presque aveugle, fondateur du brûlot L'Idiot international, n'était pas seulement l'aventurier de la vie politique jouant les Don Quichotte. De la race des grands écrivains de la seconde moitié du XXe siècle, il laisse derrière lui une œuvre importante, publiée essentiellement aux éditions Albin Michel. À partir d'archives, de témoignages inédits et de souvenirs personnels, Jean-Claude Lamy évoque la vie de ce personnage dont les excès médiatiques ont souvent masqué la flamboyante inspiration jusqu'à faire de lui un histrion ("je fais ma pub et je vous emmerde", lançait-il à ses adversaires). Et il révèle le créateur qui a secoué le monde littéraire avec des livres majeurs et une liberté de ton inimaginable aujourd'hui.


- Céline & René. Un amour plus fort que la mort
de Jean Beaunoyer
Éditions L'Archipel / 04 janvier 2017


Le Titre du Roman

Lorsque René rencontre Céline, alors âgée de 12 ans, il tombe sous le charme de sa voix. Leur collaboration artistique se transformera en idylle. Grâce à lui, Céline, 18 ans, remporte l'Eurovision. Majeure, elle déclare sa flamme à celui qui n'était encore que son impresario. Ils se marient en 1994. Dès lors, le couple "à la vie comme à la scène" enchaîne les succès: Céline enregistre la musique originale du film Titanic, elle collectionne les récompenses, remplit les salles de concert à Las Vegas et en tournée. Même dans les périodes de doute et de déprime, tous deux continuent à se serrer les coudes. Malgré le cancer de René, diagnostiqué en 1998 et en dépit de la difficulté de Céline à tomber enceinte. Quand la santé de René décline, Céline, abandonnant un temps les concerts et les enregistrements, reste à ses côtés. Après la disparition du producteur, le 14 janvier 2016, Céline Dion, pour leurs trois fils, continue à faire front et repart en tournée. The show must go on. Elle en a fait le serment à René. Fruit de mois d'enquête et d'interviews de proches, cette biographie raconte, au-delà des clichés et des rumeurs, la véritable histoire d'un couple déjà entré dans la légende.


- Dior sous toutes les coutures
de Bertrand Meyer-Stabley
Éditions City / 04 janvier 2017


Le Titre du Roman

Christian Dior a révolutionné la mode, habillant les femmes à coups d'audace et d'inspiration. Depuis le milieu du XXe siècle son nom marque l'histoire de la haute couture. Cet homme discret, fils de bourgeois normands n'avait pourtant pas l'étoffe d'un héros, ni le magnétisme d'un artiste torturé. Le créateur était un homme de silence qui ne s'est jamais livré entièrement, dissimulé derrière une image publique, une étiquette. Pour révéler l'homme qui se cachait dans les plis et sous les coutures, l'auteur est parti sur les traces de Dior et a tissé le roman vrai de sa vie. On y découvre le jardin secret d'un homme de caractère à la personnalité audacieuse et généreuse. L'un des rares créateurs à avoir bâti un empire du luxe qui, 60 ans après sa disparition, poursuit son œuvre avec les mêmes valeurs intemporelles: l'audace, l'inspiration, la féminité. Et la grâce.


- Rabelais... que le roman commence !
de Lakis Proguidis
Éditions Pierre Guillaume De Roux / 03 janvier 2017


Le Titre du Roman

Pourquoi les théoriciens de la littérature sont-ils aussi frileux quand il s'agit de parler du roman? L'emprise des sciences humaines, structuralisme en tête, depuis les années 70, aboutit à cet étrange résultat: l'étude du roman serait désormais la chasse gardée des conceptualisants de tout poil les plus rébarbatifs et échapperait à toute approche esthétique. Les travaux décisifs de Mikhail Bakhtine sur le roman dostoïevskien, en pleine censure stalinienne, furent eux-mêmes été confisqués par la linguistique comme si on avait voulu étouffé dans l'oeuf les éclatantes révélations qu'il fit sur la réalité du pouvoir romanesque. Mais comment notre brillante intelligentsia française put-elle ignorer que Bakhtine faisait précisément de Rabelais le père du roman moderne d'où sortiraient des géants nommés Cervantes, Sterne, Balzac et bien sûr Dostoïevski? Peut-être parce que Rabelais les renvoient, dos à dos, à leur propre miroir: Parnurge, ce mal élevé, cet ignorant, prend de court et rie au nez de tous les pompeux docteurs de la scholastique si empressés de lui démontrer leur savoir en tout domaine, fût-ce celui du cocuage. Qui dit "concept et raison" dit, en effet, "une seule manière de voir", soit un monde clos et fermé, soit une histoire réglée d'avance. Qui dit "roman" dit au contraire annonce: "surprise et plaisir" extensible à l'infini. Rabelais fut donc bien le premier à rompre avec la pression "mimétique", sociale, que véhiculaient les formes de récit antérieures héritées d'Homère. Parce qu'il inventa, le premier, le personnage du lecteur: celui qui n'était plus façonné par cette force terrible appelée "logos" qui, chez les anciens Grecs, imposait à tout être et à toute chose une place déterminée dans le cosmos: l'homme qui serait désormais uniquement préoccupé de son bon plaisir friand d'imprévus et de hasard. Mais la découverte la plus gênante pour nos théoriciens de la littérature, ce n'est pas Rabelais lui-même mais ce qui l'inspire, ce qu'il a lui-même pratiqué dans sa jeunesse et qui va déterminer le roman dans sa singularité la plus profonde: le théâtre. Car d'où vient-il ce bon vieux théâtre sinon de la farce chrétienne médiévale qui est la seule à montrer en même temps le sérieux et le comique de l'existence, le sublime et le trivial, le divin et l'humain? Or ces farces qui désignaient ces petites pièces de pur divertissement qui se jouaient entre les actes du drame liturgique célébrant le mystère divin signifient aussi "remplissage, digressions, brèches, surprises... et les livres de Rabelais en sont truffés. Cette passionnante démonstration signée Lakis Proguidis est menée à la fois comme une enquête, émaillée de découvertes frappantes, et comme un dialogue platonicien entraînant, stimulant. Elle épouse aussi l'itinéraire d'une sorte de Montaigne contemporain qui, au fil d'une vie mouvementée, s'ouvre à des lectures romanesques de premier plan, sources d'intuitions si géniales qu'elles déclenchent la "relecture" de l'art romanesque lui-même: Kundera, Gombrovicz, Papadiamantis et Rabelais.

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Elisabeth
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MessageSujet: Nouveautés   Lun 16 Jan - 16:49

- Madame avant-garde, Helena Rubinstein
Écrit en collectif
Éditions Cherche Midi / 01 décembre 2016


Le Titre du Roman

Femme visionnaire au destin exceptionnel, Helena Rubinstein a fait de la beauté un outil de pouvoir et d'émancipation des femmes. Elle a parcouru la planète, rencontré les plus grands artistes de son temps, mis la science au cœur de ses inventions et défini les règles qui gouvernent l'industrie cosmétique telle que nous la connaissons aujourd'hui. Helena Rubinstein s'inscrit dans la tradition des Rockefeller, Ford, Edison ou Disney, qui ont construit le rêve américain en bâtissant eux-mêmes leur fortune. À une différence près: c'était une femme.


- Churchill
de François Kersaudy
Éditions Perrin / 24 novembre 2016


Le Titre du Roman

Il voulait être député parce que son père l'avait été, Premier Ministre parce que son père n'avait pu l'être, militaire parce qu'il croyait en son génie stratégique, et journaliste parce que dans l'Angleterre victorienne, un officier était mal rémunéré et un député ne l'était pas du tout. Incapable de choisir entre ces quatre carrières, il les exercera toutes, consécutivement ou simultanément, durant soixante longues années: seul guerrier parmi les politiciens, seul politicien parmi les guerriers, seul politicien-guerrier qui soit en même temps journaliste, il va devenir célèbre grâce à la campagne du Soudan, député grâce à la guerre des Boers, figure nationale grâce à la Première Guerre Mondiale et héros universel grâce à la Seconde. Mais cet organisateur, inventeur, propagandiste et tacticien sans égal se double d'un stratège inquiétant: confondant le souhaitable et le possible, négligeant la logistique, s'immergeant dans le détail au détriment de l'ensemble, ce chef d'orchestre génial est perpétuellement tenté de quitter son pupitre pour jouer la partition du violoniste ou celle du trompettiste. Si la plupart des fausses notes vont être évitées, c'est que ce maestro effervescent est encadré par des professionnels bien moins inspirés mais beaucoup plus pondérés. En définitive, c'est cette association fructueuse mais mouvementée qui assurera le salut du monde libre et la gloire éternelle de Winston Churchill.


- Balthazar Grimod de La Reynière
Un gastronome à la table des Lumières
de Jean Haechler
Éditions Séguier / 18 novembre 2016


Le Titre du Roman

Homme de lettres, philosophe, avocat, épicier, duelliste, et surtout passionné de bonne chère, Balthazar Grimod de La Reynière (1758-1837) incarne l'esprit des Lumières et la flamboyance à la française. Fondateur de la littérature gastronomique, il est l'auteur de L'Almanach des gourmands (1803), premier ouvrage à rassembler des critiques culinaires rédigées par un "jury dégustateur". Resté célèbre pour l'extravagance de ses festins, sa table était également un haut lieu de vie intellectuelle fréquenté par Rétif de La Bretonne et Beaumarchais. Au fil d'une biographie enlevée et richement illustrée, Jean Haechler nous fait découvrir un "honnête homme" à qui l'épicurisme tenait lieu de devise.


- François Mansart
Un architecte artiste au siècle de Louis XIII et de Louis XIV
de Claude Mignot
Éditions Le Passage / 17 novembre 2016


Le Titre du Roman

Le nom de François Mansart (1598-1666) est connu de tous parce qu'on lui attribue, indûment, l'invention des mansardes, mais son œuvre est méconnue, et souvent confondue avec celle de son petit-neveu, Jules Hardouin-Mansart, l'architecte de Louis XIV, qu'on appelle aussi "Monsieur Mansart". Aujourd'hui on commence à replacer François au premier plan, pour son invention graphique et sa recherche passionnée de la forme parfaite. Ses dessins, dont l'étourdissant dossier constitué à la demande de Colbert pour achever le Louvre, permettent d'entrer, en quelque sorte, dans son atelier, et de voir naître ses projets sophistiqués qui plaisent aux précieuses de son temps. À l'occasion de la commémoration du 350e anniversaire de sa mort, François Mansart, un architecte artiste au siècle de Louis XIII et de Louis XIV entend offrir au grand public la synthèse des connaissances renouvelées par les recherches récentes. Dans une enquête passionnée, Claude Mignot, l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de l'architecture, suit les thèmes dominants de sa poétique spatiale et propose une lecture des édifices les plus célèbres de l'artiste: la ravissante chapelle "en rotonde" de la Visitation rue Saint-Antoine, le château neuf de Blois, le château de Maisons, son chef-d'œuvre, l'hôtel de Guénégaud des Brosses avec son spectaculaire escalier à volées suspendues, ou encore le Val-de-Grâce, dont l'achèvement lui échappe. Un catalogue des œuvres de François Mansart, établi par Joëlle Barreau et Étienne Faisant, docteurs en histoire de l'art, complète cette relecture de l'œuvre de celui que ses contemporains considèrent comme le "plus galant et un des meilleurs de nos architectes".


- La saga des Saxe-Cobourg
de Jean des Cars et Patrick Weber
Éditions Perrin / 17 novembre 2016


Le Titre du Roman

Qu'il s'agisse du roi Léopold Ier des Belges, de la reine Victoria d'Angleterre ou du tsar Boris II de Bulgarie, tous descendent de la même lignée: les Saxe-Cobourg. Au fil du temps, ils ont essaimé d'innombrables unions dynastiques, du duché de Cobourg au Portugal, et sont aujourd'hui encore installés sur le trône au Royaume-Uni et en Belgique. Ils sont, après les Habsbourg, les Romanov et les Bourbon, la dernière famille royale à avoir façonné le visage de l'Europe monarchique. Depuis la fin du XIXe siècle, les Saxe-Cobourg ont incarné le renouveau de la monarchie dans un temps de révolutions. Mariages, trahisons, héritages et coups de génie, Patrick Weber raconte l'histoire de ces hommes et femmes contrastés et brillants, offrant un nouveau regard sur l'Europe dynastique.


- Jean-Jacques Goldman confidentiel
de Fred Hidalgo
Éditions L'Archipel / 16 novembre 2016


Le Titre du Roman

C'est à Fred Hidalgo que Jean-Jacques Goldman, en pleine gloire, avait annoncé qu'il arrêtait les disques et la scène. Aujourd'hui, après trente ans au service des Restos du Cœur, il a décidé aussi de tourner cette page. Cette biographie, nourrie d'entretiens recueillis au fil de trois décennies, est le fruit des relations privilégiées entre un chanteur à succès mais secret et un journaliste amoureux de la chanson. C'est l'histoire d'un fils d'immigrés juifs, demi-frère d'un révolutionnaire abattu à 35 ans, devenu l'auteur-compositeur-interprète français le plus populaire de sa génération; le plus courtisé aussi par ses pairs, après avoir été vilipendé par la presse qui, à ses débuts, ne voyait en lui qu'un "chanteur à minettes" éphémère. Riche de moments émouvants et forts, ce livre retrace le parcours d'un artiste hors normes (commenté par lui-même), le destin singulier d'un homme resté modeste, solidaire et discret. Et c'est "la personnalité préférée des Français" qui se révèle comme jamais, en nous faisant entrer dans la confidence.


- Une époque formidable
de Gérard Jugnot
Éditions Grasset & Fasquelle / 16 novembre 2016


Le Titre du Roman

Des Bronzés à Papy fait de la résistance, leurs films, leurs personnages et leurs répliques sont devenus cultes. Qui ne connait Jean-Claude Dusse, le kloug ou Le père Noël est une ordure? Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, sont aujourd'hui des stars du grand écran, mais c'est une bande de zozos anonymes qui créent pour commencer le Splendid' et son café-théâtre, avec un seul but: faire rire. Leurs premiers pas furent loin d'être faciles, et leur histoire est à l'image de leur amitié: hilarante et improbable. Gérard Jugnot raconte ici de son point de vue la formidable aventure de la troupe avec laquelle il a grandi, ri, appris et connu le succès. De son enfance dans une famille sans fantaisie aux bancs du lycée Pasteur où il a rencontré Clavier, Lhermitte et Blanc, de leur premier film amateur au Splendid' originel qu'ils ont construit de leurs mains, du Club Med aux Bronzés, il retrace la manière dont une bande de turbulents farceurs, à force de travail, de persévérance et de fou-rires, a réussi. Et il dit tout: la découverte précoce de sa vocation, les premiers spectacles joués dans des salles improvisées, leur apprentissage aux côtés de l'immense Tsilla Chelton,  leur rencontre avec Coluche et la famille du café-théâtre, en plein essor en ces années post-68… mais aussi les échecs, les galères des petits rôles, les frictions et les doutes de chacun, à commencer par ceux de son propre père. Merveilleuse histoire d'amitié, traversée d'une époque oubliée et récit intime, ce livre révèle mille anecdotes inédites et savoureuses (les scénarios de films jamais tournés, les amours et les emmerdes…). En revenant avec tant de franchise mélancolique et de simplicité rieuse sur son enfance et sa carrière, Gérard Jugnot fait mouche: à l'écrit comme à l'écran, il nous fait passer du rire aux larmes.


- Il nous faut de l'amour
de Olivier Bellamy et Felicity Lott
Éditions Buchet Chastel / 14 novembre 2016


Le Titre du Roman

Au soir d'une carrière internationale exemplaire, la plus passionnante des sopranos anglaises a choisi de se raconter à Olivier Bellamy. Maréchale chérie par Carlos Kleiber dans un Chevalier à la rose de légende, Comtesse de rêve chez Mozart et Strauss, époustouflante Belle Hélène au théâtre du Châtelet, Felicity Lott retrace ainsi le chemin de sa vie professionnelle et intime avec une liberté de ton, une sensibilité à vif et un humour irrésistible. Rarement personnalité du monde de l'opéra se sera exprimée sur son métier avec autant d'intelligence et d'humilité.


- Katia et Marielle Labèque. Une vie à quatre mains
de Renaud Machart et Brigitte Lacombe
Éditions Buchet Chastel / 14 novembre 2016


Le Titre du Roman

Célèbres et mal connues, Katia et Marielle Labèque constituent, depuis plus de quarante-cinq ans, le duo de pianos le plus éminent de la vie musicale internationale. D'abord interprètes fétiches d'Olivier Messiaen, Luciano Berio et György Ligeti notamment, elles sont devenues familières du grand public depuis leur Disque d'or George Gershwin (Philips), en 1981. En 1997, elles se sont mises aux claviers d'instruments historiques. Dix ans plus tard, elles fondent leur propre label, KML, enregistrent des répertoires divers, "à la croisée des chemins", et continuent de créer de nombreuses nouvelles compositions pour deux pianos. Katia, depuis ses débuts, joue aussi du jazz et du rock; Marielle l'accompagne sur les terres de la musique néo-minimaliste. Les deux sœurs, invitées aux quatre coins du monde par les plus grandes orchestres et institutions, jouent toujours les concertos de Mozart et Poulenc, mais aussi ceux Philip Glass et Bryce Dessner, écrits à leur intention. Ce livre, constitué pour l'essentiel d'entretiens avec le journaliste Renaud Machart, qui les suit et les connaît depuis de nombreuses années, est la première publication à retracer la vie et la carrière de ces deux artistes exceptionnelles, autant rock que baroques.


- Gainsbourg
de Valéria Attinelli et Odile Montserrat
Éditions Michalon / 10 novembre 2016


Le Titre du Roman

Dans les années 60, les femmes photographes de presse sont rares. Odile Montserrat fut l'une d'entre elles. Elle rencontre Serge Gainsbourg en 1967. À cette époque, le photographe n'est pas un ennemi mais un ami, celui à qui l'on se livre, celui qu'on laisse entrer dans son intimité, celui devant qui on lève le masque. C'est ce qu'Odile Montserrat a vécu auprès de Serge, Jane Birkin et leurs enfants. Elle a conservé ces photos sans jamais les exposer au grand public. Sa fille, Valeria Attinelli, était présente lors des séances photos. En racontant la petite histoire de chaque cliché, elle nous livre son regard d'enfant sur "l'homme à la tête de chou", mais aussi sur une époque où les artistes étaient aussi de grands enfants. Entre la mère et la fille, les souvenirs se mélangent et se répondent pour nous offrir un portrait tendre, fidèle et inédit de Serge Gainsbourg, l'homme qui, derrière l'artiste, fut avant tout un ami.


- Joséphine Baker
Des trottoirs de Saint Louis aux marches du Panthéon
de Marie-Florence Ehret
Éditions De La Différence / 10 novembre 2016


Le Titre du Roman

Noire ou blanche, Américaine ou Française, danseuse nue ou dame de charité? Qui est Joséphine Baker? Aussi connue comme artiste de music-hall que comme résistante ou comme mère adoptive, douze enfants. Et de toutes les couleurs, une vraie tribu, la "tribu arc-en-ciel" comme elle aimait à le dire, qui joue ces divers rôles? On se souvient de ces images qui ont fait le tour du monde: la panthère noire croquée par Paul Colin, la diva moulée dans des robes de strass, coiffée de diadèmes et de plumes qu'elle fut jusqu'aux derniers jours, la résistante en uniforme de sous-officier de l'armée française, et la mama un peu épaisse qu'on a vue pleurer misère à la télévision pour ces petits orphelins que des créanciers impitoyables s'apprêtaient à expulser du Château des Milandes. Quelle femme se cache derrière ces trois masques? À quel prix cette petite négresse du Missouri, petite fille d'esclave comme il y en avait tant au début du XXe siècle aux États-Unis, est-elle devenue la vedette internationale, amie des rois, des princes et des présidents du monde entier? Marie-Florence Ehret tente de décrypter les images publicitaires qui ont fait d'elle la star connue de tous et de mettre en évidence la force de caractère peu commune qui a permis sa vie extraordinaire.


- Léo Ferre sur le boulevard du crime
de Daniel Pantchenko
Éditions Cherche Midi / 10 novembre 2016


Le Titre du Roman

Le 1er février 1986, Léo Ferré inaugure à Paris, à deux pas de la place de la République, le TLP-Déjazet, baptisé "Théâtre Libertaire de Paris" par ses amis anars: ils l'ont remis en état et en assurent désormais la programmation. Cette arène rouge et noir à l'italienne, et à l'acoustique exceptionnelle, est un théâtre à part: elle constitue le dernier vestige du célèbre Boulevard du Crime que Jacques Prévert, Marcel Carné et le décorateur Alexandre Trauner ont immortalisé dans Les Enfants du Paradis. Daniel Pantchenko raconte la suite avec passion: une aventure qui a duré sept ans et qu'il a suivie de près, concert après concert. Un moment rare dans l'histoire du spectacle. Une séquence sans équivalent dans la trajectoire de Léo Ferré. Si Bernard Lavilliers a, le premier, repéré cette salle, c'est Léo Ferré qui, entre 1986 et 1992, en a été l'âme et la tête d'affiche. Grâce à lui, grâce à ses longs passages et à sa présence amicale, le TLP-Déjazet est alors devenu un "music-hall" incontournable, au même titre que l'Olympia. Là, dans la foulée de Ferré, nombre d'artistes ont trouvé la scène dont ils rêvaient: Georges Moustaki, Cora Vaucaire, Leny Escudero, Gilles Vigneault... Léo Ferré sur le Boulevard du Crime est le récit d'une triple histoire d'amour: amour d'un artiste pour un lieu scénique, amour d'une "belle équipe" théâtrale pour un poète-musicien hors-normes, amour du public pour une étoile nommée Ferré.


- Mocky soit qui mal y pense
de Jean-Pierre Mocky
Éditions Cherche Midi / 10 novembre 2016


Le Titre du Roman

Pour la première fois en soixante-dix ans d'une carrière hors normes et jalonnée de rencontres exceptionnelles, le trublion du cinéma français déverrouille les portes de son jardin secret. L'homme ne faisant jamais dans la demi-mesure, c'est peu de dire qu'elles nous sont grandes ouvertes. Car au fond, qui est Jean-Pierre Mocky? Sous des dehors éruptifs de provocateur que rien ne semble pouvoir atteindre se cache un homme sensible, étonnamment altruiste. Un écorché vif en proie à une mélancolie "typiquement slave", contrebalancée par un humour implacable. Drames et désillusions sont peu à peu venus nourrir une œuvre dont seule la mort décidera du clap de fin, mort à laquelle il vient d'ailleurs d'échapper de justesse. Il en est désolé pour elle, mais elle attendra: "Mourir? Plutôt crever".


- Une minute pour conclure
de Ivan Levaï
Éditions Cherche Midi / 10 novembre 2016


Le Titre du Roman

Orphelin d'une femme libre et d'un père inconnu, Ivan Levaï commence sa vie en France, sous Pétain. Il a 7 ans quand le général de Gaulle s'écrie, du balcon de l'Hôtel de Ville: "Nous sommes ici chez nous dans Paris levé, debout pour se libérer, et qui a su le faire de ses mains". C'est là, près de la Seine, que l'enfant caché venu du Danube décidera d'être français et plus tard journaliste, afin de raconter ce qu'il entend et voit. Pendant plus d'un demi-siècle, le chroniqueur, plus européen qu'austro-hongrois, interrogera tous les acteurs de la vie publique, politiques, artistes, créateurs, grands patrons, magistrats et personnalités étrangères… Mais c'est aujourd'hui qu'il dit tout des bons et des méchants qu'il a pris le temps d'observer durant sa carrière. En effet, pour Ivan Levaï, c'est à l'heure de conclure une longue et belle vie qu'il convient d'être gai et de chanter. Même si la musique diffusée garde son parfum de nostalgie, prix à payer d'une authentique sincérité.


- La Duchesse de Berry
de Laure Hillerin
Éditions Flammarion / 09 novembre 2016


Le Titre du Roman

Tempêtes, révolutions, assassinat, enfant posthume, exil, conspirations, chevauchées nocturnes, trahison, geôle, amours interdites, mariage secret, fêtes vénitiennes... L'existence de Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de Berry (1798-1870) réunit tous les ingrédients d'un drame romantique digne d'Alexandre Dumas, dont elle fut à deux reprises l'inspiratrice. Cette Bourbon pas comme les autres fut l'une des figures les plus célèbres du siècle, par son audace et l'espoir dynastique qu'elle incarnait: son fils, le comte de Chambord, aurait régné sous le nom de Henri V, si Louis-Philippe n'avait pris le pouvoir en 1830 et contraint les Bourbons à l'exil. En s'appuyant sur un rigoureux travail de recherche et sur des sources jamais explorées à ce jour, Laure Hillerin (dont la trisaïeule fut l'amie d'enfance de la duchesse de Berry) brosse un portrait grandeur nature de cette femme qui fit rêver Balzac et Chateaubriand. Du château de Rosny au palais Vendramin à Venise, en passant par le Bocage vendéen; de la sauvageonne élevée sans contraintes dans le cadre pittoresque de la cour des Deux-Siciles jusqu'à l'aïeule qui s'éteint en Autriche au milieu de sa nombreuse progéniture; de la rebelle traquée par la police de Louis-Philippe jusqu'à la mère de Henri V, éloignée de son fils par sa propre famille, l'auteur nous fait pénétrer dans l'intimité d'une femme hors du commun, en avance sur son époque à bien des égards. Une femme généreuse, mécène, bâtisseuse et amie des arts. Une femme libre, naturelle et sans préjugés dans une époque corsetée. Un tempérament passionné et subversif qui, toute sa vie, n'a cessé de provoquer le destin, braver les interdits et bousculer les convenances.


- Le pouvoir au féminin
de Elisabeth Badinter
Éditions Flammarion / 09 novembre 2016


Le Titre du Roman

"Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d Autriche (1717-1780) est l'une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l'ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère. Mais cette mère-là n est pas n importe laquelle, c est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d'Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies, parfois en opposition les unes avec les autres: épouse d'un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d un immense territoire. Cette gageure qu aucun souverain masculin n'eut à connaître, j ai voulu tenter de la comprendre: qui fut cette femme et comment elle put ou non concilier ses différents statuts. Prendre la mesure, en somme, de ses forces et faiblesses, de ses priorités et inévitables contradictions. Ce portrait, qui puise à des sources abondantes et souvent inédites, ne saurait être exhaustif: Marie-Thérèse garde bien des mystères. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe siècle".
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MessageSujet: Nouveautés   Lun 16 Jan - 16:46

- Marie Curie
de Susan Quinn
Éditions Odile Jacob / 09 novembre 2016


Le Titre du Roman

Une scientifique qui connaît le bonheur immense de la découverte, les plus grands honneurs, mais aussi les échecs. Une femme qui travaille avec l'homme qu'elle aime, Pierre Curie, avec qui elle partage le prix Nobel, et qui nous fait le récit bouleversant de son désespoir après sa mort accidentelle. Une mère attentive aux progrès de ses deux filles et fière de la carrière d'Irène, elle aussi prix Nobel, avec Frédéric Joliot. Au-delà de la légende, cette biographie, entièrement fondée sur des documents d'archives, nous restitue le visage d'une femme encore plus attachante, dont la vie se lit comme un roman.


- Ma vie au fil des jours
de Pierre Bellemare
Éditions Flammarion / 09 novembre 2016


Le Titre du Roman

La vie privée et publique de l'homme de radio et de télévision: l'histoire de sa famille, sa jeunesse dans les années 1940, ses débuts dans une société de production radiophonique, des premiers succès dans les années 1950, les émissions célèbres qu'il a animées et produites... ©Electre 2016


- Brigitte Bardot, l'art de déplaire
de Marie Céhère
Éditions Pierre Guillaume De Roux / 04 novembre 2016


Le Titre du Roman

"Brigitte Bardot appartient à cette aristocratie de stars qui pouvait s'adonner impunément au plaisir de déplaire. Elle en fit même un art malgré elle". Pourquoi Brigitte Bardot dérange-t-elle autant? Peut-être parce qu'elle refuse de se prêter aux clichés et aux raccourcis bien commodes que la presse et les fans véhiculent sur son compte. Ni icône de la libération sexuelle, ni actrice accro aux écrans et aux paillettes, celle qui fit sensation, en 1956, à demi nue, dans Et Dieu créa la femme, le film de Roger Vadim, ignora superbement les propositions mirobolantes venues de Hollywood et mit fin à sa carrière, en 1973, sans le moindre état d'âme. Car la jeunesse et la beauté ne suffisaient pas à tout expliquer de l'énigme BB. Son corps de rêve et sa fraîcheur de femme-enfant résistèrent à toute tentative d'inventaire érotique et de récupération idéologique soufflée par Mai 68. Ses histoires d'amour, si mouvementées fussent-elles, ne tinrent jamais le langage du féminisme revanchard. Comble du comble, celle que toutes les autres femmes s'efforçaient d'imiter en tous points, vêtements, coiffure, démarche, entama résolument sa seconde vie, les pieds dans la boue: devenue désormais porte-parole de la cause animale, Brigitte Bardot n'a jamais mâché ses mots pour dénoncer haut et fort, scandale sur scandale, quitte à casser définitivement son image. Sans doute le prince de Ligne se fût-il écrié, émerveillé, à sa vue: "Du naturel, rien que du naturel". La star si "médiatiquement incorrecte" est ici réhabilitée dans sa vérité par Marie Céhère au fil de subtils décryptages et de précieuses leçons de désir.


- William Ewart Gladstone
de James Mccearney
Éditions Pierre Guillaume De Roux / 04 novembre 2016


Le Titre du Roman

"Il s'agit d'unir les cœurs des différentes classes de cette grande nation encore plus étroitement au Trône et à ces institutions sous lesquelles elles ont le bonheur de vivre". William E. Gladston
William Ewart Gladstone (1809-1898), quatre fois chancelier de l'Échiquier, quatre fois Premier ministre, grand tribun populaire, champion des masses opprimées, fut-il réellement le chantre du progressisme comme les historiens se plaisent à le décréter? Certes, c'est à la force visionnaire et à la poigne exceptionnelle de cet austère mais opiniâtre bourreau de travail que le Royaume-Uni doit d'être entré dans l'ère du libéralisme économique qui sonne tour à tour l'assainissement drastique des finances publiques, l'élargissement de l'électorat au plus grand nombre et la modernisation de l'administration, où triomphera désormais le principe de méritocratie dans le processus de recrutement des fonctionnaires. Certes, rien ne semble arrêter la soif de réformes du têtu mais ardent Gladstone. Sa volonté d'accorder un pouvoir et une Église autonomes à l'Irlande lui attirera l'opprobre général et lui vaudra même la réputation de "dangereux incendiaire" auprès de la reine Victoria. Et, de fait, le brillant fleuron d'Eton, pétri de culture classique, espoir des plus conservateurs en 1830, n'est-il pas devenu, soixante ans plus tard, un radical pur et dur: celui que tous surnomment "the People's William", acclamé à travers tout le pays, ô combien redouté à Westminster? Mais sous ces apparences se dissimule une tout autre vérité. Car seule la foi chrétienne a porté Gladstone dans ses convictions et ses combats. S'il prête une attention continuelle aux revendications populaires, c'est uniquement au nom de la "Providence", principe divin, qui seule permet de maintenir l'équilibre des institutions en anticipant les crises majeures. Un devoir que William Gladstone a rempli au-delà de toutes espérances. Quitte à briser sa propre majorité parlementaire et à défier toute logique de parti, risque que n'eût jamais pris Benjamin Disraeli, son grand rival. Quitte à terroriser la chambre des Communes, des heures durant, par sa stature d'orateur immense, perpétuellement survolté, virtuose des dossiers les plus retors, défenseur des causes les plus exigeantes... Cette première biographie française rend à Gladstone une envergure chrétienne souvent passée sous silence et témoigne de la complexité du colosse victorien au gré d'un passionnant récit tout en suspense et en coups d'éclat.


- Dalida
de Catherine Rihoit
Éditions Plon / 03 novembre 2016


Le Titre du Roman

La réédition de la seule biographie officielle de Dalida à l'occasion du premier biopic qui lui est consacré et qui sortira au cinéma début 2017, année des 30 ans de la disparition de la star. Orlando, le frère de Dalida, a confié à Catherine Rihoit les papiers de la chanteuse, ses notes, son journal. Catherine Rihoit a ainsi pu reconstituer les vrais mémoires de Dalida.


- Gabin et Dietrich. Un couple dans la guerre
de Patrick Glâtre
Éditions Robert Laffont / 03 novembre 2016


Le Titre du Roman

Certaines histoires dépassent de loin la fiction et semblent plus grandes que la vie même. Il en va ainsi de celle que vécurent Jean Gabin et Marlene Dietrich, ce couple mythique du septième art: elle, l'Ange bleu, avait quitté l'Allemagne aux premières heures du Reich; lui, Gueule d'amour, s'est exilé pour échapper à la France de la collaboration. À leur rencontre en 1941, ils connaissent tour à tour les fastes et les rivalités d'Hollywood, la grande mobilisation américaine puis l'ère du soupçon, instruite méthodiquement par le FBI. Mais c'est en dehors des plateaux de cinéma qu'ils joueront le rôle de leur vie. Quand Moncorgé rejoint les Forces françaises libres, Lily Marlene part sur le front encourager les GI: tous deux livreront ainsi le combat contre l'ennemi nazi, pour défendre la liberté. Une enquête passionnante, avec des documents rares sinon inédits, qui nous entraîne sur leurs pas, au cœur d'un périple à la fois glamour et épique, cinématographique.


- Le cœur sur la main, le doigt sur la gâchette
de Valérie Damidot
Éditions Michel Lafon / 03 novembre 2016


Le Titre du Roman

Connue pour son franc-parler et un sens de l'humour redoutable, Valérie Damidot lève le voile pour la première fois sur sa vie privée, revenant sur ses quatre cents coups avec ses copains en banlieue, mais aussi sur les blessures qu'elle a longtemps tenu cachées. Résolument positive, elle se livre sur ce qui l'a aidée à se construire, à devenir cette femme épanouie et populaire: les rencontres amicales ou professionnelles qui lui ont permis de changer la donne alors qu'elle n'avait pas les meilleures cartes en main, son bonheur d'être mère, sans oublier ses coups de gueule, ce qui la révolte ou les dessous de la télé. Un livre à son image, sans langue de bois, entier, aussi émouvant que drôle.


- Mes regrets sont des remords
de Frédéric Mitterrand
Éditions Robert Laffont / 03 novembre 2016


Le Titre du Roman

"Il ne se passe pas de jours sans que je repense à ce que j'ai pu faire de mal dans ma vie. Il suffit d'une rencontre, d'un petit incident de ma vie quotidienne, d'une chanson, d'un paysage, d'une lettre ou d'une lecture, de tout ce qui sollicite en permanence la mémoire pour que m'assaillent des regrets qui sont autant de remords. Certains peuvent paraître dérisoires pour ceux qui les ont oubliés, d'autres sont passés totalement inaperçus, d'autres encore ont entraîné des conséquences désagréables pour tel ou telle qui en furent blessés, tous continuent à vivre, à réclamer, à m'obliger à les décrire pour essayer d'apaiser un peu mon inquiétude". Fidèle à lui-même, Frédéric Mitterrand revient sur les grands événements qui ont jalonné sa vie. Un examen de conscience à la lumière d'un demi-siècle de passions amoureuses, artistiques et politiques.


- Raspoutine
de Alexandre Sumpf
Éditions Perrin / 03 novembre 2016


Le Titre du Roman

Raspoutine est une fable partagée par des millions de Russes et d'Occidentaux, un mythe fondé sur l'existence avérée d'un homme du même nom, Grigori Efimovitch Raspoutine. Mais qui est réellement cet homme qui a si bien accompagné le tsarisme en déliquescence qu'il a fini par le symboliser plus fortement que le dernier des Romanov? Grigori Efimovitch naît selon toute probabilité en janvier 1869 dans une région de Sibérie occidentale qui confine aux monts Oural. Certaines sources le décrivent à l'envi comme un voleur, un bagarreur, un alcoolique et un menteur, quand d'autres attestent de sa fréquentation acharnée des lieux de pèlerinage, des monastères et des écoles de théologie. Toujours est-il qu'à l'automne 1903, il débarque pour la première fois dans la capitale, Saint-Pétersbourg, et qu'un an et demi plus tard, il fait son entrée au palais impérial. Grigori a trente-six ans, il lui reste onze années à vivre dans l'adoration et la rumeur, la crainte et la détestation. Grâce à une multitude d'archives neuves et une vaste bibliographie, notamment en langue russe, Alexandre Sumpf fait le récit de ce parcours singulier, avant de décrypter les différents visages d'une diabolisation qui en dit long sur les métamorphoses successives de la Russie au XXe siècle.


- Belmondo par Belmondo
de Jean-Paul Belmondo
Éditions Fayard / 02 novembre 2016


Le Titre du Roman

Pour la première fois, Jean-Paul Belmondo se raconte en photographie. Cet album est celui de sa vie, et pas seulement de sa carrière: l'enfance, la famille, les femmes, les amis, les enfants, les films et le théâtre… En texte et en images, il parcourt son histoire. Ce petit Parisien élevé dans une famille aimante et cultivée (son père est le sculpteur Paul Belmondo) est un cancre et passe d'école en école. Il se voit plutôt boxeur; il est doué pour tous les sports. Avec l'assentiment et l'aide de son père, il prend des cours de théâtre. Il rêve du Conservatoire et de répertoire classique: il lui faudra mériter l'accès au temple du théâtre français, et c'est la comédie qui va le révéler sur les planches. C'est là, d'ailleurs, qu'il va faire la connaissance de sa "bande": de jeunes comédiens, qui deviendront, les uns après les autres, les grandes figures du cinéma français. Puis vient le temps des premiers tournages. Mais c'est Godard et la Nouvelle Vague qui vont faire de Belmondo une star et l'icône d'une génération. C'est le début d'une carrière extraordinaire et internationale, imbriquée dans une vie impétueuse. Jean-Paul Belmondo est né le 9 avril 1933. D'abord acteur de théâtre, il est l'incarnation masculine de la Nouvelle Vague avant d'alterner, durant toute sa carrière, films populaires, d'art et d'essai, ou policiers. Il est champion du box-office avec près de 150 millions de spectateurs en cinquante ans de carrière, ayant tourné avec les plus grands réalisateurs.


- Comédies. Mon histoire française
de Marin Karmitz et Caroline Broue
Éditions Fayard / 02 novembre 2016


Le Titre du Roman

Enfant du XXe siècle, homme du XXIe, Marin Karmitz incarne tout un pan de l'histoire européenne et française, dans le domaine culturel bien sûr, mais aussi politique. Né en Roumanie en 1938, il a connu le fascisme et le nazisme, et a dû fuir le communisme avec ses parents. Débarqué à Marseille en 1948, il n'a jamais quitté la France qui l'a adopté, et porte une dette à l'égard de cette terre d'accueil. Réalisateur, puis fondateur de la société de production et de distribution MK2, Marin Karmitz a mené une vie de combats et de projets qui l'ont mené des maoïstes dans la foulée de Mai 68 au Conseil de la création artistique mis en place par Nicolas Sarkozy, une expérience riche d'enseignements mais qui lui a valu des critiques acerbes d'une bonne partie du monde de la culture. C'est ce parcours unique qu'il retrace dans ce livre, témoignage à la fois personnel et historique d'un acteur majeur de la vie culturelle française à laquelle il a consacré toute son énergie.


- Mille vies valent mieux qu'une
de Jean-Paul Belmondo
Éditions Fayard / 02 novembre 2016


Le Titre du Roman

Sur un fil, entre deux immeubles, de l'aile d'un avion au toit d'une voiture ou d'un métro, Jean-Paul Belmondo a pris tous les risques. Des années plus tard, il en rit encore, l'œil brillant. Ces éclats de rire tonitruants, il s'en est toujours servi pour garder ses secrets: sa vie, ses rencontres, sa famille, ses amours, ses joies immenses et ses peines les plus grandes. Jean-Paul Belmondo a aujourd'hui décidé de tout raconter. Son enfance marquée par la guerre, sa mère courage, l'atelier de son père, et ses premières amours. Il nous entraîne dans les pas dilettantes de son service militaire en Algérie. Il nous invite aux comptoirs de la rue Saint-Benoît, pour y faire les quatre cents coups avec ses copains de toujours, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Michel Beaune, Pierre Vernier, Charles Gérard. Jean-Paul Belmondo se raconte ici pour la première fois, nous livrant la certitude que, oui, mille vies valent mieux qu'une.


- Un homme de paroles
de Serge Lama
Éditions Flammarion / 02 novembre 2016


Le Titre du Roman

Je ne considère pas ce livre comme une œuvre, mais comme une somme de paroles, des paroles d'homme. En relisant mes textes de chansons, j'ai pris conscience de la part autobiographique de cet ensemble hétéroclite qui, au fond, est un reflet de ce que je suis, de ce que j'ai vécu, le miroir d'un certain moi-même, idéalisé, exacerbé parfois. J'ai souvent été le prophète de ma destinée, comme si je connaissais le chemin à l'avance. Une chanson c'est, à égalité, mots et mélodie. Aujourd'hui, hélas, on parle plus de musique, de groove, de couleur. Les paroles ne deviennent-elles pas alors une simple composante du son? Le vocabulaire s'appauvrit, et je suis devenu, malgré moi, de chanteur populaire que j'étais, un chanteur élitiste. Cela m'attriste plutôt, même si on commence à s'apercevoir que mes chansons joyeuses sont écrites, au même titre que celles plus graves ou plus ambitieuses. Voilà déjà soixante ans que je m'exprime au clair de ma plume, que je refuse de me "bunkeriser", de me "flaubertiser". C'est pourquoi j'ai classé mes textes par thèmes. Je suis la route d'écriture que m'indique la chanson, ou réaliste, ou impressionniste, mystique, poétique, journalistique mais surtout libre, ce que la quête d'un style ne permet pas. Le style n'est pas l'homme, il est une fabrication artificielle, une élaboration intellectuelle souvent ennuyeuse. Je suis profondément mélancolique et ce depuis mes premiers pas de mots, d'une lucidité précoce qui était peu propice au bonheur. Lisez mes textes à nu en essayant d'oublier les musiques, écoutez-moi avec les yeux.
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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Mer 21 Déc - 9:57

- Apologie du mensonge gratuit
de Vladislav Otrochenko
Éditions Verdier / 27 octobre 2016


Loin des steppes cosaques, Vladislav Otrochenko galope ici dans des terres de haute fantaisie. En homme libre, se défiant du temps et de la géographie, il explore sa propre conception de l'espace et visite les grandes œuvres universelles, Catulle, Ovide, Pouchkine, Platonov, Nietzsche, Schopenhauer. Il s'arrête sur certaines bizarreries ou mystifications, s'amuse des incohérences. Dans un cycle de petits textes sur Gogol, il dérape joyeusement vers le fantastique avec la minutie d'un enquêteur policier. Au-delà de l'ivresse du mensonge, se dégage peu à peu une interrogation puissante sur la réalité et l'histoire. À l'heure où les conflits ébranlent l'Europe, où les peuples se replient et la pensée s'englue dans le présent immédiat en quête de certitudes, la mise à distance est plus que jamais nécessaire. C'est sans doute la seule leçon de la littérature. Par-dessus toutes les frontières, cette défense de la gratuité, des mystères et des opacités a force de manifeste.


- De bruit et de fureur
de Virginie de Clausade
Éditions Plon / 27 octobre 2016


À l'occasion des 30 ans de la mort de Thierry Le Luron, Virginie de Clausade nous livre un récit inédit sur les cent dix dernières semaines de la vie du célèbre imitateur, de la découverte de sa séropositivité à son décès. "Hervé, mon oncle, fut le manager de Thierry Le Luron du début des années 80 à son décès. Pourtant, de Thierry, de leur histoire, je ne savais rien si ce n'est que j'avais grandi en compagnie de son chien, Teddy. Il y a trois ans, en déjeunant avec Hervé, je lui évoquais mon envie d'écrire sur le sida et les premières années de l'épidémie. Je voulais traiter ce sujet, sans savoir encore comment. Pourquoi n'écrirais-tu pas sur Thierry? J'hésitai mais je l'écoutai et Thierry eut alors sur moi le même effet qu'il eut sur tous: à titre posthume, il me conquit. Il me fallut ensuite des mois pour trouver comment relier mes sujets, pour conserver la distance qui préserve de l'obscène et métamorphose le réel en matière littéraire. Je me suis appuyée sur les souvenirs d'Hervé, ce dont il avait été témoin, ce que Thierry et lui avaient partagé; sur ses agendas; sur les archives inédites de la production familiale, le Gala des étoiles. Je voulais narrer les débuts d'une pandémie, le destin de Thierry Le Luron s'est présenté pour l'incarner. Voici son histoire pour raconter l'Histoire". Virginie de Clausade


- Journaux de voyage
de Bashô
Éditions Verdier / 27 octobre 2016


À la huitième lune d'automne, lorsque je quittai mon logis délabré près de la rivière, il soufflait un vent frisquet. Ainsi commencent les notes de voyage de Bashô, composées en prose rythmée, parsemée de-ci de-là de haiku dans lesquels se cristallise une impression fugitive, longuement préparée par la description d'un paysage, par une méditation devant un vestige du passé, devant un site illustre. Ces haiku perdraient une grande partie de leur résonance s'ils étaient détachés du texte dans lequel ils sont normalement sertis et qui les éclaire. C'est pourquoi l'éminent connaisseur de la littérature japonaise que fut René Sieffert a construit ce recueil, qui comprend l'intégralité des sept journaux de voyages de Bashô, en respectant leur forme initiale.


- Lucrèce Borgia
de Raphaël Delpard
Éditions De Borée / 27 octobre 2016


Le projet proposé consiste à mettre en lumière la relation amoureuse vécue par des personnages que l'histoire a qualifi és de célèbres. Ces personnages, présentés comme hors du commun, aiment-ils de la même manière que l'homme de la rue, ou est-ce que leur célébrité les pousse à un comportement différent? Il s'agit donc d'ausculter la relation sentimentale et de la raconter dans le style historique romanesque S'il est un personnage célèbre qui illustre à la perfection le principe de la collection Le roman d'amour c'est bien Lucrèce Borgia. En effet cette jeune femme, née à Subiaco en 1480 en Italie et morte à Ferrare en 1519, mêlée très jeune à la cour du cardinal valencien Roderic Borgia (future pape Alexandre VI) dont elle est la fille naturelle, doit sa célébrité autant pour sa beauté que pour ses mœurs prétendument dissolues. Mais elle marqua aussi son époque en qualité de protectrice des arts et des lettres. La vie et l'histoire de Lucrèce sont intimement liées à ce quatorzième siècle italien fastueux et décadent. Douée d'une surprenante beauté, dès son plus jeune âge Lucrèce attire naturellement les hommes. On raconte qu'elle aurait eu son premier amant à 12 ans. Ils sont nombreux à profiter de ses faveurs jusqu'au jour où son frère César et son père la forcent à épouser Giovanni Sforza. Le drame de Lucrèce commence alors.


- Les bonheurs de la vie
de Sheila
Éditions L'Archipel / 19 octobre 2016


Sheila a décidé de nous faire partager son incroyable bonheur de vivre. Ce nouveau livre, fruit de son expérience de chanteuse et de danseuse, rassemble ses secrets pour rester, à 70 ans, en forme, mince et pleine de tonus. Elle nous dit sa passion pour le sport, ses rencontres avec des maîtres yogis qui lui ont permis de conserver une énergie hors du commun. Sheila nous livre ses recettes de bien-être, de diététique, ses techniques de respiration et décrit l'importance de la relaxation. Un livre émaillé de souvenirs où Sheila se raconte en toute sincérité, la femme comme l'artiste.
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MessageSujet: Les dernières parutions   Ven 21 Oct - 9:17

- David Foster Wallace
de D. T. Max
Éditions De L'Olivier / 20 octobre 2016


Cet ouvrage est la première biographie d'un des plus grands auteurs de sa génération. Car David Foster Wallace, au-delà de ses écrits brillant d'intelligence et d'humour, est une personnalité fascinante, que nous présente D. T. Max: enfant précoce, il excelle au tennis, qu'il abandonne pour se tourner vers des études universitaires en littérature, mathématiques et philosophie. Mais alors qu'il se lance dans l'écriture, la maladie le rattrape, de sévères épisodes maniaco-dépressifs qui le hanteront jusqu'à son suicide en 2008. D.T. Max, au moyen d'entretiens et de documents inédits, brosse le portrait intime et littéraire de cet homme, prodige des lettres et homme aux multiples facettes. Liens familiaux intenses, relations amoureuses chaotiques, genèse du roman culte L'Infinie Comédie: la vie de David Foster Wallace se lit comme un roman. Sans pathos, D.T. Max nous dévoile la vie de cet auteur culte.


- Dessins
de Sylvia Plath
Éditions La Table Ronde / 20 octobre 2016


En 1956, Sylvia Plath écrivait à sa mère Aurelia: "J'ai le sentiment d'être en train de développer une sorte de style primitif bien à moi, et que j'aime beaucoup. Attends de voir". Tout au long de sa vie, Sylvia Plath a parlé de l'art comme de sa source d'inspiration la plus profonde; et pourtant, tandis que ses écrits connaissent un succès mondial, ses dessins restent méconnus. Cette édition rassemble des dessins datés de 1955 à 1957, période durant laquelle elle étudiait à l'Université de Newnham, à Cambridge, boursière du prestigieux programme Fulbright. C'est à cette époque qu'elle rencontre, et épouse en secret, le poète Ted Hughes; ils partiront en lune de miel à Paris et en Espagne avant de retourner aux États-Unis en juin 1957. Les dessins à l'encre de Sylvia Plath témoignent de délicieux moments d'observation à cette période de sa vie, et comptent parmi leurs sujets des toits parisiens, des arbres, des églises, et un portrait de Ted Hughes. Avec une introduction éclairante de sa fille Frieda Hughes, le livre met en lumière ces années clés de l'existence de Sylvia Plath, et inclut des lettres ainsi qu'un passage de son journal où il est question de son art.


- Intime. Anti-biographie musicale
de Alain Chamfort
Éditions Cherche Midi / 20 octobre 2016


Je suis pudique, c'est mon éducation, je ne me déboutonne pas à l'envi, disons que ma nature est réservée. On m'a souvent reproché de cacher ou de voiler mes sentiments. Peut-être que, pour part, ils s'expriment dans ma musique. Si je me décide aujourd'hui à me livrer par l'écriture, alors que je cultive la discrétion depuis tant d'années, c'est qu'il me faut risquer les profondeurs avec ravissement, à croire que mes blessures aiment à sourire devant la gravité.


- Mingus Erectus
de Noël Balen
Éditions Le Castor Astral / 20 octobre 2016


Mingus Erectus est une ode à la gloire du contrebassiste le plus emblématique de l'histoire du jazz. Porté par le souffle de cette longue mélopée à la fois tendre et fiévreuse, Charles Mingus, colossal artificier du son, continue de clamer son insoumission généreuse, droit dans ses notes. Le livre se veut un hommage à ce jazzman mythique qui a collaboré avec des personnalités telles que Duke Ellington ou Louis Armstrong. Noël Balen a sélectionné quelques textes pour les mettre en musique dans la tradition de la Jazz Poetry. Ainsi est né le disque qui accompagne le recueil.


- Not Dead Yet
de Phil Collins
Éditions Michel Lafon / 20 octobre 2016


"Dans mon autobiographie, certaines choses vont amuser les gens, d'autres, les surprendre. Voire les horrifier. Et si, à la fin, les lecteurs sont choqués ou déçus que leur “héros”, ou le type qui n'arrêtait pas d'apparaître dans les charts, ne soit qu'un homme? Eh bien ce livre aura atteint son but". Phil Collins
1969, Abbey Road. George Harrison fait une session d'enregistrement pour son premier album solo. Dans le studio, Phil Collins, 19 ans, est aux percussions. Ce sont ses débuts chez les grands. Il rejoindra ensuite Genesis et remplacera Peter Gabriel en tant que chanteur principal. Avec le groupe il vend plus de 100 millions d'albums. Un exploit qu'il réédite en solo, égalant ainsi Michael Jackson et Paul McCartney. Dans son livre il revient sur les réussites, échecs et coulisses de ses collaborations avec Eric Clapton, Sting, Led Zeppelin et bien d'autres. Mais côtoyer les sommets a un prix, et Phil l'a payé. Cher. Sa vie familiale est un naufrage, trois mariages, trois divorces et son alcoolisme qui l'entraîne aux portes de la mort. Il n'a survécu que grâce à son amour pour ses cinq enfants. Son autobiographie rend sa taille humaine à cette légende du rock en mettant dans la lumière les défauts et les faiblesses de celui qui aura toujours su préserver les apparences pour son public.


- Les bonheurs de la vie
de Sheila
Éditions L'Archipel / 19 octobre 2016


Sheila a décidé de nous faire partager son incroyable bonheur de vivre. Ce nouveau livre, fruit de son expérience de chanteuse et de danseuse, rassemble ses secrets pour rester, à 70 ans, en forme, mince et pleine de tonus. Elle nous dit sa passion pour le sport, ses rencontres avec des maîtres yogis qui lui ont permis de conserver une énergie hors du commun. Sheila nous livre ses recettes de bien-être, de diététique, ses techniques de respiration et décrit l'importance de la relaxation. Un livre émaillé de souvenirs où Sheila se raconte en toute sincérité, la femme comme l'artiste.
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MessageSujet: Les dernières parutions   Lun 17 Oct - 15:31

- La nuit ne dure pas
de Dani
Éditions Flammarion / 12 octobre 2016


L'icône de la chanson française raconte sa vie intime: ses succès, ses descentes aux enfers, ses amours... ©Electre 2016


- Thierry Le Luron, une histoire vraie
de Edwige Saint-Eloi
Éditions City / 12 octobre 2016


Drôle, Drôle, insolent, incroyablement talentueux... On se souvient de Thierry Le Luron imitant Mitterrand, Dalida, Chirac, Giscard d'Estaing ou Johnny Hallyday. Et comment oublier le mariage avec Coluche qui a tant fait rire et évoluer les consciences? Indissociable de la France des années 70 et 80, Thierry Le Luron fut un poil à gratter, un "empêcheur de penser en rond". Un jeune homme bien sous tous rapports, sans complaisance pour quelque pouvoir que ce soit. Mais au-delà de cette image publique, qui était-il vraiment? De sa vie privée, on ne connaît presque rien. Cette biographie révèle l'homme dissimulé derrière le personnage de l'amuseur public. Le destin romantique, passionné et fulgurant d'un garçon à qui tout souriait quand il a été fauché par le mal du siècle. Il avait seulement 34 ans.


- Chamfort
de Claude Arnaud
Éditions Perrin / 06 octobre 2016


Comment restituer le "condensé d'existence" d'une personnalité aussi complexe et contradictoire? Comment expliquer l'impossible coexistence, au sein d'un même être, entre un sauvage "écorché vif", qui fit de son indépendance une valeur cardinale, et un mondain ne cherchant qu'à être loué? Telle est l'ambition de cette superbe biographie qui redonne vie à l'illustre inconnu qu'était Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort (1740-1794), l'un des meilleurs écrivains de la dernière génération des Lumières. Le livre illumine en même temps l'écrivain et l'homme tiraillé entre deux mondes, ami des "grands" et révolutionnaire, misanthrope et idéaliste, côtoyant Voltaire aussi bien que Rousseau, Talleyrand que Mirabeau, Rivarol que Chateaubriand... En annexe, soixante-dix des anecdotes, mots et maximes qui firent sa renommée.


- François-Joseph
de Jean-Paul Bled
Éditions Perrin / 06 octobre 2016


Né en 1830, mort en 1916, François-Joseph, qui se définissait comme le "dernier monarque de la vieille école", incarne, avec majesté, une certaine idée de la monarchie et du pouvoir. Il aura su maintenir envers et contre tout l'unité d'un empire de onze peuples, travaillés par de violentes forces centrifuges. Racontant soixante-huit années d'un règne d'abord autoritaire puis plus libéral, l'auteur révèle avec talent pourquoi le destin de l'Europe est lié à celui de l'Autriche-Hongrie.


- Germanicus
de Yann Rivière
Éditions Perrin / 06 octobre 2016


Sur le Grand Camée de France, on le voit chevauchant Pégase, superbe et triomphant. Il est le prince de la jeunesse, le César que Rome et le monde espèrent lorsque reviendra le temps de la liberté. Mais Germanicus, lorsqu'il meurt à Antioche en 19, à 34 ans, emporte avec lui une gloire inaccomplie. Auréolé de vertus républicaines, de courage militaire et de maîtrise intellectuelle, le petit-fils de Marc Antoine, l'époux d'Agrippine, le père de Caligula paraît avoir brûlé les étapes. Après avoir brillé en Illyrie, c'est en Germanie qu'il se distingue, infligeant une sévère défaite au légendaire Arminius. C'est en Orient qu'il s'épanouit ensuite, faiseur de roi et de paix, populaire au point de susciter la jalousie de l'empereur Tibère, son oncle et père adoptif. La mort le frappa en plein vol, le soustrayant peut-être au destin sanglant qui caractérise sa famille. La perte fut ressentie à la hauteur des espérances qu'il avait entretenues. Statues, bas-reliefs, médailles, inscriptions lui furent consacrés, magnifiant sa mémoire presque à l'égal d'un dieu. Et lorsque l'Antiquité se réinstalla dans la culture occidentale au XVIe siècle, le nom et la personne de Germanicus investirent la musique, la littérature et l'art bien plus que son destin l'aurait laissé supposer. En reconstituant le parcours de Germanicus, Yann Rivière nous entraîne sur les lieux que, en ces débuts de l'Empire, Rome s'attacha à conquérir, chez les peuples divers qu'elle soumit de gré ou de force, dans les subtilités de la politique et de la religion mêlées, et au cœur de cette dynastie julio-claudienne, où le génie, la folie et le meurtre se côtoyèrent.
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MessageSujet: Les dernières parutions   Mar 4 Oct - 15:19

- Flâner entre les intervalles
de Jacques Higelin
Éditions Fayard / 05 octobre 2016


Bien sûr, on le sait poète. Grand maître de l'improvisation, capable d'enchanter le monde dans ses refrains. On l'imagine moins absorbé dans le silence, penché des heures durant sur ses cahiers. Inspiré, concentré, traquant sans se lasser le mot le plus juste, le plus pertinent, le plus étonnant. Tel est pourtant Jacques Higelin. Auteur acharné qui, depuis près de quarante ans, noircit des pages où se côtoient l'humour, le désir, les tourments, le plaisir, la sagesse, la folie.  Ce trésor d'écriture, il l'avait jusqu'ici gardé secret. Aujourd'hui, Jacques Higelin a choisi de publier une centaine de ces textes inédits, longs ou brefs, épiques ou incisifs, écrits entre 1982 et 2015. Par petites touches, le livre nous dévoile aussi quelques uns de ses secrets d'écriture. Un recueil tour à tour drôle, surprenant, bouleversant. Ode à la créativité et à la liberté.


- Herbert Von Karajan. Une autobiographie imaginaire
de Sylvain Fort
Éditions Actes Sud / 05 octobre 2016


À travers cette autobiographie imaginaire du chef d'orchestre, l'auteur tente, par la conjecture, le jeu des résonances psychobiographiques, le recoupement des citations et des témoignages, de mieux comprendre de l‘intérieur l'esprit si complexe et si particulier de ce musicien.


- Le génie de Beethoven
de Bernard Fournier
Éditions Fayard / 05 octobre 2016


Personnalité hors du commun  et puissant génie créateur, Beethoven est une de nos plus grandes figures artistiques. C'est à lui qu'on fait appel dans les grandes circonstances, face aux événements tragiques pour ramener l'espoir mais aussi pour célébrer fastueusement les grandes causes. Depuis deux cents ans, son humanisme fraternel et son sens de la grandeur nous poussent à avancer et à regarder vers le haut. En même temps peu d'artistes ont aussi profondément scruté leur monde intérieur en y cherchant l'universel. Populaire dans certaines pages symphoniques, il est par excellence un musicien visionnaire dans ses quatuors à cordes et ses sonates. Témoin de son temps, il a su recueillir l'héritage du passé tout en anticipant l'avenir. Il n'a cessé jusqu'à nos jours d'être le contemporain de toutes les générations qui l'ont suivi et il n'a cessé de parler à chacun. Après bien des études biographiques, Bernard Fournier s'attache à nous faire comprendre son œuvre. En scrutant les partitions comme avec un microscope et en s'appuyant sur des notions telles que l'énergie, l'espace et le temps, il éclaire l'importance du geste compositionnel et  dégage ainsi ce en quoi la musique représente selon son auteur "une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie". Beethoven Tondichter (poète en sons) est aussi un Tondenker (penseur en sons); la pensée qu'il exprime fait preuve d'une originalité qui, toujours remise en question, explore sans cesse de nouveaux domaines et met en jeu des énergies nouvelles.


- Conversations avec Nathalie Sarraute
de Rolande Causse
Éditions Du Seuil / 03 octobre 2016


De 1985 à 1999, Rolande Causse a rendu régulièrement visite à Nathalie Sarraute. À travers ces rencontres, elle fait revivre la femme de lettres, l'amoureuse de la littérature, de la peinture et du théâtre, l'écrivain, la mère, l'amie… Toujours curieuse et généreuse, souvent drôle et parfois critique, Nathalie Sarraute parle de la naissance des Tropismes, de l'écriture au quotidien, de ses voyages, de ses conférences… Au cours des conversations, le lecteur partagera de longs moments avec cet écrivain solitaire qui, avec acharnement, a créé une œuvre unique. Comme une rhapsodie, textes, photos, extraits des livres de Nathalie Sarraute ou fragments d'essais sur son œuvre, illustrent cet ouvrage.


- Dante. L'esprit pèlerin
de Didier Ottaviani
Éditions Le Cercle Points / 03 octobre 2016


La postérité de Dante s'explique par la dimension universelle que revêtent son expérience personnelle, ses espoirs ou ses doutes, livrant une interrogation intemporelle sur le statut même du sujet humain. Dans ce voyage métaphysique qu'est la Divine Comédie, le poète décrit la métamorphose de l'individu du sensible au spirituel, la naissance d'un sujet authentique, capable à la fois d'accepter sa condition mortelle et d'accéder à ce que Dante nomme, au Paradis, le trasumanar. Ce néologisme par lequel il traduit une expérience de dépassement du soi et de l'humain est sans doute la clef de lecture à partir de laquelle son œuvre prend sens: déceptions amoureuses, condamnations ou exil, elle manifeste le long chemin parcouru par cet "esprit pèlerin", de l'humain vers le surhumain. Une métamorphose de soi qui est aussi une métamorphose de l'amour sous toutes ses formes.


- Born to Run
de Bruce Springsteen
Éditions Albin Michel / 28 septembre 2016


"Se raconter est une drôle d'affaire. Dans un projet comme celui-ci, l'auteur fait une promesse: laisser le lecteur entrer dans sa tête. C'est ce que j'ai essayé de faire au fil de ces pages". Bruce Springsteen dans les pages de Born to Run.
En 2009, Bruce Springsteen et le E Street Band jouent à la mi-temps du Super Bowl. L'expérience est tellement grisante que Bruce décide d'écrire à ce sujet. C'est ainsi qu'a commencé cette extraordinaire autobiographie. Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s'est, en secret, consacré à l'écriture de l'histoire de sa vie, apportant à ces pages l'honnêteté, l'humour et l'originalité qu'on retrouve dans ses chansons. Il décrit son enfance, dans l'atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu'au moment qu'il appelle Le Big Bang: la première fois qu'Elvis Presley passe à la télévision, au Ed Sullivan Show. Il raconte d'une manière saisissante l'énergie implacable qu'il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son œuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu'on croyait. Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c'est bien plus que le témoignage d'une rock star légendaire. C'est un livre pour les travailleurs et les rêveurs, les parents et les enfants, les amoureux et les solitaires, les artistes, les dingues et quiconque ayant un jour voulu être baptisé dans les eaux bénies du rock'n'roll. Rarement un artiste avait raconté son histoire avec une telle force et un tel souffle. Comme nombre de ses chansons (Thunder Road, Badlands, Darkness on the Edge of Town, The River, Born in the USA, The Rising, The Ghost of Tom Joad, pour n'en citer que quelques-unes), l'autobiographie de Bruce Springsteen est écrite avec le lyrisme d'un auteur/compositeur singulier et la sagesse d'un homme qui a profondément réfléchi à ses expériences.
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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Ven 23 Sep - 15:08

- Fantin-Latour
de Leila Jarbouai
Éditions Gallimard / 22 septembre 2016


Peintre ayant toute sa vie cherché à concilier réalisme et idéal, Henri Fantin-Latour (1836-1904) s'essaie à l'autoportrait dès l'âge de 17 ans – une cinquantaine suivront. Il renouvelle le portrait de groupe avec ses grands tableaux-manifestes Hommage à Delacroix, L'Atelier des Batignolles ou Un coin de table. Véritable portraitiste de fleurs, genre dans lequel il est très prolifique, Fantin excelle dans l'art de traduire la subtilité des couleurs et des matières. Ce grand mélomane puise également dans les opéras de Wagner et dans la musique de Schumann, Brahms et Berlioz une partie de son inspiration. À partir de 1890, il n'expose plus au Salon que des œuvres d'imagination, proches du symbolisme. Artiste à fleur de peau, Fantin-Latour s'impose, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle.


- L'homme qui aurait du être roi
de Jean Siccardi
Éditions Cherche Midi / 22 septembre 2016


On lui a dit qu'il ressemblait au duc de Windsor, le fugace Édouard VIII. Il décide alors d'enquêter. À mesure de ses découvertes, il apprend qu'il n'est autre que le petit-fils du roi d'Angleterre. En 1912, sa grand-mère, Marie-Léonie Graftieaux, fut la maîtresse du prince de Galles, dont elle eut un enfant en 1916. Pour prix de son silence, la monarchie britannique lui offre de l'argent. La petite couturière parisienne devient ainsi une styliste célèbre dans l'entre-deux-guerres sous le pseudonyme de Marcelle Dormoy. François Graftieaux, qui vit aujourd'hui en France et en Suisse, demande à la cour d'Angleterre que l'on procède à un test ADN pour faire reconnaître sa légitimité. Une réalité à faire pâlir toutes les fictions historiques dignes de ce nom? Bon sang ne saurait mentir.


- Berthe Morisot
de Jean-Dominique Rey
Éditions Flammarion / 21 septembre 2016


Belle-soeur de Manet, amie de Degas, de Monet, de Renoir, Berthe Morisot (1841-1895) adopte à leur contact la palette claire et la peinture de plein air, mais avec une intuition et une subtilité toute personnelle. L'analyse artistique est complétée par l'étude des relations entretenues par Berthe Morisot avec les écrivains (Huysmans, Fénéon, Zola, etc.) illustrée de lettres manuscrites en fac-similé.©Electre 2016


- Hergé, fils de Tintin
de Benoît Peeters
Éditions Flammarion / 21 septembre 2016


Le biographe exploite des éléments nouveaux comme la correspondance de Georges Rémi alias Hergé avec sa première femme, Germaine Kieckens, et son premier secrétaire, Marcel Dehaye pour montrer que les aventures de Tintin sont en quelque sorte le journal des événements qui ponctuent la réalité de son créateur.©Electre 2016


- Le mystère Pontecorvo
de Frank Close
Éditions Flammarion / 21 septembre 2016


Cet ouvrage retrace la vie du physicien atomique Bruno Pontecorvo, communiste, et ses découvertes sur le neutrino, ainsi que les soupçons sur sa trahison présumée des secrets nucléaires de l'Ouest en pleine guerre froide.©Electre 2016


- Le président T.W. Wilson. Portrait psychologique
de Sigmund Freud
Éditions Payot & Rivages / 21 septembre 2016


"Il m'a été, dès le début, antipathique et cette aversion a augmenté avec les années". Freud ne mâche pas ses mots: il déteste le 28e président des États-Unis, Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), père de la Société des Nations, prix Nobel de la paix, l'homme des "14 points" à la base du traité de Versailles, ce Wilson qui, pendant ses deux mandats, de 1913 à 1921, apparut aussi aux limites de la folie, idéaliste pitoyable, menteur instable, dévot aliéné se sentant en communication directe avec Dieu. Rédigé à quatre mains entre 1930 et 1932 avec le diplomate et ami William C. Bullitt (1891-1967), représentant personnel de Wilson et conseiller de Roosevelt, ce livre étonnant, qui ne sera publié qu'en 1966, près de trente ans après la mort de Freud, relie la psychanalyse, l'histoire et la politique. Il pose aussi une question que n'eût pas reniée La Boétie: en se choisissant de tels chefs, que veut un peuple?


- Le serment de Bastia
de Charles Pasqua et Jean-François Achilli
Éditions Fayard / 21 septembre 2016


Charles Pasqua a brutalement disparu le 29 juin 2015. Les mois précédents, avec Jean-François Achilli, il s'était lancé dans le récit de sa vie, en remontant aux origines d'une famille pauvre et unie, de la Corse à Grasse, en passant par les maquis pendant la guerre et par quinze années chez Ricard. C'est la première fois qu'il acceptait de parler de ces chapitres intimes dans un livre. Mais ce récit explore aussi sa longue carrière politique, entre ombre et lumière, de l'engagement gaulliste à la litanie des affaires qui aura occupé la fin de sa vie publique. Les racines corses, Chirac, le SAC, Malik Oussekine… Autant de sujets sur lesquels on aimait le chatouiller, et à propos desquels il avait souvent botté en touche. L'homme d'État, enfin, se livre sur lui-même, sa vie au côté de son épouse, la disparition de son fils, ses regrets. Du Pasqua parlé dans le texte, parfois abrupt, souvent tendre. Charles Pasqua restera un monument de la vie politique française, qui a traversé un demi-siècle d'histoire, ne laissant jamais personne indifférent.
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MessageSujet: Les dernières parutions   Sam 17 Sep - 16:20

- Baudrillard, cet attracteur intellectuel étrange
de Nicolas Poirier
Éditions Le Bord de l'Eau / 15 septembre 2016


Assimilé à la French Theory, Jean Baudrillard (1929-2007) a été aussi célèbre, ou presque, sur les campus américains que Foucault, Derrida, Deleuze, Guattari ou Lacan. Mais s'il est toujours très lu à l'étranger, il a largement disparu des écrans radars en France. Officiellement sociologue, aucun sociologue ne le cite, aucun étudiant en sociologie ne le lit. C'est dans d'autres disciplines, plus marginales, qu'il fait encore référence. Il faut dire qu'il a tout fait pour brouiller les pistes, en se refusant à tout réalisme pour mieux tenter de prendre la réalité de vitesse, jusqu'à annoncer son évanescence dans l'hyper-réalité du virtuel. Sa pensée, fulgurante et aphoristique, attirait étrangement, mais on pouvait croire que cette séduction fatale tenait à un goût tout pataphysicien des paradoxes. Or, force est de se demander s'il n'avait pas, au bout du compte, vu plus juste et mieux anticipé que tous ses contemporains ce qu'est désormais devenu notre monde. Ce volume, qui réunit sociologues, philosophes, économistes, théoriciens de l'esthétique et des médias, permet de prendre la mesure de son œuvre inclassable.


- Chanel, l'énigme
de Isabelle Fiemeyer
Éditions Flammarion / 14 septembre 2016


Portrait de Coco Chanel à travers l'histoire de sa vie et de son parcours, illustré de témoignages, de photos et de documents inédits, dont certains sur la période de la guerre. ©Electre 2016


- François Couperin
de Christophe Rousset
Éditions Actes Sud / 14 septembre 2016


Christophe Rousset l'avoue: le compositeur François Couperin (1668-1733) est resté l'ami qu'il promettait d'être, celui qui parle au cœur, celui qui sait, avec son cortège de pièces mutines, pathétiques, sensuelles, dans les pires moments de solitude, comme par miracle, exprimer notre propre pensée. Tel un bon génie sorti d'une improbable lampe à huile, l'auteur des Barricades mystérieuses répand une subtilité et une sincérité qui viennent faire vibrer en sympathie les cordes les plus profondément enfouies. En analysant l'œuvre du compositeur à la lumière de son expérience d'interprète, Christophe Rousset nous invite à la découverte de François Couperin, cet ensorcelant révélateur.


- Mister Everywhere
de Pierre Rissient
Éditions Actes Sud / 14 septembre 2016


Cinéphile éclairant et éclaireur, Pierre Rissient fut, tour à tour, programmateur de cinéma, attaché de presse, distributeur, producteur, réalisateur… Dénicheur de talents également puisqu'il a œuvré à la reconnaissance européenne d'Eastwood, Schatzberg, Coppola, Tarantino, l'Australienne Jane Campion, le Chinois de Hong Kong King Hu, ou encore le Philippin Lino Brocka. Dans cet ouvrage, il se livre à cet exercice délicat de la mémoire. Il revient sur ces auteurs qui l'ont construit, ces monstres qu'il a croisés (Walsh, Lang, Huston), ses envies de cinéma et ses petites histoires, ses réflexions sur le cinéma, il évoque également ces cinéastes de la liste noire ou ces talents tombés dans l'oubli.


- Oum Kalsoum
de Ysabel Saïah-Baudis
Éditions Du Rocher / 14 septembre 2016


Disparue il y a quarante ans, Oum Kalsoum, née avec le siècle dernier, reste aujourd'hui la seule star mythique orientale, la voix que l'on entend et que l'on reprend partout dans le monde arabe, l'exemple du féminisme, l'héroïne du patriotisme, l'initiatrice de l'extase artistique. Sa vie est digne des plus beaux contes orientaux. Née pauvre, paysanne, fille d'un religieux, elle possède un don qu'elle cultivera grâce à sa farouche volonté de s'instruire. La chance aidant, elle rencontrera les plus grands poètes et musiciens arabes qui lui voueront leur vie. Elle traverse le XXe siècle, s'imprègne et milite pour les innombrables changements que traverse l'Égypte en intégrant toutes les nouvelles techniques, du cinéma à la radio pour devenir "la voix des Arabes". Adulée de son vivant par le président Nasser comme par l'homme de la rue, elle reste aujourd'hui une référence pour tous les musiciens et les artistes de tous les arts. Femme mythique en terre d'Orient, elle est devenue une icône.


- Rilke. Une existence vagabonde
de Catherine Sauvat
Éditions Fayard / 14 septembre 2016


Icône absolue de la poésie de langue allemande aux traces pourtant si parisiennes, Rilke est cet homme toujours en partance. De Prague à Paris, en passant par Munich, Capri ou Venise, il parcourt l'Europe en quête d'un havre d'inspiration. Catherine Sauvat suit le poète dans ces éternelles errances à travers des lieux tantôt aimés tantôt haïs. Mais elle brosse aussi le portrait d'un personnage distant et dépressif dont les départs soudains ont déjoué toutes les relations. Car ce mondain et grand amoureux n'a rien autant chéri que sa solitude, moteur indispensable à sa création. Nombreuses sont celles qui souffrirent de ce séducteur impénitent, de Clara Westhoff, Paula Modersohn-Becker à Baladine Klossowska, quand la liaison ne pouvait se vivre qu'à distance et dans des lettres exaltées. Catherine Sauvat nous plonge dans l'intimité de l'homme qui, par ces constantes lignes de fuite, cet acharnement à la distance, se révèle tel qu'en lui-même.


- Si fragile
de Fiona Gélin
Éditions L'Archipel / 14 septembre 2016


"Le désespoir, l'alcool, la traversée du désert, j'ai tout connu" confie Fiona Gélin, qui revient dans ce récit sur son parcours et sa résurrection. Elle y évoque ses chers disparus, restés si présents en elle. D'abord son père, Daniel, le grand acteur, qui n'a cessé de l'encourager; sa demi-sœur, Maria Schneider, l'héroïne du Dernier Tango à Paris, film à succès qui a détruit sa vie; Xavier Gélin, producteur et acteur mort d'un cancer en 1999; sa mère aussi. Fiona Gélin fait sa première apparition aux côtés de Catherine Deneuve et Omar Sharif, dans Mayerling en 1968. Elle a 5 ans. Elle se remémore ses rôles à la télévision et au théâtre; les grands du cinéma avec qui elle a tourné, les hommes de sa vie, dont Daniel Hechter; et les fantasmes qu'elle a suscité (elle a fait rêver bien des hommes en apparaissant court vêtue au cinéma et dans les magazines de charme).
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MessageSujet: Les dernières parutions   Mar 13 Sep - 11:11

- Chiang Kaï-Shek
de Alain Roux
Éditions Payot & Rivages / Septembre 2016


"Brutal et tyrannique. Irritable. Vaniteux, têtu, méchant, extravagant, jaloux, avare, luxurieux, arrogant. Aime à se donner en spectacle et fanfaronne sur sa richesse". Tel est l'autoportrait sans concession tracé à l'âge de 31 ans par Chiang Kaï-shek (1887-1975) dans son Journal de 16 000 pages conservé à l'université de Stanford. Brutal, le jeune Chiang l'est assurément: à Shanghai, il n'hésite pas à assassiner pour le compte du gang de la Bande Verte, à battre sa première femme ou à malmener les soldats placés sous ses ordres. Après la mort de son mentor, Sun Yat-sen, en 1925, le "général rouge" saisit sa chance en s'emparant du Guomindang, le Parti nationaliste. Désormais marié à la belle et brillante Meiling, qui lui sert de conseillère occulte et d'interprète auprès des États-Unis, il s'attache à réunifier la Chine, massacrant ses alliés communistes de jadis et soumettant les seigneurs de la guerre. Pendant douze ans, il mène un double combat: à l'extérieur contre les Japonais, à l'intérieur contre les communistes. Si, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, cet habile stratège est considéré, avec Churchill, Franklin Roosevelt et Staline comme un des "Quatre Grands", il ne se montre pas à la hauteur de son destin et doit capituler en 1949 devant Mao, son rival de toujours. Exilé à Taïwan, il impose sur l'île sa dictature et tente en vain de reconquérir une Chine continentale perdue. Une biographie monumentale, fruit de cinq années de recherches, qui redonne à cette figure majeure du XXe siècle la place qu'elle mérite dans l'Histoire.


- Jean-Louis Aubert
de Christian Eudeline
Éditions Prisma / Septembre 2016


Une biographie intime qui dévoile le parcours étonnant d'un musicien devenu star deux fois en une vie. L'histoire de Jean-Louis Aubert commence avec Téléphone, l'un des plus grands groupes de rock français, le seul à avoir connu un si grand succès. Le groupe se lance au milieu des années 1970, lorsque le rock n'est pas encore pris au sérieux. Et dès le début des années 1980, les quatre enfants terribles remplissent les stades et vendent des centaines de milliers de disques. Mais le phénomène devient trop difficile à gérer. Le groupe se sépare, et Jean-Louis Aubert repart quasiment à zéro pour une carrière solo. Une deuxième fois, il deviendra une icône. Dans son sillage on croise le rêve hippie, la révolution punk de 1977, la concurrence acharnée, les concerts balbutiants et le début d'une industrie, la compétition, l'amour, la haine, le succès, l'incompréhension et la rédemption. L'histoire de Jean-Louis Aubert illustre parfaitement l'histoire de la musique rock de ces quarante dernières années. En s'appuyant sur une enquête complète et de nombreux témoignages, dont celui de Jean-Louis Aubert, cette biographie retrace l'itinéraire de l'enfant béni du rock. Elle est la plus complète à ce jour.


- L'impossible exil
de George Prochnik
Éditions Grasset & Fasquelle / Septembre 2016


Né en 1881 dans une famille aisée, Stefan Zweig publia son premier recueil de poèmes à l'âge de 19 ans. Quoi qu'il écrivît, essais, articles, nouvelles, romans, biographies, il ne connut que le succès. À partir des années 1930, il devint l'auteur vivant le plus traduit à travers le monde. Il était, aimait-il à plaisanter, l'un des dix auteurs de langue allemande à pouvoir se permettre de fuir. Après l'arrivée au pouvoir d'Hitler, cet auteur célébré par tous, chantre de l'humanisme international, amoureux des arts et des lettres, se retrouva, en l'espace de quelques années, contraint à un exil solitaire qui l'éloigna peu à peu de tout ce qui avait guidé et fait sa vie. Il quitta l'Autriche pour s'installer à Londres, puis à Bath, avant de partir pour l'Amérique, New York, Ossining, Rio et enfin Petrópolis où, en 1942, il mit fin à ses jours. Dans cet essai brillant et très documenté, George Prochnik retrace le destin tragique de Stefan Zweig, et à travers lui, c'est tout un pan de l'histoire culturelle européenne et américaine que l'on découvre, mais aussi la lutte de ceux qui durent abandonner l'une pour embrasser l'autre. Zweig devient ainsi, par ses textes et sa pensée, le symbole de la fin d'une époque et de l'implosion de l'Europe en tant qu'idéal d'une civilisation occidentale éclairée.


- Le vieux saltimbanque
de Jim Harrison
Éditions Flammarion / Septembre 2016


Dans ce dernier livre publié moins d'un mois avant sa mort, Jim Harrison a choisi de poursuivre ses mémoires sous la forme d'un texte à la troisième personne pour échapper à l'illusion de réalité propre à l'autobiographie. Souvenirs d'enfance, découverte de la poésie, mariage, amour de la nature, célébration des plaisirs de la chair et de la table, alcools et paradis artificiels, Jim Harrison tisse le roman d'une vie. Véritable testament littéraire, Le Vieux Saltimbanque est à l'image de Big Jim: plus libre et provocateur que jamais, plus touchant aussi, en marge de toutes les conventions.


- Sir Ernest Shackleton
de Brigitte Lozerec'H
Éditions Du Rocher / Septembre 2016


Cancre à 16 ans, Ernest Shackleton, fils de médecin, préfère l'apprentissage du métier de marin à la scolarité. Il a 28 ans lorsqu'il est engagé, en 1902, sous le commandement de Robert Falcon Scott. La mission de l'expédition est de ficher l'Union Jack au pôle sud, cœur hostile et glacé du continent jamais encore pénétré par l'Homme. Bien que l'expédition soit un échec, Shackleton a pris goût au grand défi. Assoiffé de gloire, il organisera désormais ses propres expéditions pour être celui qui gagnera le pôle. Malgré les épreuves qu'il surmontera, il manquera toujours son but. Doué d'une volonté hors du commun, cet Irlandais au tempérament bouillonnant donnera à ses entreprises une dimension onirique qui a contribué à faire de lui un héros de légende parmi les explorateurs polaires, les marins et les montagnards. "La gloire, oui, mais jamais au prix de la vie d'un homme", avait-il écrit à son épouse. Ses trois expéditions tourneront à l'échec qu'il transformera en glorieuses aventures. Il ne perdra jamais un seul homme, contrairement à Scott. Dans les pires conditions, il fera toujours passer le salut de son équipage avant ses intérêts: devant leur trois-mâts, l'Endurance, prisonnier de la banquise de la mer de Weddell (plus grande que la France), puis broyé sous leurs yeux après des mois de dérive sur l'infini radeau de glace incontrôlable, il promettra à ses vingt-sept compagnons naufragés de les ramener tous à la maison. Grâce à son optimisme et son abnégation qui leur inspirent une foi absolue, ils dériveront encore presque un an avant de retourner à la civilisation au prix d'épreuves inimaginables. Ainsi transformera-t-il chacune de ses trois expéditions en exploits surhumains, exemplaires, fraternels. Quel homme se cachait donc derrière ce perdant magnifique, héros jalousé et vénéré? Quelles forces intérieures, quelles secrètes inquiétudes le poussaient à ne se sentir libre et en accord avec lui-même qu'en affrontant les espaces hostiles, gelés et inconnus du Grand Sud? En l'accompagnant dans cette biographie, nous tenterons de comprendre les ressorts intimes de cet ambitieux consumé par une soif d'absolu qui aura désiré ardemment contribuer à la conquête du dernier continent vierge et que les honneurs n'intéresseront plus. Il aura accédé aux impossibles sommets de ses rêves de cancre.


- Frank Zappa et l'Amérique parfaite
de Christophe Delbrouck
Éditions Le Castor Astral / Août 2016


La monumentale biographie de Frank Zappa se referme sur la grande résurrection des années 1980. Avant l'inévitable déclin face aux pièges tendus par les forces conservatrices et une industrie musicale réfractaire aux incartades atypiques du célèbre moustachu. Lassé de cette lutte incessante, Frank Zappa entame une action politique sans précédent aux États-Unis, celle d'un citoyen en colère. Cette bataille démesurée le mène devant le Sénat, puis au bord de l'élection présidentielle. Zappa soulève alors minutieusement les aberrations des politiciens, des censeurs et des fous de Dieu. Au-delà de cet ultime baroud d'honneur, Frank Zappa atteint son rêve transculturel le plus fameux: permettre à tous d'accéder à la connaissance par le divertissement. La vision d'une culture musicale débridée, sauvage et belle.


- Joseph Bonaparte
de Thierry Lentz
Éditions Perrin / Août 2016


Joseph Bonaparte (1768-1844) a joué un rôle considérable pendant la Révolution puis sous le gouvernement de son frère cadet, Napoléon. Un simple survol des fonctions qu'il occupa durant ce quart de siècle suffi t à en prendre la mesure: président du district d'Ajaccio, commissaire des guerres, ambassadeur, député, conseiller d'État, sénateur, grand électeur de l'Empire, roi de Naples, roi d'Espagne, lieutenant général de l'empereur en 1814, président du Conseil des ministres durant les Cent-jours. Son rôle politique actif fut donc de premier plan, marqué par une relation très particulière avec Napoléon dont il fut peut-être le seul ami. Après 1815, sa position ne fut pas non plus secondaire, malgré son départ d'Europe pour un long exil de près de 25 ans aux États-Unis où il devint un personnage très en vue, jusque dans les milieux officiels. Il demeura de plus une sorte de régent moral pour le compte du roi de Rome puis, après la mort de celui-ci (1832), devint prétendant au trône impérial. L'âge venant, il se raidit dans cette position et se heurta à son neveu Louis-Napoléon, le futur Napoléon III. Inhumé à Florence après sa mort dans cette ville, en 1844, il rejoignit son frère sous le dôme des Invalides en 1862.


- L'intrépide chevauchée de Benjamin Disraeli
de Charles Zorgbibe
Éditions Bernard de Fallois / Août 2016


"Quand je veux lire un roman, j'en écris un", aimait dire Benjamin Disraeli. Sa vie aura été le plus extraordinaire de ses romans. Intrépide chevauchée du petit-fils d'un immigré italien qui rêvait d'accéder aux plus hautes fonctions du Royaume-Uni, alors qu'il n'avait ni titres nobiliaires, ni propriétés terriennes, ni diplôme d'Oxford ou de Cambridge, les conditions indispensables au XIXe siècle pour entrer dans le cercle enchanté du pouvoir britannique. À trente ans, il confie au puissant lord Melbourne, pilier du gouvernement, qu'il veut devenir "premier ministre", provoquant la colère de son interlocuteur: "Jeune homme, chassez ces idées folles de votre tête". Aux contraintes du destin, Benjamin Disraeli ne cessera d'opposer la force de la volonté et l'énergie créatrice de l'imagination. Il prendra la tête du parti tory, le parti des aristocrates anglais et, par deux fois, il sera premier ministre, accédant ainsi au "sommet du mât glissant". Il élaborera les grandes lois sociales du XIXe siècle et il élargira le suffrage à de nouvelles couches d'électeurs dans une "course à la démocratie" face à son grand rival Gladstone. Devenu l'un des premiers hommes d'État européens, Disraeli imposera la paix à la Russie et à l'Empire ottoman lors d'une nouvelle éruption de la "question d'Orient". Il restera, dans l'histoire de l'Angleterre, le père fondateur de l'impérialisme, après avoir multiplié les coups de "diplomatie-spectacle, l'achat des actions du canal de Suez, la prise de possession de Chypre et le couronnement de la reine Victoria comme impératrice des Indes.
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MessageSujet: Les dernières parutions   Mer 17 Aoû - 13:10

- Lénine
de Robert Service
Éditions Perrin / Août 2016


Un siècle après la révolution de 1917, Lénine reste une figure d'une exceptionnelle envergure. Premier historien à avoir eu accès au "dossier Lénine" conservé aux archives soviétiques, Robert Service renouvelle ce que nous pensions savoir de la personnalité complexe de ce révolutionnaire autant glorifié que dénigré. Quelles furent les influences des premières années de sa vie politique? Comment, devenu le maître de la Révolution russe, créa-t-il le premier État socialiste du monde, d'où devait naître l'URSS? En s'interrogeant sur l'État et la société construite sous son égide, cette biographie exemplaire fait le bilan d'un héritage dont la mémoire est toujours vive, malgré l'effondrement du régime soviétique.


- Comme un enfant perdu
de Renaud Sechan
Éditions XO / Juin 2016


Après le grand retour de Renaud et le succès triomphal de son nouvel album Toujours debout, le chanteur publie son autobiographie. Dans son livre, Renaud raconte ses amours, ses tourments, sa révolte face aux injustices du monde. Un livre, dit-il, qui permet de comprendre. Sa vie. La vie. Et qui nous bouleverse à chaque page.


- Maman...
de Sylvie Vartan
Éditions XO / Juin 2016


Elle est la seule personne qui ne l'a jamais quittée, de Sofia à Paris, de Paris à Los Angeles. Tout tenait par elle. Grâce à elle. Parce qu'elle était là. Toujours. Sylvie Vartan a retrouvé le journal intime de sa mère, Ilona. Elle a rassemblé toutes les notes qu'elle avait prises après chacune de leurs conversations. Puis elle a composé cet hommage bouleversant à cette femme qui aura été tout pour elle: le pilier, l'alliée, le secours. Lorsqu'en 1952 ils ont décidé de fuir l'enfer du communisme et de vivre à Paris, les Vartan ont logé dans une petite chambre d'hôtel du quartier des Halles. Pendant trois ans, le père a dormi avec son fils, et Sylvie a partagé le lit de sa mère. C'est là, sans doute, dans ces années où Sylvie Vartan a vu sa mère tomber de fatigue sans jamais se plaindre, que ce lien unique s'est formé. Aujourd'hui, dans son livre, tout lui revient. Et on se laisse submerger par la puissance de cet amour maternel.


- Renoir-Simenon en miroir
de Claude Gauteur
Éditions Pierre Guillaume De Roux / Juin 2016


Renoir-Simenon, ce n’est pas seulement l’histoire d’une amitié qui durera cinquante ans mais aussi celle d’une œuvre en perpétuel miroir. Une histoire dont porte trace une abondante correspondance riche d’idées et de découvertes, où se lit une même soif de justesse dans l’art. En 1932 déjà, Jean Renoir (1894-1979) porte à l’écran La Nuit du carrefour, septième roman de Georges Simenon (1903-1989) et fixe pour la première fois sur nos rétines la célèbre atmosphère faite de pluie, de nuit, de froid et de brouillard. Coïncidence hautement symbolique: c’est Pierre Renoir, le propre frère du réalisateur, qui incarne alors Maigret, le policier voué à la postérité, personnage complexe dont Simenon écrira justement qu’il est son double. Il faut dire que les affinités ne manquent pas entre les deux artistes. Simenon, né en plein impressionnisme, observe un rapport à la lumière très proche de celui dont témoigne le fils d’Auguste Renoir dans ses films, et qui est un rapport critique, résolument tourné vers la "vérité intérieure" de l’être, qui montre l’envers du décor et, souvent, le glissement irrésistible vers la marginalité, la clochardise, comme le laissent transparaître des œuvres telles que La Chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux (1932). Une intransigeance qui n’a pas empêché les deux hommes de partager le rêve hollywoodien au gré de projets d’adaptation qui révèlent de manière frappante l’acuité de regard d’un Renoir en parfaite complicité avec un Simenon toujours plus secret et douloureux. Il y a, enfin, le talent littéraire qu’affirme Renoir à travers de brillantes chroniques, sa biographie Renoir, mon père et son roman Les Cahiers du capitaine Georges.
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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Lun 4 Juil - 8:08

- Blondin
de Jean Cormier et Symbad de Lassus
Éditions Du Rocher / Juin 2016


"L'homme descend du songe" a assuré Antoine Blondin, hussard à la plume acérée. Personnage étonnant, déroutant et fantasque, il est l'auteur de 5 romans dont le plus célèbre, Un singe en hiver, lui aura permis de passer à la postérité via l'adaptation cinématographique d'Henri Verneuil, avec un Gabin plus touchant que jamais et un Belmondo à l'aube de sa carrière. Antoine Blondin s'est également taillé sa réputation d'écrivain génial sur les routes du Tour de France, qu'il a couvert 27 fois pour L'Équipe de 1954 à 1982, ouvrant la voie à la littérature sportive du XXe siècle. Prince du calembour, il reste pour beaucoup de "maîtres et maîtresses d'école" un exemple à montrer aux élèves. Le style Blondin est unique. 25 ans après sa mort, ses proches, famille, amis et admirateurs se sont réunis pour lui rendre un puissant et émouvant hommage. Parmi eux: Michel Déon, Bernard Pivot, Pierre Albaladéjo, André Boniface, Jean Gachassin, Jean-Pierre Rives, Raymond Poulidor, Jean Hatzfeld, Juliette Gréco et Jean-Paul Belmondo.


- Hortense de Beauharnais
de Marie-Hélène Baylac
Éditions Perrin / Juin 2016


Hortense de Beauharnais a souvent été réduite au simple rôle de belle-fille de Napoléon. Mariée à un homme qu'elle n'aime pas, assujettie aux obligations de la vie officielle, soumise aux rigueurs de l'exil, frappée par la mort de deux de ses fils et l'éloignement de son amant, la vie de la jeune femme aux yeux bleus semble marquée du sceau du malheur. Elle est pourtant loin de s'en tenir à un second rôle. Tour à tour princesse, reine puis duchesse, endurcie par les épreuves, Hortense exercera son influence jusque dans l'exil où, retirée à Arenenberg, au bord du lac de Constance, elle reçoit les visiteurs qui affluent de toute l'Europe. Intensément mère, elle se bat en 1831, puis en 1836 pour sauver son fils, Louis-Napoléon, auquel elle inculque des valeurs qui contribueront à faire de lui l'empereur Napoléon III. Puisant aux sources les plus larges, y compris les fonds d'archives d'Arenenberg et de Ravenne jusqu'alors inexploités, Marie-Hélène Baylac retrace avec brio la vie à la jonction de deux siècles de cette femme d'esprit au destin d'exception.


- Bob Dylan, poète de sa vie
de Jean-Dominique Brierre
Éditions L'Archipel / Mai 2016


Avec plus d'un demi-siècle de carrière, cinq cents chansons à son actif, cet artiste, pressenti pour le prix Nobel de littérature, est l'un des figures majeures de la musique populaire. Né Robert Allen Zimmerman le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesota), cet auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, poète fut le chroniqueur des luttes sociales des années 60, avec  Like a Rolling Stone, Ballad of a Thin Man ou encore Gates of Eden. Certaines de ses chansons comme Blowin' in the Wind sont devenues des hymnes anti-guerre du Vietnam. Depuis 25 ans, il donne chaque année une centaine de concerts à travers le monde, réunissant un public de tous âges. À partir de son œuvre et de ses nombreuses interviews, remises en perspective et montées à la manière d'un film, Jean-Dominique Brierre, qui le suit depuis ses débuts, retrace son parcours hors normes.


- Carrier et la terreur nantaise
de Jean-Joël Bregeon
Éditions Perrin / Mai 2016


Jean-Baptiste Carrier, envoyé en mission par la Convention, a, en l'espace de cent jours, organisé les noyades de Nantes où périrent entre 2 000 et 5 000 personnes. Venu à Nantes pour réprimer les révoltes vendéennes, persuadé d'agir pour le triomphe de la Révolution, il est un "technicien" parmi d'autres, même s'il fut l'un des plus efficaces. Tout en expliquant les mécanismes de la Terreur, l'auteur montre que de tels agissements s'inscrivent dans un contexte plus large. Par ailleurs, Carrier n'a pas agi seul: il a notamment bénéficié de l'appui d'un comité révolutionnaire d'une dizaine de personnes ayant mis la ville en coupe réglée. L'auteur dépeint leur origine sociale, leur idéologie, leurs revendications et leur comportement. Carrier meurt sur la guillotine le 16 décembre 1794.


- François-Denis Tronchet
de Philippe Tessier
Éditions Fayard / Mai 2016


Une existence discrète, ponctuée de moments décisifs: avocat au parlement de Paris pendant plus de quarante ans sous l'Ancien Régime, député aux États généraux de 1789, défenseur de Louis XVI lors de son procès en 1792, président de la commission de rédaction du Code civil en 1804, François-Denis Tronchet joua un rôle déterminant, à plusieurs reprises, lors de la Révolution française. Le Code civil, dont il fut l'un des principaux rédacteurs, est encore en vigueur aujourd'hui. Comment expliquer sa longévité et son rôle à ces tournants cruciaux de l'histoire de France? Hostile aux fictions juridiques et aux régimes d'exception, Tronchet crut au pouvoir révolutionnaire du droit plutôt qu'à celui de la violence. Solitaire parfois, mais dévoué au bien public, il tenta de réconcilier l'art de gouverner avec le sens du droit, à une période où l'agressivité politique était omniprésente. Homme de réflexion et d'action, homme d'expression plutôt que de communication, il fut soucieux d'humanité et d'équilibre: érudit sans être passéiste, il fut partisan d'un droit "absolument nouveau" en 1804, sans perdre son pragmatisme. Philippe Tessier retrace le récit d'une existence dense et singulière, mais restée dans l'ombre, au fil d'une biographie basée sur des sources d'archives inédites.


- L'homme qui marche
de Bernard de la Villardière
Éditions Calmann Lévy / Mai 2016


Bernard de La Villardière parcourt le monde depuis 2005 pour être au plus près de l'événement et décrypter l'actualité sur M6. Il a choisi de prendre le contre-pied de bon nombre de ses confrères en retournant sur le terrain pour "aller voir et raconter". Plus de cent jours de reportage par an pour celui dont les lancements d'émissions aux quatre coins de la planète sont devenus cultes au point de faire le buzz sur Internet. Du Darfour à la Syrie, de l'Amazonie au Nord-Kivu mais également de Guantanamo à Notre-Dame de la Trappe, Bernard de La Villardière se livre ici pour la première fois. La curiosité et l'esprit critique toujours en éveil, il restitue dans ce texte la face cachée des images et l'authenticité de son univers. Il n'élude rien des questions de conscience et de déontologie, des dilemmes qui confrontent en lui la part de l'homme, de l'enfant qu'il a été et celle du journaliste de télévision.


- Le saut de l'ange. Une autobiographie
de Michaël Wishart
Éditions Payot & Rivages / Mai 2016


Livre culte que cette autobiographie du peintre anglais Michaël Wishart, proche de Bacon et de Lucian Freud, qui ressuscite toute une vie bohème entre Londres et Paris à partir de l'après-guerre: amours scandaleuses, drogues, fulgurances artistiques, dans un style incisif et insolent.


- Madame Adelaide
de Dominique Paoli
Éditions Perrin / Mai 2016


L'histoire de la soeur de Louis-Philippe, dont elle fut toute sa vie la conseillère privilégiée sur de nombreux plans. Fille de Philippe Egalité et de Louise-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, la princesse Adélaïde d'Orléans apparaît aujourd'hui comme l'un des grands esprits politiques de son temps. Née en 1777 dans les ors du Palais-Royal, élevée dans les idées nouvelles par Mme de Genlis, elle voit à douze ans sa destinée bouleversée par la Révolution. Jetée sur les routes de l'exil pendant un quart de siècle, elle doit affronter l'opprobre des émigrés, qui ne lui pardonnent pas d'être la fille du régicide, et fuir constamment, de couvent en couvent, devant l'avancée des armées françaises. Confrontée à une mère "éternelle pleureuse", qui voulait régenter sa vie, elle sut s'en dégager et trouver l'âme sœur en son frère Louis-Philippe. Réunis en 1808, le duc d'Orléans et sa sœur ne se quitteront plus et formeront avec Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, duchesse d'Orléans, un trio inséparable. Le rôle de la princesse dans l'acceptation du trône en 1830 par Louis-Philippe sera primordial. Son journal intime et son étroite correspondance avec son frère révèlent une tête politique et une conseillère privilégiée, mais aussi une femme que sa piété et sa force de caractère ont aidée à dominer sa grande sensibilité. Fondé sur des archives inédites, ce livre met en scène l'existence à certains égards tragique de celle que Talleyrand qualifiait d'être supérieur.


- Marilyn 1962
de Sébastien Cauchon
Éditions Stock / Mai 2016


Eunice, Whitey, Agnes, Ralph, Ralph encore, mais aussi Paula, Inez, Larry, Evelyn, Cherie, May et Pat. C'est à leurs côtés que Marilyn Monroe vécut ses derniers mois à Los Angeles en 1962. Des amis, des collaborateurs, des proches, en réalité quasiment tous ses employés. Une armée des ombres à la hiérarchie mouvante, composée d'alliés des débuts et de nouvelles recrues. Un entourage à défaut d'une famille. Que signifiait pour eux côtoyer la plus grande star d'Hollywood, jamais à court de paradoxes? Qui étaient-ils et quels liens avaient-il tissés avec celle qui mourut à trente-six ans, adulée de tous, mais seule dans sa maison de Brentwood à peine meublée? Une plongée au cœur des coulisses d'un monde disparu à travers douze personnages, héros du roman vrai des derniers jours de Marilyn Monroe.


- Mussolini
de Max Schiavon
Éditions Perrin / Mai 2016


Depuis son accession au pouvoir en 1922, Mussolini n'a eu de cesse de réclamer la révision des traités de paix consécutifs au premier conflit mondial. Lorsqu'en juin 1940 il déclare la guerre à la France, il est convaincu que l'Italie peut, en menant une guerre parallèle à celle de l'Allemagne, devenir à moindres frais la principale puissance du bassin méditerranéen. Le conflit se propageant, le Duce engage son armée sur plusieurs théâtres d'opération, alors qu'elle souffre pourtant de graves carences dont il est informé, mais qu'il minimise. Après quelques mois, les Italiens sont partout en difficulté. La guerre parallèle souhaitée se transforme en guerre subalterne subie, le sort de l'Italie et de son chef dépendant désormais entièrement des résultats allemands. L'erreur majeure du dirigeant fasciste fut sans aucun doute d'avoir cru que la participation à la guerre d'Hitler aurait permis de placer l'Italie dans une position internationale en réalité bien trop élevée au regard des moyens dont disposait le pays. Le comportement de Mussolini comme chef de guerre, les choix qu'il a opérés, les directives stratégiques qu'il a données, ou non, son amateurisme, aussi, ne peuvent être compris qu'en étudiant son caractère, la nature exacte de son pouvoir, ses rapports avec l'armée et, surtout, l'idéologie qui l'anime. C'est ce à quoi s'emploie Max Schiavon dans ce livre novateur et original, nourri aux meilleures sources internationales.


- Pensées, répliques et anecdotes
de Michel Galabru
Éditions Cherche Midi / Mai 2016


Michel Galabru fut pendant plus d'un demi-siècle une figure incontournable du théâtre et du cinéma. Dans la lignée de Raimu et de Michel Simon, sa truculence faisait merveille dans le monde du spectacle. Il notait régulièrement dans des carnets des pensées et répliques, dont on retrouve ici le plus drôle et le plus percutant. Ses saillies sont en effet à l'image du personnage: à la fois tendres et rabelaisiennes, irrésistibles et lunaires. On retrouve également dans cet ouvrage les anecdotes les plus amusantes et les plus extravagantes de sa carrière. On y croise les grandes figures qui, de Louis de Funès à Michel Serrault, en passant par Fernandel, continuent de nous faire rire ou rêver.


- Petit éloge de David Bowie, le dandy absolu
de Daniel Salvatore Schiffer
Éditions François Bourin / Mai 2016

David Bowie, artiste aux nombreuses facettes et aux talents multiples, était déjà un mythe de son vivant. Véritable icône de la pop music, il est connu pour ses albums devenus légendaires, depuis son célèbre Ziggy Stardust jusqu'à son ultime Blackstar, en passant par le tube planétaire "Let's dance", mais fut également un brillant acteur de cinéma (Furyo, Les Prédateurs, Basquiat). Sa récente mort, advenue à New-York le 10 janvier 2016, n'a fait qu'accroître son aura à travers le monde. Artiste culte, musicien incontournable, dandy inspiré, il continue d'exercer une énorme influence sur des générations entières. Il était donc temps de rendre à cet inventif génie, précurseur de bien des modes, l'éloge qui lui est dû.


- Quinze rounds
de Richard Bohringer
Éditions Flammarion / Mai 2016


"J'ai passé ma vie sur la route. Tout seul. Avec la blonde. Avec mes fils, avec la musique, avec mes filles. Des milliers et des milliers de kilomètres. Coureur de savanes, enjambeur d'océans. T'as trop couru, t'as le souffle court. Les hanches, ça va toujours. Même si elles servent plus à grand-chose, elles ont le tempo pour écrire. Voilà ce que je ramène. Quinze rounds. Celui qui clôt. Qui ferme le rideau". De l'enfance aux frasques de la jeunesse, des premiers rôles aux succès qui ont jalonné sa carrière, de la découverte de l'Afrique à la passion de l'écriture, Richard Bohringer se raconte dans ce récit au style enfiévré, au rythme syncopé. Tour à tour fulgurant et émouvant, entre coups de blues et coups de cœur, Quinze rounds est un combat qui se livre sous nos yeux en même temps qu'une déclaration d'amour à la vie.


- Shakespeare, oeuvre au rouge (1595-1616)
de Henriette Chardak
Éditions L'Archipel / Mai 2016


1595. William Shakespeare vient de composer  Roméo et Juliette, et s'apprête à écrire une nouvelle pièce: Hamlet. Ayant rejoint la troupe du Lord Chamberlain, il prend ses quartiers au Théâtre du Globe. Hamlet, inspiré du destin de l'astronome danois Tycho Brahe, lui permet d'évoquer ses propres troubles psychologiques. Sous la mise en scène codée, le crâne devient la Terre en mouvement: cosmogonie de l'œuvre d'un homme qui cherche à fuir le monde. Mais ce génie a un talon d'Achille: l'amour, et sa peur panique de mourir de la syphilis. Quand le théâtre prend feu, Shakespeare se retire loin des intrigues, dans le village de son enfance. Père d'enfants légitimes et illégitimes, il entre dans l'intimité du nouveau roi d'Angleterre, James Ier. Mais certains affirment que William lui-même serait né des amours de la reine Elizabeth et du Robert Dudley? Être ou ne pas être soi-même, telle était la question qu'il se pose et impose aux autres.


- Suivez mon regard
de Anjelica Huston
Éditions Le Cercle Points / Mai 2016


Après une enfance magique en Irlande, Anjelica est mannequin pour Vogue. Elle fréquente les hauts lieux de la mode, de Milan à Paris. Hollywood, elle connaît déjà: petite fille, elle accompagnait son père, le légendaire John Huston, sur les plateaux. Un soir à Beverly Hills, elle rencontre Jack Nicholson. Ils deviennent amants. Le cinéma n'attendait qu'elle.


- Thierry le Luron, le rire pour oublier
de Patrice Guérin
Éditions Du Moment / Mai 2016


Le 4 janvier 1970, un gamin de dix-sept ans crève l'écran de la télévision. Parisien au sang breton, Thierry Le Luron éblouit la France qui regarde le "Jeu de la Chance" de "Télé-Dimanche". Avec sa gueule d'ange et son sourire enfantin, ce prodige de l'humour connaîtra un destin romantique et fulgurant. De Jacques Chaban-Delmas à Louis de Funès, de François Mitterrand à Dalida, de Jacques Chirac à Johnny Hallyday, il imitera à la perfection les voix, les gestes et les tics des plus grandes célébrités. Avec lui, l'imitation devient un art qui déplace les foules et remplit les plus grandes salles de spectacle. Pourfendeur de la classe politique, qu'il passe au vitriol, il reste avec Coluche et Pierre Desproges l'un des inspirateurs des humoristes contemporains. Mais derrière le joyeux Luron, quels secrets cachait Thierry? À l'aise dans la peau des autres, le poids de sa vie lui semblait trop lourd à porter. Trente ans après sa disparition, Thierry Le Luron revit grâce à cette biographie complète, richement documentée, qui révèle les secrets d'un artiste de génie. Foudroyé par la maladie à trente-quatre ans, il faisait rire les autres pour oublier sa solitude et son chagrin.


- Vadim, un play-boy français
de Arnaud le Guern
Éditions Séguier / Mai 2016


Faire revivre Roger Vadim ne saurait s'envisager qu'en ressuscitant une époque, un style, des personnages oubliés: tout un monde que l'on disait "vadimien". C'est le pari de cette biographie joueuse, buissonnière, pleine de partis pris et digressions. Quant à la quatrième de couverture "idéale", elle fut écrite par Pascal Thomas, au lendemain de la disparition de Roger: "Vadim avait toutes les qualités qui font défaut aux cinéastes d'aujourd'hui. Il était beau, léger, désinvolte, paresseux, joueur, dilettante. Il n'avait rien de ces petits profs buveurs d'eau, avares d'eux-mêmes et de leur temps. Vadim [...] savait donner, savait flamber, savait boire sans retenue, à la russe. [...] Croyant filmer les beautés de sa femme dansant à Saint-Tropez, il inventait un style, une autre façon de faire du cinéma, et précédait ainsi cette chétive Nouvelle Vague qui allait lui emprunter beaucoup, lui emprunter surtout sa liberté inimitable, sans parvenir jamais à saisir le secret de son charme. Ce charme qui nous donnait des films tels des écrins faits souvent avec nonchalance et toujours avec beaucoup d'élégance, films dans lesquels ont surgi des femmes qui, à chaque fois, allaient faire rêver des générations entières".


- Celui que je rêvais d'être
La star de Camping Paradis se raconte
de Laurent Ournac
Éditions Flammarion / Avril 2016


Quel a été le chemin parcouru par Laurent Ournac avant de devenir l'une des personnalités préférées des français? Dès son plus jeune âge, il se découvre une passion: la comédie. Son but? Faire rire les gens. C'est donc avec humour et sincérité que la star de Camping Paradis nous dévoile les joies, les déboires et les rencontres qui ont ponctué sa vie professionnelle et personnelle. Sans complexe, il partage avec nous ses difficultés pour perdre du poids jusqu'à cette prise de conscience où maigrir était devenu une question de survie. La sleeve gastrectomie, opération chirurgicale encore peu connue en France, lui permettra d'atteindre cet objectif. Un témoignage qui nous entraîne dans l'intimité de l'acteur, depuis son enfance à aujourd'hui.


- Classé confidentiel
de Jean-Luc Lahaye
Éditions Carnets Nord / Avril 2016


"J'ai connu l'abandon et la misère. La prison et la galère. La gloire soudaine, la célébrité, l'argent, les filles faciles. Puis j'ai connu la descente de l'autre côté de ce versant, tout en bas, l'enfer, dont je suis remonté plusieurs fois. C'est mon histoire. [...] On m'a accusé de viol, de pédophilie, de corruption sur mineure, et bien que j'aie été jugé deux fois, ces mots me collent désormais à la peau. J'ai été la cible de certains médias, d'humoristes de tous bords, d'un lynchage en règle complètement hystérique, déplorable, injustifié. J'étais à terre et on m'a piétiné sans m'accorder le droit de me défendre". Trente ans après Cent familles (1,3 million d'exemplaires vendus), Jean-Luc Lahaye a décidé d'écrire, pour donner sa vérité. Après avoir raconté l'enfant abandonné, le chanteur aux millions de disques vendus revient sur sa vie d'homme, ses succès et ses zones d'ombre et, surtout, les femmes, qui constituent selon ses propres mots "le fil rouge de sa vie".


- Descartes
de Paul Valéry
Éditions Brumerge / Avril 2016


Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part, lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection "Les auteurs de ma vie" invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des "Pages immortelles", publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel: chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi, suivie d'une anthologie personnelle. Ces rencontres extraordinaires sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes. Ce texte, réédité aujourd'hui, avait été publié en 1941 dans la collection "Les Pages immortelles". Le grand lecteur de Descartes qu'était Valéry n'offre pas à lire un portrait traditionnel de Descartes. S'il évoque naturellement le philosophe, il insiste davantage dans sa présentation "sur la personnalité forte et téméraire du grand Descartes, dont la philosophie, peut-être, a moins de prix pour nous que l'idée qu'il nous présente d'un magnifique et mémorable Moi". Il peint Descartes comme le héros d'une odyssée intellectuelle extraordinaire, le cas le plus étrange qui se puisse imaginer, et livre ainsi un éclairant hommage au grand homme.


- Glenn Gould ou le piano de l'esprit
de Jean-Yves Clément
Éditions Actes Sud / Avril 2016


Au-delà de la reconnaissance planétaire de son interprétation des Variations Goldberg, tout le monde ou presque aujourd'hui connaît Glenn Gould. Plus de cinquante ans après avoir quitté le champ du concert et plus de trente ans après sa mort, lui qui ne goûtait guère l'hystérie médiatique est plus célèbre que tous les champions du genre, excepté Karajan ou Callas peut-être. On lui voue un véritable culte, sous des formes innombrables, articles, films, émissions, livres, colloques; on publie sa correspondance, on visite ses lieux de vie, une Association des amis de Glenn Gould est présente dans une quarantaine de pays, il existe un musée Gould, une fondation Gould, un prix Gould... "Je crois que la compétition, plus que l'argent, est la source de tous les maux", affirmait-il. Il reste que Gould fut le premier musicien à donner à l'enregistrement une véritable dimension philosophique, très loin des mirages éphémères de la carrière. Finalement son message est passé: sans rien concéder à son idéal de communication, il est parvenu à faire communier des auditeurs lointains autour d'un même idéal de transmission et de pureté.


- Henri VIII
de Philippe Erlanger
Éditions Perrin / Avril 2016


Cultivé, raffiné, passionné, despotique et fastueux, Henri VIII, roi aux six épouses qui, après avoir été un zélateur fougueux de l'Église catholique, se sépara de Rome pour pouvoir divorcer à son aise et se proclama chef suprême de l'Église d'Angleterre, est un monstre de l'histoire. Contemporain de François Ier et de Charles Quint, monté sur le trône à dix-huit ans, il régna de 1509 à 1547. Il ne fit pas de conquêtes, il n'agrandit pas son royaume qu'il laissa ruiné malgré de formidables spoliations. Et pourtant, en raison de l'image de sa puissante personnalité, de son subtil jeu diplomatique, de la création d'une flotte moderne et, naturellement, de la fondation d'une Église nationale, il est l'incarnation d'un grand règne.


- In my fashion
de Bettina Ballard
Éditions Séguier / Avril 2016


Bettina Ballard? Une figure, une intelligence, une plume de la mode. Correspondante de Vogue à Paris avant-guerre puis à la Libération, rédactrice "mode" à New York dans les années 50, sa carrière et plus largement sa vie sont un long défilé d'artistes, de femmes du monde, de couturiers, de photographes et de mannequins. Vous lirez ici l'arrière-décor des défilés, les portraits ô combien personnels de Schiaparelli, Chanel, Balenciaga, Dior; vous découvrirez la frivolité et le luxe d'un monde que seule l'Histoire mit entre parenthèses. Ces mémoires n'avaient jamais été traduits en français tandis qu'ils sont depuis longtemps introuvables aux États-Unis. Ils confirment la prédiction qu'une amie perfide fit un jour à Bettina Ballard: "Si vous aviez fait de bonnes études, ce qui n'est évidemment pas le cas, vous auriez été un véritable écrivain". In My Fashion est un bijou, une photographie sensible, un grand parfum d'époque.


- Joseph II
de François Fejtö
Éditions Perrin / Avril 2016


Joseph II (1741-1790), roi de Hongrie, d'Autriche et des Romains à vingt-trois ans en 1764, élu empereur d'Allemagne l'année suivante, visite ses Etats, puis l'Italie, la Prusse, la Russie et surtout Paris en 1777. En compagnie de sa soeur Marie-Antoinette, il découvre la cour la plus brillante de l'époque. C'est là qu'il définit les principes de son action politique: le despotisme éclairé. Durant son règne, il abolit le servage et met en chantier une réforme fiscale. Il promulgue un édit de tolérance, instaure le mariage civil, cantonne l'autorité du pape au dogme, sécularise la moitié des couvents et assure aux juifs une paix religieuse et sociale. Menacé par la Prusse et l'Empire ottoman, il tient son empire par la force de sa poigne et le conduit, jusqu'à sa mort en 1790, à être le seul concurrent, pacifique, de la France, laissant un héritage riche et contrasté. Une biographie magistrale.    


- La Fontaine
de Jacques Réda
Éditions Brumerge / Avril 2016


Jacques Réda livre ici "son" La Fontaine, celui des Fables bien sûr, mais aussi celui qu'on a un peu trop souvent laissé dans l'ombre: l'auteur des Amours de Psyché et de Cupidon, des Contes, du Poème du Quinquina. Au fil d'une promenade avec La Fontaine, apparaît la profonde unité de son œuvre, qui est peut-être celle aussi d'un caractère. "Jamais la barque du vers et son rameur n'ont mieux fait corps avec son courant majestueux, doucement rieur le long des berges avec le campagnol et la poule d'eau, sous la terrasse bordant les bois encore un peu sauvages de Saint-Germain et de Vaux en France".


- La passion dans les yeux
de Andréa Ferréol
Éditions L'Archipel / Avril 2016


Andréa Ferréol est une femme qui a du caractère. Pourtant, elle a accepté d'un homme ce qu'elle a refusé à tous les autres: subir ses caprices et désirs, mettre de côté ses projets pour se rendre à tout moment disponible, devenir son esclave par amour. Cet homme, la passion de sa vie, c'est Omar Sharif, qu'elle rencontre en 1984. Une liaison secrète, qui se transformera en amitié amoureuse, et durera jusqu'à la disparition de l'acteur, en juillet 2015. Andréa avait connu le succès dès 1973 en incarnant la plantureuse héroïne de La Grande Bouffe, de Marco Ferreri, dont elle dévoile les coulisses de tournage. Elle raconte les metteurs en scène célèbres pour qui elle tourna: Fassbinder, Comencini, Mocky, Schlöndorff, Scola, Greenaway… Ses rôles au théâtre, à la télévision. Et ses partenaires: Burt Lancaster, Mastroianni, Delon, Noiret, Belmondo, Gassman, Bud Spencer, Marielle, Depardieu… C'est aussi la femme, sa vie, ses parents et amis qui sont tour à tour évoqués dans cette autobiographie.


- Le petit monde d'Antoine Blondin
de Alain Cresciucci
Éditions Pierre Guillaume De Roux / Avril 2016


Antoine Blondin est plus connu comme personnage que comme écrivain: la légende, qu'il s'est attaché à construire lui survit depuis un quart de siècle. Survie précaire car les témoins se font rares et les lieux disparaissent, Le Bar-Bac et le Courrier de Lyon, deux hauts-lieux de la rue du Bac ont disparu, le Rubens de la rue Mazarine a été remplacé par une galerie de peinture. Chaque année, le Tour de France ramène ses bons mots, aussi longtemps qu'il restera des journalistes sportifs non formatés par les écoles de journalisme. Même son livre le plus connu ne lui appartient pas tout à fait: Un singe en hiver est d'abord un film, d'Audiard plus que de Verneuil.


- La vie en liberté
de Michel Mourlet
Éditions Séguier / Avril 2016


Michel Mourlet incarne une certaine tradition française et ces "mémoires" en témoignent. Exigeant quoique sentimental, il est un honnête homme pour qui la littérature, le théâtre et le cinéma forment un monde plus accompli que le monde, où les premiers éblouissements ne meurent jamais. Une vie débutée avant-guerre et marquée, dès l'adolescence, par l'indépendance et le dégoût d'une voie trop tracée. Une vie où les préférences et les amitiés seront choisies avec le coeur plutôt qu'en suivant un plan de carrière gardé plié dans la veste. Les personnes rencontrées sur sa route, admirables ou décevantes, sont d'ailleurs d'une diversité étourdissante: Silvia Monfort, Sagan, Morand, Montherlant, Jean Marais, les cinéastes Fritz Lang, Losey, Gance, Tavernier et bien d'autres, amis de Michel Mourlet (ou relations moins amicales), tous ont apporté leur eau au moulin de son existence.


- Le roi René
de Agnès Desarthe et René Urtreger
Éditions Odile Jacob / Avril 2016


Dix fois René Urtreger faillit mourir et dix fois il se releva, toujours guidé par la quête acharnée de la "note juste". Il est à lui seul toute la musique d'une génération et toute l'histoire du jazz. C'est le mystère palpitant de sa vie qu'Agnès Desarthe tente ici d'approcher. Pianiste génial, formé à Chopin et inspiré par Charlie Parker, il a joué avec les plus grands, de Lionel Hampton à Stan Getz, en passant par Dizzy Gillespie, Lester Young et Chet Baker. Il enregistre avec Miles Davis la bande originale du film Ascenseur pour l'échafaud et l'accompagne en tournée dans les plus prestigieuses salles d'Europe. Il apporte aussi son talent incomparable à l'aventure yéyé, aux côtés de Sacha Distel et de Claude François. Ce livre est le roman vrai d'une vie flamboyante. Parti de rien, René Urtreger atteint les sommets. Il connaît tous les excès et toutes les audaces, côtoie la gloire comme les enfers. Et ce qui nous bouleverse dans cette vie, c'est justement cette même exubérance et cette même mélancolie qui font la force sauvage du jazz, cette musique de fils perdus. Agnès Desarthe raconte cette aventure comme un roman. Son talent unique en fait un livre inoubliable. René Urtreger est l'un des plus grands noms du jazz. C'est à la fois un maître et une figure incontournable de la scène musicale.


- Lady Scarface
de Diane Ducret
Éditions Perrin / Avril 2016


Chicago. Début des années folles. Le Syndicat du crime n'est pas qu'une affaire d'hommes, il se conjugue aussi au féminin. Elles sont fugueuses, frondeuses, parfois meurtrières, mais toujours rebelles. Elles s'appellent Mary Josephine Capone alias Mae, Ada et Minna Everleigh, les Impératrices du vice, Margaret Collins, la Fille au baiser mortel, Louise Rolfe, l'Alibi blond, Bonnie Parker, la Juliette au revolver, ou encore Virginia Hill, le Flamant rose: elles sont les compagnes d'infortune comme de gloire d'Al Capone, Clyde Barrow ou Bugsy Siegel, barons noirs des années de plomb qui ont fait trembler l'Amérique. Traquées par le légendaire patron du FBI John Edgar Hoover, muses de la prohibition et de ses fêtes décadentes, elles n'ont rien à envier aux gangsters, l'intelligence et les talons hauts en prime. Le crime ne paie peut-être pas, mais il séduit toujours. À partir d'archives déclassifiées du FBI et d'Alcatraz, de journaux de l'époque, d'entretiens avec des descendants et de documents inédits, Diane Ducret dévoile avec le talent qu'on lui connaît l'intimité de celles qui ont choisi d'être des Lady Scarface, à la vie à la mort.  


- Marie-Antoinette et le comte Fersen. La correspondance secrète
de Evelyn Farr
Éditions L'Archipel / Avril 2016


Le comte suédois Axel de Fersen (1755-1810) fut bien plus, à la cour de Versailles, que le stratège qui donnait des conseils politiques à Louis XVI, et l'ami dévoué qui organisa l'évasion de la famille royale en 1791. Cet homme d'une parfaite éducation fut, surtout, l'amant de la reine de France, Marie-Antoinette (1755-1793). Et l'amour de sa vie. Les carnets de Fersen, publiés au début du XXe siècle, avaient été censurés; quant à la correspondance des deux amants, il n'en a jamais existé que des éditions incomplètes. Pour la première fois, voici rassemblée l'intégrale des lettres qu'ils échangèrent, dont six missives inédites. Enfin décryptés, certains passages raturés révèlent l'intensité de leurs sentiments. Chiffres, encres invisibles, intermédiaires, sceaux secrets, doubles enveloppes, noms de codes: autant de témoignages d'une passion inavouable. Ils donnent à voir une reine frondeuse et indépendante, qui osa braver les dangers et  aimer sans retenue l'homme qui avait gagné son cœur.


- Martin Luther King. Une biographie intellectuelle et politique
de Sylvie Laurent
Éditions Le Cercle Points / Avril 2016


Martin Luther King: un homme élevé au rang d'icône, qui évoque à lui seul la lutte pour les droits civiques et l'égalité des Noirs dans l'Amérique ségrégationniste des années 1960. Mais la légende a édulcoré les autres facettes de l'homme. Cette biographie hors du commun rend hommage au pasteur militant, dont le profond engagement pour la justice sociale dépasse les questions de race et de classe.


- Mon frère, le Che
de Juan Martin Guevara et Armelle Vincent
Éditions Calmann Lévy / Avril 2016


"Être le frère du Che ne peut pas être anodin. Mais il fallait bien qu'il soit le frère de quelqu'un. Il se trouve que c'est tombé sur moi. Pendant longtemps, je n'ai été que Juan Martin Guevara, puis je suis devenu le frère d'Ernesto Guevara. Et ensuite, celui d'une légende, le Che". Quand les Guevara apprirent la mort du Che, à la une des journaux, ils décidèrent de garder le silence. Cinquante ans plus tard, il est  temps pour son frère cadet, Juan Martin, de partager ses souvenirs, de dévoiler qui était le Che dans l'intimité. Juan Martin fait revivre ainsi ce frère aîné attentif et protecteur, complice des canulars et des escapades. Il raconte les deux mois extraordinaires qu'il a passés à La Havane aux côtés du Comandante, en 1959, au cœur de la révolution cubaine. Il se souvient de l'aventurier idéaliste qu'il a adulé, de l'intellectuel engagé dont les parents, excentriques, cultivés et bohèmes, mais aussi les frères et sœurs, ont participé à l'éveil politique. Dans ce récit autobiographique, Juan Martin Guevara œuvre enfin pour que les valeurs du Che deviennent une source d'inspiration pour les plus jeunes.


- Quinze années de ma vie
de Loïe Fuller
Éditions Mercure de France / Avril 2016


Actrice et décoratrice de théâtre, costumière, danseuse, chorégraphe, inventeur de dispositifs techniques et créatrice d'effets scéniques, éclairagiste, impresario et cinéaste, l'Américaine Loïe Fuller (1862-1928) a révolutionné le spectacle vivant et ouvert la voie à la danse moderne. Jouant avec des projections lumineuses polychromes sur un costume en voile dont elle maniait les pans au moyen de longues tiges portées à bout de bras, Loïe Fuller réalisa des scénographies virtuoses dont la radicalité fit l'effet d'un coup de tonnerre, influençant pêle-mêle peintres, sculpteurs, illustrateurs, écrivains, stylistes et publicitaires. Tout autant que le tracé d'un itinéraire hors du commun qui la hissa au rang de mythe, ses Mémoires dressent un tableau vivant et coloré de la vie artistique parisienne à l'aube du XXe siècle.


- Roman par Polanski
de Roman Polanski
Éditions Fayard / Avril 2016

"J'ai passé une grande partie de ma vie sur des montagnes russes, à négocier d'impossibles virages, à escalader les hauteurs, triomphes immenses, joies et plaisirs, avant de plonger, éperdument, vers des abîmes de tragédie et de douleur. Mais c'est bien ce périple insensé qui m'a conduit vers cet endroit inattendu: un présent de bien-être, et, oserais-je le dire, de bonheur. Voilà pourquoi je ne regrette rien du chemin que j'ai parcouru".


- Trop vite
de Nabilla Benattia
Éditions Robert Laffont / Avril 2016


Je ne me plains pas, j'explique. Je réfléchis, un petit peu. J'ai vingt-quatre ans, quand je me regarde dans une glace, je vois une fille jeune, mais derrière mon image j'ai l'impression d'être beaucoup plus vieille. Ce que j'ai vécu, je veux le raconter. Dire enfin ma pensée, mon ressenti. Reprendre le contrôle de ma vie. Ces trois dernières années ressemblent à un petit roman d'aventures ou on rit, ou on pleure, ou on aime et n'aime pas. J'ai fait tout ça à fond. Je n'ai plus voulu rencontrer aucun journaliste depuis plus d'un an. Je ne crache pas dans la soupe, j'explique. Pour remercier ceux qui m'ont soutenue en espérant les divertir. Et être moins méprisée par les autres, si possible. Je suis une show girl, une fille marrante, et je vous embrasse fort.


- Aimer sans attendre en retour
de Maddly Bamy
Éditions Michel Lafon / Mars 2016


Dès son plus jeune âge, Maddly n'a cessé de développer sa sensibilité, de nourrir sa curiosité et de chercher le but de l'existence. Elle a accompagné Jacques Brel pendant sept ans, jusqu'à sa mort. Or, de façon étrange, cet événement a éclairé sa vie, car dès l'instant où Jacques a quitté ce monde, elle s'est sentie enveloppée d'une douceur infinie qui lui révélait que lui et elle ne faisaient plus qu'un. Depuis, Maddly Bamy a écouté la parole de l'Amour-Même-Dieu, et reçoit l'enseignement d'aimer l'humanité tout entière. Ce qui lui ouvre aussi la connexion avec les personnes décédées, connues ou anonymes, qui sont dans la même dimension. Maddly Bamy nous livre les témoignages de ces êtres qui reviennent sur les erreurs de leur vie ici-bas, et dévoilent les faux semblants sociaux ou religieux, les a priori ou jugements qui les ont éloignées du but de toute existence: aimer sans attendre en retour.


- Andy Warhol va à Hollywood.
de Davis Deborah
Éditions Payot & Rivages / Mars 2016


New York, septembre 1963: Andy Warhol, une caméra Bolex en bandoulière, s'embarque dans un break Falcon à travers l'Amérique avec l'acteur Taylor Mead, le poète Gerard Malanga, et l'artiste Wynn Chamberlain. Direction Los Angeles, où l'attendent une exposition de ses sérigraphies à la Ferus Gallery et, surtout, une "soirée de star de cinéma" organisée en son honneur par Dennis Hopper et sa femme Brooke Hayward. Sur la mythique Route 66, tout en écoutant "Be My Baby" des Ronettes ou "Sally Go 'Round the Roses" des Jaynetts, le peintre découvre alors un diaporama pop de panneaux publicitaires, d'enseignes de néon, de motels et de diners à l'architecture Streamline Moderne, avant de débarquer Hollywood, d'y croiser son idole Marcel Duchamp, et d'y tourner un délirant film underground Tarzan and Jane Regained... Sort Of, qui l'imposera quelques temps après comme un maître du genre. Une cinquantaine d'années plus tard, la romancière et biographe Deborah Davis a refait, pour les besoins de ce document exceptionnel, la  route exacte qu'Andy Warhol a arpenté lors de ce road trip haut en couleurs et évoque, à travers cet épisode méconnu (et pourtant fondateur) de la vie de l'artiste, cette Amérique pop des Campbell's Soup et du Coca Cola qui irrigue l'ensemble de son œuvre. Get your kicks on Route 66.


- Aristide Briand
de Bernard Oudin
Éditions Perrin / Mars 2016


Né en 1862, Aristide Briand incarne à lui seul les grandes mutations de la IIIe République. Pendant trente ans, onze fois président du Conseil, vingt-six fois ministre, il joue les premiers rôles, en France d'abord, puis sur la scène internationale. En 1905, il est l'artisan de la loi de séparation des Églises et de l'État. Pendant la Première Guerre Mondiale, il tient la barre du pays durant un an et demi, notamment au moment décisif de Verdun. Mais, hanté par le carnage, il s'efforce dans les années vingt d'en prévenir le retour. Sa carrière prend une autre dimension. L'habile politicien devient le "pèlerin de la paix"; il est l'homme de la réconciliation franco-allemande, du projet initial d'intégration européenne. Son action lui vaut le Prix Nobel de la paix en 1926. Il meurt, en pleine gloire, en 1932, à la veille d'assister à l'effondrement de son œuvre.    


- Barras
de Christine le Bozec
Éditions Perrin / Mars 2016


Carrière météorique que celle de Barras, né en 1755 dans une famille provençale modeste. En 1782, lorsqu'il quitte l'armée après des missions aux Indes et au Cap, il n'est qu'un obscur lieutenant aux moyens de subsistance inconnus, qui végète jusqu'à la Révolution, dans laquelle il s'engage résolument. À partir de 1792, il connaît une ascension fulgurante qui le propulse, de novembre 1795 à novembre 1799, à la tête de la France aux côtés de quatre autres Directeurs, après que la chute de Robespierre l'a porté sur le devant de la scène. Brusquement, le coup d'État de Brumaire met fin à sa trajectoire, et Bonaparte, qu'il avait beaucoup aidé, le chasse avant de l'exiler. Dès la chute de l'Empire, Barras regagne Paris et y meurt en 1829 sans plus avoir l'occasion de jouer un rôle politique. Aujourd'hui encore, sa mémoire souffre d'une réputation exécrable: il aurait été flambeur, vénal, libertin, débauché. Au terme d'une analyse serrée des sources, l'auteur démontre que la plupart de ces imputations proviennent d'une légende noire forgée par les brumairiens, qui cherchaient ainsi à légitimer leur coup d'État de novembre 1799. Cette biographie ne vise pas à rendre le personnage plus vertueux qu'il ne l'était, mais à montrer l'homme politique atypique qu'il fut quatre ans durant à la tête d'un pays en recherche de stabilité.


- Boni de Castellane
de Éric Mension-Rigau
Éditions Perrin / Mars 2016


Portrait du dandy légendaire, figure mondaine de la Belle Epoque. La vie et le portrait du dandy légendaire qui, jusqu'à sa mort, fascina ses contemporains et fut un phénomène médiatique exceptionnel: "prince de la mode" qui multiplia les conquêtes féminines, ami de Marcel Proust et de D'Annunzio, esthète qui mit son goût raffiné au service des collectionneurs américains, patriote partisan de l'Entente cordiale et de l'alliance franco-russe, acteur de l'ombre aux Conférences de la paix en 1919, père de famille attentif et chrétien exemplaire face à la maladie. Un tableau de la France de la Belle Époque à travers le destin d'un homme hors du commun, le dernier des grands seigneurs d'Ancien Régime, qui contribua à son éclat et à son rayonnement.    


- Comédie française. Ça a débuté comme ça...
de Fabrice Luchini
Éditions Flammarion / Mars 2016


Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l'esprit et le panache de la langue française. En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d'immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l'air de notre temps, en racontant la fureur du Misanthrope à l'ère du téléphone portable, ou la sensualité de "La Laitière et le pot au lait" sur l'air d'une publicité pour Dim. Il a quitté l'école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd'hui l'un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L'Hermine. Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d'une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.


- Erik Satie
de Romaric Gergorin
Éditions Actes Sud / Mars 2016


Erik Satie (1866-1925) demeure à jamais l'auteur d'une poignée d'œuvres phares, les Gnossiennes, les Gymnopédies, ou Parade. Après avoir trouvé dans de courtes pièces pour piano une simplicité radicale qui annonce l'épure d'un certain XXe siècle, Satie s'enfonce dans les mystères de l'ésotérisme, vu comme un terrain d'expérimentation, puis s'éclipse à Arcueil. Relancé par Ravel, cherchant une esthétique hors de l'influence de son ami Debussy, il devient progressivement, à partir des années 1910 et jusqu'à sa mort, un chef de file de la modernité, inventeur de la musique d'ameublement, compagnon de route de Picasso, Picabia, Cocteau, Tzara ou Duchamp. Créateur d'une musique transparente derrière laquelle il s'efface, Satie est le premier compositeur qui sort de l'histoire de la musique pour devenir un mythe errant sans identité propre, évoqué ici au miroir du monde contemporain qu'il reflète déjà. Comme tous les volumes de la collection "Clacsica", ce Satie est enrichi d'une chronologie, d'une bibliographie, d'une discographie et d'un index.


- Hugo
de Michel Butor
Éditions Brumerge / Mars 2016


Michel Butor a fouillé, remué les vieux cartons du grenier hugolien qui regorge de surprises, livrant au lecteur de longs extraits, souvent inattendus, et même quelques dessins. "Il en fait trop: non seulement le théâtre, mais le roman, non seulement les invectives, mais les chansons, les petites épopées, mais le promontoire du songe; non seulement la littérature mais le dessin. Il finira par nous prendre toute la place". Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part: lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection "Les auteurs de ma vie" invite de grands écrivains contemporains à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux.


- Je n'écrirai jamais mes mémoires
de Grace Jones et Paul Morley
Éditions Séguier / Mars 2016


Voici les mémoires tant attendus de la légendaire Grace Jones. Reine incontestée du spectacle, mannequin, muse, chanteuse, actrice, créature à la plastique si singulière, elle a incarné comme personne les années 1975-1985. Aussi l'exubérance et les dangers de cette décennie traversent-ils cette autobiographie, au casting idéal bien qu'hétéroclite: Andy Warhol, Jean-Paul Goude, Issey Miyake, Dolph Lungren, les vacataires du Studio 54 et ceux du Palace, Luciano Pavarotti, Jessica Lange... Mais ce qui fait de Grace Jones une artiste à part, c'est son goût pour l'avant-garde. Sa musique est un savant mélange de house, de reggae et d'électro, avec des tubes comme Pull up to the Bumper, Slave to the Rhythm, ou encore sa reprise mythique de La Vie en rose. Je n'écrirai jamais mes mémoires retrace le parcours de cette pionnière, de sa Jamaïque natale à sa conquête de New York puis de Paris. Une vie de combattante qui se poursuit encore et toujours, sans aucune concession aux facilités.
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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Lun 4 Juil - 8:04

- Jean-Jacques Pauvert. L'éditeur en liberté
de Emmanuel Pierrat
Éditions Calmann Lévy / Mars 2016


Ainsi, monsieur, vous voulez travailler dans le livre? (Gaston Gallimard à Jean-Jacques Pauvert en 1941.) Contre la censure, il fut le premier à publier l'œuvre complète du marquis de Sade, au grand jour et sous son nom. Il fut aussi l'éditeur d'Histoire d'O, d'André Breton, de Georges Bataille, de Boris Vian et d'autres auteurs majeurs du XXe siècle. Jean-Jacques Pauvert est mort le samedi 27 septembre 2014. Il était l'un des derniers éditeurs "à l'ancienne" et incarnait le combat pour la liberté. Sa carrière fut tumultueuse. Sa vie, aussi mouvementée que romanesque. Compagnon de Régine Deforges, ami des surréalistes, l'homme séduisait autant par son érudition que par son irrévérence. L'auteur de cette biographie, Emmanuel Pierrat, a été son avocat et ami pendant les vingt dernières années de sa vie. Il a rencontré plus de soixante témoins, d'Antoine Gallimard à Annie Le Brun, et a notamment consulté les archives personnelles de Jean-Jacques Pauvert. Il fait revivre Pauvert jeune éditeur, coursier pour la Résistance; l'"affaire Sade"; les surréalistes; l'aventure d'Histoire d'O; la rencontre avec Régine Deforges; la concurrence de Tchou, Losfeld, Balland ou Bourgois; les multiples faillites et les rebondissements d'une vie tout entière vouée au livre et à la liberté.


- L'énigme Fersen
de Françoise Wagener
Éditions Albin Michel / Mars 2016


"Marie-Antoinette n'a eu qu'un grand sentiment et peut-être une faiblesse" note la comtesse de Boigne, élevée quasiment sur les genoux de la Reine. L'objet de ce sentiment était l'énigmatique et très séduisant comte suédois Axel de Fersen. Alors que Versailles et Stockholm confortaient leur alliance séculaire, cet héritier de la première famille de son pays choisit très tôt, avec l'aval du brillant Gustave III, de servir la France. Cette allégeance ne se démentit jamais. Il épousa dès les premières heures de la Révolution la cause des souverains français, ses bienfaiteurs, mais échoua à les sauver, ce qui le brisa. Mais qui fut véritablement Fersen, dont le nom suscite encore tant de fantasmes et une éternelle question restée à ce jour sans réponse? Françoise Wagener, à qui l'on doit quelques biographies très remarquées sur cette époque, a choisi de redonner à Fersen sa voix: grâce aux nombreux écrits intimes de son personnage, elle trace de l'intérieur un portrait en pied de celui qu'on disait froid et d'une réserve irritante, mais dont la nature profonde se révèle, au contraire, complexe autant que chaleureuse. Démarche inédite et originale qui permet de mieux évaluer la qualité de la relation, énigmatique elle aussi, de Fersen à la reine de France.


- Les quatre frères d'Orléans
Violence et passions au temps de la guerre de Cent Ans
de Gérard de Senneville
Éditions Bernard de Fallois / Mars 2016


Paris, 1407, rue Vieille-du-Temple. Les tueurs du duc de Bourgogne assassinent à coups de hache Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI. Sa veuve meurt de chagrin, laissant quatre jeunes orphelins. L'aîné, Charles, devient duc d'Orléans; à quinze ans, pour venger son père, il déclenche une guerre civile entre ses partisans, les Armagnacs, et ceux de l'assassin, les Bourguignons. Cette guerre déchire le pays pendant que les Anglais envahissent à nouveau la France: capturé à Azincourt, Charles d'Orléans reste vingt-cinq ans prisonnier en Angleterre, où il compose des poèmes qui le rendront célèbre. Le second frère, Philippe, se bat lui aussi, mais meurt à vingt-quatre ans d'une épidémie, tandis que le troisième, Jean, livré en otage aux Anglais à l'âge de douze ans, subit trente-deux années de captivité. C'est donc le dernier des quatre frères, un enfant naturel, qui porte seul les espoirs de la famille: le "bâtard d'Orléans" (devenu plus tard comte de Dunois) se met au service de Charles VII ("le roi de Bourges"), combat aux côtés de Jeanne d'Arc, devient l'un des meilleurs capitaines de la guerre de Cent Ans et achève de libérer la France des Anglais. Quant à Charles d'Orléans, enfin de retour dans son château de Blois, il y forme une cour de poètes dont le rayonnement s'étend à tout le royaume. Dans ses dernières années, il a un fils qui deviendra le roi Louis XII, et celui-ci aura lui-même pour successeur François Ier, petit-fils de Jean d'Orléans, "l'enfant prisonnier des Anglais". Six rois issus de la famille d'Orléans régneront ainsi sur la France. À travers un récit très vivant, Gérard de Senneville, auteur de biographies remarquées, nous fait découvrir ici quatre destins shakespeariens dans une époque violente, mais contrastée, où de grands guerriers étaient aussi des poètes.


- Missy
de François-Olivier Rousseau
Éditions Pierre Guillaume De Roux / Mars 2016


Une biographie de la Marquise de Morny, dite "Missy", figure de la Belle Epoque qui eut une longue liaison avec Colette, monta sur les planches le temps d'un scandale au Moulin rouge, fut l'une des premières femmes à porter le pantalon et à fumer le cigare.
- Un tableau magistral des métamorphoses individuelles et collectives sur fond de trois guerres successives.
- Le Paris de la Belle Époque, décadent, caricatural et tapageur, saisi dans ses milieux interlopes.
- Le récit rocambolesque des déboires de Colette avec Willy.
- La réhabilitation d'une Missy déformée et avilie par ses détracteurs.
- Une enquête magistrale.


- Né au bon moment
de David Lodge
Éditions Payot & Rivages / Mars 2016


Comment devient-on David Lodge? Pourquoi choisit-on le rire comme langage absolu, la comédie comme ligne de vie (et de fuite)? Dans ce livre événement, notre Anglais préféré se dévoile comme jamais, avec une pudeur et une simplicité bouleversantes. Loin des mémoires tournant à l'autocélébration, David Lodge rend hommage aux autres, à ceux qui ont traversé sa vie (parents, enfants, amis écrivains) et ce morceau de siècle avec lui, gamin anglais né en 1935, à quelques encablures de la guerre. Au-delà du roman d'une vie, ce livre raconte le parcours d'un catholique profondément irrévérencieux, mais aussi habité par le doute et le paradoxe.


- Punk rock blitzkrieg. Ma vie chez les Ramones
de Marky Ramone
Éditions Payot & Rivages / Mars 2016


En 1978, Marc Bell devient Marky Ramone et tient les baguettes d'un des gangs parmi les plus célèbres de toute l'histoire du rock américain, les Ramones. Ce jeune batteur, né à Brooklyn, n'est alors pas un débutant et a participé aux riches heures du punk new-yorkais, aux côtés de Richard Hell. Durant des années, et jusqu'aux derniers feux du groupe, Marky portera désormais fièrement l'étendard du "blitzkrieg rock" des Ramones aux quatre coins de la planète avant de devenir, à la disparition des trois autres membres du groupe, le dernier survivant d'une bruyante légende. Cette autobiographie brut de décoffrage, qui évoque dans un premier temps le New York punk des années 70  (des New York Dolls aux Heartbreakers de Johnny Thunders) raconte la folle cavalcade du plus grand group punk américain, ouvre la porte des backstages et des studios (y compris celui de Phil Spector), et offre une plongée sans langue de bois, parfois terrifiante, dans l'intimité d'un groupe rongé par les rivalités et des addictions.


- Shakespeare. L'espion des âmes
de Henriette Chardak
Éditions L'Archipel / Mars 2016


Nombre d'auteurs se sont interrogés sur son identité. Était-il un aristocrate jaloux de son anonymat? Un Italien? Le "nègre" d'un auteur célèbre? Un collectif d'auteurs? Peut-être même une femme? Les spéculations, depuis quatre siècles, n'ont guère cessé d'entourer l'auteur du non moins étrange Hamlet. Henriette Chardak a réexaminé une par une les pièces du "dossier Shakespeare", afin de lever le voile sur les aspects les plus énigmatiques du grand dramaturgique. Aussi célèbre que discret, Shakespeare, nous dit-elle, fut avant tout un homme de l'ombre, caché sous des masques de théâtre, préférant se cacher à la vue de ses contemporains pour les scruter jusqu'à l'âme, tel le plus fin des journalistes de son époque. Il était un humaniste libre-penseur, ce qu'il voulait à tout prix dissimuler à ses "clients" royaux. Au-delà de sa vie de comédien, de ses fulgurances géniales, de ses amitiés et surtout de ses intrigantes disparitions, cette biographie romanesque s'attelle à l'énigme Shakespeare.


- The Velvet Underground
de Philippe Azoury et Joseph Ghosn
Éditions Actes Sud / Mars 2016


L'histoire du Velvet se mélange à celle d'un New York des années 1960 où tout était possible. Lou Reed, John Cale, Nico, mais aussi Bowie, Morissey, Warhol, appartements insalubres squattés en bande, drogues, guitares, effervescence permanente, de ce bouillon de culture fertile émergent des albums qui ont changé l'idée du rock.


- Truffaut et les femmes
de Elizabeth Gouslan
Éditions Grasset & Fasquelle / Mars 2016


Le réalisateur  de "Baisers volés" et du "Dernier métro" ne cachait pas son jeu: "Le cinéma, disait-il, c'est l'art de faire faire de jolies choses à de jolies femmes". Il ne se priva jamais de mêler la vie, l'image, la fiction, le scénario, la réalité. Il y avait ainsi, d'un côté, le Truffaut rive droite, cravaté et sanglé; et, de l'autre, l'individu pétri d'émotions et soumis à son tumultueux désordre intérieur. La femme idéale n'existant pas, il la modela à l'image de ses fantasmes:  fatale, magnétique, audacieuse, tendre, intouchable. Du cinéma à ses propres battements de cœur, ce fut donc, pour ce merveilleux artiste,  un tourbillon dans lequel les actrices seront, chacune, un vertige spécifique: amoureux de son épouse, Madeleine, fou de Jeanne Moreau, de "Framboise" Dorléac, amusé par Claude Jade, aimanté par Catherine Deneuve,  envoûté par Fanny Ardant. Son existence et ses films finirent par se confondre afin de ne faire plus qu'un. Truffaut ou l'homme qui aimait les femmes? Toutes les femmes? Évidemment. Ce livre-enquête prouvera qu'elles le lui rendaient bien.


- Zita impératrice courage. 1892-1989
de Jean Sévillia
Éditions Perrin / Mars 2016


Le destin poignant d'une femme dont la vie force l'admiration et le respect. Zita de Bourbon-Parme (1892-1989) a tout connu du XXe siècle: les fastes de l'Empire austro-hongrois, l'accession au trône en pleine guerre de 1914, la fin de l'empire, l'exil, la ruine de l'Europe, avant le retour triomphal dans une Autriche enfin apaisée. La biographie magistrale d'une femme d'exception.    


- Bienvenue chez moi
de Jean-Luc Petitrenaud
Éditions Flammarion / Février 2016


"Vissés dans la cuisine, nous regardions avec complicité la ronde des casseroles qui dessinait les contours du souper. Le dimanche soir, on finissait le riz gras qui avait habillé le rôti de bœuf à l'heure du déjeuner. Ah ce riz croustillant, ébloui de beurre, qui chante en bouche. Ah ces petits pains au chocolat issus du surplus de la pâte à tarte. Ah cette salade de fruits confite dans son jus naturel. Ah ce clafoutis aux cerises explosant de jutosité. Repas de rien, repas économiques. On ne saluera jamais assez l'imagination des ménagères de cette époque. Trois fois rien et le paradis ouvre ses portes". Pour mieux se raconter, Jean-Luc Petitrenaud nous invite chez lui, dans les maisons qui ont le plus compté dans sa vie. De l'Auvergne-à la Normandie, des souvenirs tendres et gourmands qui font la part belle à l'enfance, à l'amitié et à la douceur de vivre.


- Brève vie de Katherine Mansfield
de Pietro Citati
Éditions La Table Ronde / Février 2016


Katherine Mansfield née en 1888 en Nouvelle-Zélande, morte en France en 1923, a écrit quelques-uns des plus beaux et des plus célèbres récits de ce siècle. Plus qu'un simple écrivain, elle est vite devenue comme Virginia Woolf ou Franz Kafka, un personnage fabuleux, une sorte de mythe moderne représentant exemplairement un destin de l'époque. Changeante, adorable, inquiète, fragile, têtue: voici une jeune fille soucieuse d'être belle, à la mode, amoureuse, qui s'enfuit, revient, tombe malade, meurt jeune; mais aussi un écrivain de premier ordre, jamais dupe d'elle-même, toujours en quête, dans la vie comme dans l'écriture, de quelque chose qui fuit éternellement regards et désirs humains.


- Charlie Chaplin
de Peter Ackroyd
Éditions Philippe Rey / Février 2016


Il fut la première icône du grand écran et demeure, cent ans après son premier film, le visage le plus instantanément reconnaissable du cinéma. Mais qui était vraiment l'homme à la moustache? Petit garçon blessé par la déchéance de sa mère adorée, scandaleux séducteur multipliant les jeunes conquêtes, égocentrique pathologique, réalisateur omniprésent derrière et devant la caméra, agitateur politique. Avec la précision d'un biographe et la distance d'un romancier, Peter Ackroyd rend justice à Chaplin sous tous ses aspects, les lumières comme les ombres. Il braque ses projecteurs sur une vie et une œuvre, depuis les humiliants débuts dans les music-halls londoniens jusqu'à la célébrité planétaire acquise alors qu'il n'a que vingt-cinq ans. Et, sur fond d'une centaine de films qui n'ont cessé depuis de drainer des hordes de spectateurs à travers le monde, nous entraîne, par les sombres scandales des années 1940 et la chasse aux sorcières du maccarthysme, au final et pathétique exil suisse. La biographie passionnante d'un personnage de génie, énigmatique entre tous.


- Gainsbourg confidentiel
de Pierre Mikaïloff
Éditions Prisma / Février 2016


Qui est le vrai Serge Gainsbourg? À l'occasion des 25 ans de sa mort, cette biographie inédite lève le voile sur les mystères de cette star pudique malgré ses provocations et nous révèle des facettes méconnues de sa personnalité. Qui est donc Serge Gainsbourg que chacun pense connaître? Un musicien de génie, assurément. Un compositeur et parolier hors pair qui a traversé tous les courants musicaux, et un pygmalion qui a multiplié les collaborations avec de grands artistes comme France Gall, Françoise Hardy, Bashung et Vanessa Paradis. Un grand amoureux qui a magnifié les femmes de sa vie dans ses duos sensuels. On connaît bien Gainsbarre le provocateur qui a choqué la France par ses déclarations fracassantes et sa liberté affichée à la télé. Mais qui est le Gainsbourg intime? Celui des doutes et des blessures, le jeune homme qui avait une vocation contrariée pour la peinture, le musicien incompris qui est éclipsé dans les années 1970 par le succès de Jane Birkin? L'homme qui réalise des longs-métrages, des pubs et des clips aujourd'hui oubliés par la légende?


- Jane Birkin. Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
de Frédéric Quinonero
Éditions L'Archipel / Février 2016


Les années passent, Jane Birkin reste une icône. Tour à tour scandaleuse à ses débuts sur grand écran dans Blow Up d'Antonioni, puis murmurante en muse de Gainsbourg dont elle demeurera l'héritière et la meilleure interprète, cette "ex-fan des sixties" a su se faire une place dans le cœur des Français. C'est à partir de 1968, et sa rencontre avec Serge Gainsbourg (qui se remet difficilement de sa rupture avec BB) qu'elle connaît la consécration en France. Tous deux forment alors le couple bohème post-soixante-huitard du Paris germanopratin. Elle joue dans La Piscine de Jacques Deray, aux côtés d'Alain Delon et Romy Schneider, chante avec Serge ("Je t'aime, moi non plus"), puis en solo. Elle trace ainsi son chemin, avec sa légèreté et sa fantaisie so british, enchaînant dans les années 1980 des collaborations au cinéma, avec des réalisateurs tels Jacques Doillon ou Jacques Rivette, ou au théâtre avec Patrice Chéreau. Après la disparition de Serge en 1991, à qui elle ne cessera de rendre hommage,  "Jane B." reste sur le devant de la scène, pour la musique comme pour les combats qu'elle mène à travers le monde. Avec cette flamme qui, malgré les épreuves, ne s'est jamais éteinte.


- Jean de Tinan
de Jean-Paul Goujon
Éditions Bartillat / Février 2016


Admiré par un cercle d'inconditionnels, Jean de Tinan (1874-1898) occupe une place à part dans l'histoire de la littérature française. Dans cette riche biographie agrémentée de nombreux documents inédits, Jean-Paul Goujon retrace le parcours de ce délicat écrivain au destin brisé. Tout en incarnant un représentant de la Belle Époque, l'auteur est avant tout une personnalité aussi complexe que séduisante: à la fois sentimental et raisonneur, libertin et romantique, partagé entre "sexe et tendresse", recherchant toujours le bonheur et perpétuellement insatisfait. Cette biographie, qui accompagne la sortie du Journal intime inédit de Jean de Tinan, offre le portrait le plus complet possible de ce jeune homme 1900, à travers ses amours et ses amitiés, ses "noctambulismes" et ses "sentimentalismes". On y croise entre autres, parmi les écrivains et artistes célèbres: Gide, Louÿs, Valéry, Barrès, Régnier, Debussy, Toulouse-Lautrec, Jarry, Léautaud qui disait: "Jean de Tinan, ce nom, pour moi, c'est de la sensibilité, du scepticisme et de la grâce". Et Mallarmé, après avoir lu Penses-tu réussir, écrivait à l'auteur en le félicitant d'y avoir fait "éclater, toujours dans un beau milieu, votre amusante et poignante désinvolture de sentiment si sincère".


- Joffre
de Rémy Porte
Éditions Perrin / Février 2016


La biographie de référence du maréchal Joffre, sans concession pour les idées reçues et les discours convenus. Ni hagiographie ni critique systématique, Rémy Porte livre la biographie de référence du maréchal Joffre, sans doute le chef militaire le plus contesté de la Première Guerre Mondiale. Porté au pinacle après la victoire de la Marne, à la tête des armées françaises jusqu'en 1916, Joffre est remplacé par Nivelle après les terribles batailles de Verdun et de la Somme. Mais plus que tous ses pairs, il a su incarner le commandement, en exigeant que chacun tienne sa place, à son niveau, et en assumant seul les prises de décision. Voici le portrait nuancé du généralissime, construit sans œillères à partir des sources les plus diverses.    


- Léon Blum. Un portrait
de Pierre Birnbaum
Éditions Du Seuil / Février 2016


Dans ce portrait passionné et souvent inattendu, Pierre Birnbaum redonne pleinement vie à Léon Blum: le dreyfusard, l'homme de Juin 36 et de ses immenses conquêtes sociales, mais aussi le jeune dandy aux goûts littéraires d'avant-garde, l'homme d'action doté d'un réel courage physique, l'avocat de l'émancipation sexuelle des femmes, l'amoureux aux multiples vies. Il relit aussi ses engagements à la lumière de l'histoire de ces Juifs d'État, "fous de la République", auxquels il a consacré un livre qui a fait date. Figure accomplie de la citoyenneté républicaine, Blum ne renia jamais sa judéité. Une vision singulièrement renouvelée.


- Les Hugo
de Henri Gourdin
Éditions Grasset & Fasquelle / Février 2016


Encore un livre sur Victor Hugo? Non, sur tous les Hugo. Ceux qui le précèdent, à partir de ses ancêtres lorrains, et ceux qui le suivent, jusqu'à la génération de Jean, le peintre, ami de Cocteau. Cinq générations en dix-huit portraits de personnalités fortes, pittoresques, émouvantes: le général Léopold-Sigisbert Hugo, héros des guerres napoléoniennes, père officiel de Victor; Sophie Trébuchet, mère du poète et figure dominante de la saga; le général Lahorie, amant de Sophie et père naturel présumé de Victor; Adèle Foucher, épouse de Victor et mère de ses cinq enfants; Léopold Hugo, le fils premier né, mort de maltraitance à moins d'un an; Léopoldine, morte noyée à 19 ans dans des circonstances troublantes; Charles Hugo, le fils prodigue, continuateur de la lignée; François-Victor Hugo, l'héritier tendre et discret, éminent traducteur de Shakespeare; Adèle Hugo "la misérable", "l'engloutie", "la mal-aimée", internée par son père à 42 ans; Paul et Aline Ménard-Dorian, hautes figures de l'art, de l'industrie et de l'extrême-gauche républicaine; Jean le peintre, époux de la fameuse Valentine Gross et père de huit Hugo; Marguerite, manadière en Petite Camargue et bien sûr, celui sans qui cette histoire ne serait pas racontée, le grand Victor Hugo. Dans cette approche inédite d'une immense figure littéraire, Henri Gourdin détecte et analyse d'étranges continuités dans les comportements sur ces cinq générations. Il relève les falsifications accumulées par deux siècles d'hagiographie et ouvre un débat sur la question de la célébrité. L'histoire d'une famille, l'histoire de la littérature, de la politique et des arts, une histoire de la France.


- Ma chienne de vie
de Dave et Patrick Loiseau
Éditions Robert Laffont / Février 2016


Il ne fait pas bon être un chien errant sur l'île ou Chance est née. À certains endroits de la côte, les pêcheurs capturent chats et chiens et les transforment en appâts vivants pour la pêche au requin. Comme des centaines de ses congénères, Chance en a été la victime. Miraculeusement, elle parvient à se sauver. Puis rencontre, grâce à de "bonnes fées", ceux qui vont devenir les humains de sa vie, le chanteur Dave et son compagnon, le parolier et auteur Patrick Loiseau. Depuis dix ans, leur trio est inséparable. Après toutes les épreuves traversées, Chance aurait-elle, finalement, de la chance?


- Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez
de Annette Wieviorka
Éditions Perrin / Février 2016


Le couple mythique du communisme français. En 1934, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, dit à Jeannette Vermeersch, jeune militante: "Je vais chez toi. Pour toujours". Leur intense vie commune ne prendra fin qu'avec la mort de Maurice, en 1964. Annette Wieviorka, grâce à des archives souvent inédites, retrace le destin exceptionnel de deux enfants du Nord, aux prises avec les grands drames du XXe siècle. Elle raconte leurs parcours immergés dans l'idéologie où s'entremêle vie familiale et militante dans un enfermement partisan, que ce soit en France ou au pays des Soviets. Elle éclaire des épisodes controversés, comme la désertion de 1939. Elle montre aussi leur ouverture à l'art, ainsi que leurs positions réactionnaires en matière de mœurs. Un livre puissamment original sur un couple en politique comme l'histoire en compte peu.    


- Passionnément Gainsbourg
de Karin Hann
Éditions Du Rocher / Février 2016


Figure médiatique emblématique de la fin du XXe siècle, Serge Gainsbourg disparaît le 2 mars 1991, laissant l'image d'un compositeur à succès talentueux, certes sulfureux et provocateur, mais aussi blessé et à fleur de peau. Or, si nombreux sont ceux qui affirment s'inspirer de lui, personne ne parvient à lui emboîter le pas: Gainsbourg est plus qu'un compositeur à textes, c'est un poète véritable, qui s'inscrit dans la lignée de ses aînés du XIXe siècle, dont il s'est si souvent inspiré. À la suite de Rimbaud et surtout de Verlaine, il s'empare des grands thèmes romantiques, torturant son âme pour exorciser son mal de vivre dans des textes poignants et incisifs, sur des mélodies empruntées à de grands musiciens classiques ou nées de son imaginaire de pianiste de bar. Maniant la langue française en virtuose, jouant de la sonorité des mots comme de leur sens, il s'adresse à un public sans cesse renouvelé avec une sincérité bouleversante. Karin Hann restitue ici la richesse des œuvres de Gainsbourg, en révélant parfois la face cachée de ses écrits. Fruit d'une longue recherche, ce livre met en lumière le caractère exceptionnel de cet artiste complexe, ainsi que son immense culture. Un hommage qui l'inscrit définitivement dans la tradition des grands poètes maudits et qui est, à n'en pas douter, passionnément Gainsbourg.    


- Un voyage inattendu
de Lucien Douroux
Éditions Cherche Midi / Février 2016


Lucien Douroux est né en 1933 dans un petit village d'Auvergne au sein d'une famille d'agriculteurs. Alors qu'il cumule les travaux à l'exploitation familiale avec un emploi d'ouvrier dans une coutellerie voisine, il rejoint le mouvement de la Jeunesse agricole catholique (JAC). Cette rencontre va changer le cours de son existence. Il découvre Paris, d'autres milieux, des idéologies nouvelles, milite pour plus de fraternité sans jamais rompre avec ses racines auvergnates. Son caractère visionnaire, sa détermination, sa résistance montagnarde et la force de ses valeurs catholiques en font un être singulier, armé pour les plus grandes conquêtes. En 1970, le Crédit Agricole s'impose à lui. Il y entre comme on entre en politique ou en religion, avec la passion et l'âme d'un missionnaire. Il n'aura de cesse alors de défendre ses idées et de façonner le Crédit Agricole d'aujourd'hui, transformant avec conviction la banque des agriculteurs en une banque globale et internationale, tout en conservant l'esprit de ses origines. Cet ouvrage est le récit du voyage inattendu d'un fils de paysan auvergnat qui s'est hissé à la tête du Crédit Agricole et porte un regard aiguisé sur un monde en pleine mutation.


- Eve Curie
de Claudine Monteil
Éditions Odile Jacob / Janvier 2016


Fille de Pierre et Marie Curie, Ève Curie fut une femme d'action et de conviction. Tour à tour, et avec le même sens de l'engagement et de l'audace, elle est présente aux côtés de De Gaulle dès juin 1940, correspondante de guerre couvrant tous les fronts, de l'Europe, de l'Afrique et de l'Extrême-Orient, simple soldat volontaire des Forces françaises libres, conseillère spéciale du secrétaire général de l'OTAN, seule femme à occuper, en pleine guerre froide, un poste d'une telle envergure stratégique. D'une détermination farouche, exerçant une véritable fascination sur les médias, elle sillonne le monde avec son mari, l'Américain Henry Labouisse, directeur exécutif de l'Unicef, et s'engage au service des enfants et dans la lutte contre la faim durant la crise du Biafra. C'est ce parcours d'exception d'une femme de tous les défis, éprise d'action et de liberté, que relate ici Claudine Monteil, en s'appuyant sur de nombreuses archives inédites du fonds Curie. Ève Curie ne fut pas scientifique, mais elle eut l'étoffe d'une héroïne pour la défense des libertés.


- Henri Dutilleux
de Pierre Gervasoni
Éditions Actes Sud / Janvier 2016


Cette ambitieuse biographie du compositeur Henri Dutilleux (1916-2013) n'est pas un livre comme les autres, mais un véritable projet littéraire, de nature proustienne. En effet, comment rendre compte de quatre-vingts ans d'activité sans se limiter à la restitution de souvenirs, à la publication de documents? Pierre Gervasoni a mené un long travail d'enquête, recherchant les témoignages d'époque, fouillant les archives publiques et les fonds privés. Au fil du temps, le butin est devenu considérable et s'est encore enrichi avec l'accès aux archives personnelles du compositeur. Il a fallu sélectionner les faits rapportés, mais aussi les détails permettant de les animer. Et surtout relever le défi de l'écriture, afin de garantir au lecteur un plaisir constant, de la première à la dernière page, en l'invitant à se mettre dans la peau des personnages de ce récit. L'histoire d'Henri Dutilleux a alors pris la forme naturelle d'un roman. Un roman où tout est vrai.


- Joséphine: le paradoxe du cygne
de Pierre Branda
Éditions Perrin / Janvier 2016


Elle ne s'appelait pas Joséphine de Beauharnais, mais Marie-Joseph-Rose de Tascher de La Pagerie. C'est par la grâce de Napoléon qu'elle prit le nom de Joséphine, puis le titre d'impératrice. Ce premier mystère en cache beaucoup d'autres, dont Pierre Branda lève successivement les voiles. Certes, la Créole avait la grâce du cygne, dont elle se fit un instrument efficace, au point d'être désignée comme "l'incomparable", de sa naissance à la Martinique en 1763 jusqu'à sa mort à Malmaison en 1814. Mais, bien plus que ses prouesses et ses trahisons amoureuses réelles ou supposées, l'auteur fait valoir la femme de réseaux, d'influence et d'argent, l'hostilité jamais démentie du clan Bonaparte à son égard et envers ses deux enfants, son goût pour la nature et les arts, et surtout ce lien complexe et indéfectible avec Napoléon dont elle accompagna la vertigineuse ascension sans connaître la chute ultime. Loin de la légende noire comme des potins anecdotiques, Pierre Branda redonne vie à une femme de tête autant que de corps aux prises avec la grande histoire, dont elle sut tirer parti tout en subissant ses coups.    


- Les derniers jours de Drieu la Rochelle
de Aude Terray
Éditions Grasset & Fasquelle / Janvier 2016


Entre ses deux tentatives de suicide et son suicide le 15 mars 1945, Pierre Drieu la Rochelle, l'écrivain fasciste, directeur de la NRF sous l'Occupation, ami d'Aragon et de Malraux, est en convalescence, protégé et caché par quelques proches, des résistants, sa première épouse juive, près de Paris et à Paris, afin de s'épargner  arrestation et jugement. Commence pour lui une étrange parenthèse de huit mois pendant lesquels cet homme complexe ne sait plus qui il est, ni où il en est. De cette période, Aude Terray a reconstitué le récit minutieux et fascinant, la vie quotidienne d'un écrivain sensible et monstrueux qui se trompa de combat. Historienne, elle recompose subtilement  son cheminement intellectuel, sa solitude, son désarroi. On suivra, ici, l'auteur de Gilles et de Rêveuse bourgeoisie tandis que, réfugié dans une forêt, il cueille des pommes, coupe du bois, pense à ses maîtresses enfuies ou mortes Que reste-t-il des engagements des années 1930? Est-il pressé de rencontrer enfin le néant? Que cherche-t-il à dire de lui-même à travers les figures de Judas et de Van Gogh auxquels il consacre ses pages ultimes? Doit-il fuir à Sigmaringen avec Céline et Pétain? S'exiler en Suisse ou en Espagne? Ou en finir dignement? Personne, à ce jour, n'avait aussi bien éclairé la psychologie du dernier Drieu.


- Madame Royale
de Anne Muratori-Philip
Éditions Fayard / Janvier 2016


Marie-Thérèse Charlotte, "Madame Royale", voit le jour le 19 décembre 1778. Hélas, pour la fille aînée de Louis XVI et Marie-Antoinette, les bonheurs d'enfance s'effondrent avec la Révolution. Le 13 août 1792, la famille royale est emprisonnée dans l'horrible forteresse du Temple. Le 21 janvier 1793, on guillotine le roi; sa soeur et la reine le suivent quelques mois plus tard. Madame Royale est épargnée mais séparée de son petit frère, l'éphémère Louis XVII, qui mourra de mauvais traitements sans jamais la revoir. Isolée, privée de tout, terrorisée, la jeune princesse s'enfonce dans un long enfer. Fin 1794, les fureurs révolutionnaires s'apaisent et le peuple de Paris s'attendrit sur cette adolescente qui devient l'héroïne des gazettes. Dans le même temps, les cours d'Europe se la disputent. Au terme de longues négociations, faussement secrètes et parfois scabreuses, "Madame Royale" est libérée le 18 décembre 1795. Elle a tout juste dix-sept ans. Accueillie à Vienne par sa famille maternelle, la fille de Louis XVI pourrait se libérer de son terrible passé. Mais elle ne veut pas renoncer à la France. Encore moins à sa filiation. Ne serait-ce que pour contrôler les ambitions royales de son oncle, le futur Louis XVIII, dont elle a découvert les manigances. À partir de mémoires et de souvenirs d'époque, Anne Muratori-Philip retrace avec brio et minutie les épisodes tragiques, mais aussi romanesques et politiques de la prisonnière du Temple, avant qu'elle ne devienne duchesse d'Angoulême.


- Martin Heidegger. Catholicisme, révolution, nazisme
de Guillaume Payen
Éditions Perrin / Janvier 2016


"Le national-socialisme est un principe barbare", écrit Martin Heidegger dans ses Cahiers noirs, ajoutant: "C'est ce qui lui est essentiel et sa possible grandeur". Révolutionnaire radical, ayant vu et approuvé le caractère destructeur du nazisme, le recteur de Fribourg a réservé d'autres surprises dans ses journaux philosophiques, dans lesquels il évoque par exemple l'auto-anéantissement du juifXLIOX750. Alors que le philosophe est devenu un objet d'incompréhension et d'horreur, nombre de spécialistes en appellent désormais à l'histoire. C'est cette réhistoricisation que l'auteur a entreprise dans ce livre. Refusant la polémique, l'adoration et la détestation, il s'emploie à comprendre l'homme et le penseur, de l'intérieur et en son temps, par le biais de toutes les sources disponibles: cours, lettres, textes de circonstance, de même que les Cahiers noirs qui suscitent tant d'émoi. Excédant largement le IIIe Reich, le cheminement de Heidegger fut heurté: il commença par un catholicisme intransigeant, qui laissa la place, après la Première Guerre Mondiale, à une volonté farouche de révolution philosophique, terreau dans lequel son nazisme vint jeter de profondes racines qui survécurent à l'effondrement du régime d'Adolf Hitler. De cette biographie se dégage un portrait fait d'ombres et de lumières: grand philosophe, maître, ami ou amant de juifs ou d'étrangers, Heidegger fut aussi un nationaliste antisémite, inquiet de l'"enjuivement" de son peuple et soucieux de son rôle historique prééminent.


- Notre dernier monarque
de Philippe Alexandre
Éditions Robert Laffont / Janvier 2016


Alexandre n'a jamais caché la fascination qu'exerçait sur lui François Mitterrand, souverain à la fois donjuanesque et romanesque, qui s'imposait avant tout par l'éclat et l'habileté de son verbe. Pendant quatorze ans, il n'a cessé de l'observer et de commenter son action, sans complaisance mais avec le sentiment constant de vivre un grand moment de la dramaturgie nationale. Il a porté le même regard lucide et souvent ironique sur les différents épisodes, les espoirs déçus, les jeux subtils, les retournements de situation, les drames et les "affaires" qui ont jalonné ses deux septennats. Au fil d'un journal ponctué de réactions épidermiques, de coups de sang, d'éclats de rire et parfois de moments de tendresse, Philippe Alexandre fait revivre toute une époque, à travers la personnalité du chef de l'État, comme de celle des grands leaders du moment, de Jacques Chirac et Édouard Balladur à Michel Rocard, Laurent Fabius ou encore Martine Aubry. Brossées à chaud et sur le vif avec un talent inimitable, ce sont autant de scènes d'une vie politique qui tient tour à tour du drame cornélien, du vaudeville ou de la fable et dont chaque péripétie doit beaucoup à l'art de gouverner d'un manipulateur hors pair.


- Robespierre. La fabrication d'un monstre
de Jean-Clément Martin
Éditions Perrin / Janvier 2016


Comment fabrique-t-on un monstre, un nouveau portrait de "l'Incorruptible". Le parti pris de cette nouvelle biographie de Robespierre, qui fait sa valeur et son originalité, est le refus revendiqué de toute approche psychologisante, de tout affect et de tout sensationnalisme. Nous voyons ainsi évoluer l'homme parmi ses pairs et ses rivaux, dont beaucoup ont partagé avec lui les mêmes expériences: une enfance difficile, une adolescence studieuse et une réussite sociale, mondaine et littéraire précoce. À travers ses multiples et successives prises de position politiques, y compris celles qui paraissent mineures, on comprend qu'il s'exprime en réponse aux Danton, Marat, Pétion, Saint-Just, Fabre d'Eglantine, Camille Desmoulins, Hébert, Collot d'Herbois, dans un jeu de bascule permanent, sans pouvoir exercer une quelconque magistrature suprême. Lorsqu'il paraît enfin pouvoir y accéder, il est condamné hors la loi par ses collègues, le 9 thermidor 1794. Chacun le sait, aucune artère parisienne ne porte le nom de Robespierre, passé à la postérité comme l'archétype du monstre. Sans l'absoudre de rien, sans l'accabler non plus, Jean-Clément Martin explique que cette réputation a été fabriquée par les thermidoriens qui, après l'avoir abattu, voulurent se dédouaner de leur recours à la violence d'État: les 10 et 11 thermidor, qui voient l'exécution de Robespierre, de Couthon, de Saint-Just et de près de cent autres, servent en réalité à dénoncer "l'Incorruptible" comme le seul responsable de la "Terreur". Cette accusation a réécrit l'histoire de la Révolution et s'impose encore à nous. En historien, l'auteur démonte les mythes et la légende noire pour retrouver l'homme. Une démonstration sans faille et un livre à l'image de Robespierre: éminemment politique.


- Adolf Busch
Le premier des Justes
de André Tubeuf
Éditions Actes Sud / Novembre 2015


André Tubeuf rend ici hommage a une grande figure, trop peu connue du XXe siècle. Adolf Busch (1891-1952) était le violoniste numéro 1 d'Allemagne. Pour l'histoire, il restera ce pur aryen qui le premier a rompu avec une Allemagne où il avait tout, son public, son avenir, jurant qu'il n'y remettrait les pieds qu'une fois Hitler pendu entre Goebbels et Georing. Pour ce pacifique proscrit par choix puis exilé par la guerre, un seul combat: que la musique de Bach puisse plaire à tous. Et une vraie victoire: Marlboro (Vermont),où lui et les meilleurs de la vielle Europe ont replanté dans la jeune Amérique, leurs racines, leur style, leur foi. Un récit passionnant et exemplaire.


- Carnet d'un chanteur de casino hors saison
de Guy Marchand
Éditions Cherche Midi / Novembre 2015


Je suis un jouisseur universel. J'aime les voitures américaines, les pâtes italiennes, les boudins de printemps orientaux, le couscous marocain avec des raisins, le lin irlandais, le cachemire écossais, les chaussures anglaises, les fromages français, les chevaux argentins et, pour les femmes, mes goûts vont bien au-delà des frontières, jusqu'en Mongolie. G. M.


- Édith Piaf
Dix minutes de bonheur par jour, c'est déjà pas mal
de Claude Fléouter
Éditions Cherche Midi / Novembre 2015


Elle prodiguait du rêve, du bonheur et du malheur. Elle n'appartenait à aucun temps. L'éternité était son unique richesse. Rien avec elle n'était ordinaire. Ni sa voix ni sa volonté de vaincre. Elle lançait son âme sur des tapis de complaintes. Elle avait une faculté pour accrocher le public, le toucher, l'émouvoir. Quand elle était sur scène, il y avait beaucoup d'amour dans la salle, le cœur était au rendez-vous et cela se savait. Édith Piaf ne vivait vraiment, ne respirait que dans l'atmosphère d'un théâtre, le mouvement d'une tournée. Elle avait l'intuition infaillible de ce qu'il convenait de faire sur une scène, là où il y avait la concordance des sons avec la minute de ses états. Elle était née le 19 décembre 1915. Elle a assumé totalement la composition la plus vraie, la plus brûlante, et qui l'a fait tenir debout avec un extraordinaire appétit de vivre, jusqu'aux débordements, jusqu'à l'excès dans le travail et dans sa vie privée, avec une énergie sans faille qui fascinait et exténuait ses proches. Elle a joué avec la vie. Une vie qu'elle a dévorée avidement.


- Innocent
de Gérard Depardieu
Éditions Cherche Midi / Novembre 2015


Je revendique complètement ma connerie et mes dérapages. Parce qu'il y a là quelque chose de vrai. Et si on ne dérape jamais, c'est souvent qu'on est un peu con. Je ne maîtrise rien, je ne fais que suivre, et parfois supporter mon amour de la vie et des autres. Un amour qui, comme disait François Truffaut, est à la fois une joie et une souffrance. Je ne cherche pas à être un saint. Je ne suis pas contre, mais être un saint, c'est dur. La vie d'un saint est chiante. Je préfère être ce que je suis. Continuer à être ce que je suis. Un innocent.


- Le dernier des tontons flingueurs
de Venantino Venantini
Éditions Michel Lafon / Novembre 2015

 
Venantino Venantini. Cela ressemble à un pseudo, mais c'est bien le nom de cette gueule du cinéma des années 1960, du plus français des acteurs italiens, qui fut, entre beaucoup d'autres, Mickey le Bègue dans Le Corniaud et Pascal, le "porte-flingue" de Lino Ventura, dans Les Tontons flingueurs. Ami intime de Georges Lautner, il a donné la réplique à de Funès, Mireille Darc, Belmondo, tourné avec Dino Risi, Roger Vadim, Édouard Molinaro et Ettore Scola. À cette carrière d'acteur dont les mille souvenirs tendres ou drolatiques font revivre les plus grands noms du cinéma, de Marlon Brando à George Raft, de Fellini à Gloria Swanson, s'ajoute une existence aventureuse, depuis son enfance dans l'Italie de Mussolini jusqu'à sa carrière de peintre à Paris, Rome et New York, encouragée par son mentor, Georges Braque. À quatre-vingt-cinq ans, Venantino Venantini nous livre le récit d'une vie à son image, débridée et passionnée.


- Lettres à un ami de l'ombre
Édith Piaf
de Présentation et annotation de Jean-Dominique Brierre
Éditions L'Archipel / Novembre 2015


En mai 1936, après l'assassinat de son mentor, Louis Leplée, le patron du Gerny's, Edith Gassion, dite la môme Piaf, n'a plus guère d'amis. Entre alors en scène un personnage inconnu du public qui jouera un rôle capital dans sa vie. Jacques Bourgeat lui écrit sa première chanson, " Chand d'habits", lui fait faire le tour des éditeurs de musique. Il jouera auprès d'Edith le rôle d'un père de substitution, d'un Pygmalion qui lui parle de poésie, de théâtre et des philosophes grecs. Il sera à la fois son guide, son professeur de français, son confident voire son confesseur. "Dans ses lettres, elle me parlait très peu de sa profession, plutôt de ses états d'âme". Jusqu'en 1959, ils échangeront plusieurs centaines de lettres où Piaf raconte tout: ses hommes, ses angoisses, ses joies, ses désespoirs.


- Martin Buber
Sentinelle de l'humanité
de Dominique Bourel
Éditions Albin Michel / Novembre 2015


Martin Buber (1878-1965) est, avec Freud, Einstein ou Kafka, l'un des penseurs juifs les plus connus du XXe siècle dont il a vécu les tragiques bouleversements. Né à Vienne, ayant passé son enfance en Galicie et parcouru l'Europe dans sa jeunesse, il est vite devenu une figure majeure du judaïsme allemand et du premier sionisme. Installé à Jérusalem à partir de 1938, il s'imposera comme un penseur incontournable et sera invité dans le monde entier. Son destin exceptionnel croise ceux de Herzl, Freud, Einstein, Rosenzweig, Kafka, Zweig, Scholem, Gandhi, Bachelard, Jung, Heidegger, Levinas, Ben Gourion et de tant d'autres, comme en témoigne sa correspondance foisonnante. Buber est non seulement un grand philosophe de l'altérité (Je et Tu), de la piété mystique (Les Récits hassidiques) et du dialogue judéo-chrétien (Deux types de foi), mais il est aussi le héraut infatigable d'un sionisme humaniste cherchant sans cesse la paix avec les Arabes, et un dénonciateur des totalitarismes hitlérien et stalinien.


- Mémoire d'un arythmique
de Guillaume Durand
Éditions Grasset & Fasquelle / Novembre 2015


Bien sûr, Guillaume Durand a rencontré "tout le monde", les plus grands fauves de la politique et du monde des affaires, de la musique et du sport, comme en témoignent mille scènes émouvantes, tragiques ou drolatiques de ce livre mais les amateurs de mémoires classiques de journaliste peuvent passer leur chemin. Enfant d'un pays à la périphérie de la gloire, appartenant à cette génération approximative dont les drames n'ont été que des meurtres de couloirs,  biberonnée au rock et à la peinture puis droguée à l'opium de la politique et du divertissement avant d'être speedée au sacre de l'argent fou, il raconte à sa manière déjantée, littéraire et mélancolique,  les rêves perdus d'une jeunesse, la grandeur perdue d'une culture et son  apocalypse intime où se reflète celle d'une époque. De Sierra Leone à Beyrouth, de Shangaï au Congo, quel est ce fantôme qui harcèle l'auteur de messages anonymes, ravivant les blessures intimes de l'enfance? "Mon cœur s'est un jour brutalement emballé. Je suis devenu comme presque un million de Français: un arythmique, c'est-à-dire un type qu'on prend pour un hypocondriaque ou un condamné": bienvenue dans ces Mémoires arythmiques où les fils d'une histoire personnelle tissent peu à peu la tapisserie de notre aventure collective.


- Mohicans
de Denis Robert
Éditions Julliard / Novembre 2015


Je voudrais avoir la froideur de l'entomologiste en entamant ce récit. Prendre les pièces une par une, remonter le temps. Éclater le temps. Disséquer. Poser. Observer. Dater. Comprendre. C'est l'histoire de deux êtres rares: Cavanna et Choron. C'est l'histoire d'un premier journal, puis d'un deuxième, d'un troisième: tous créés par une bande de kamikazes, ivres de liberté et bourrés de talent. Ces journaux ont amusé, éclairé, ouvert les yeux et les esprits de deux ou trois générations de lecteurs, de citoyens, d'électeurs, de journalistes. Hara-Kiri mensuel, Hara-Kiri hebdo, La Gueule ouverte, Charlie Mensuel et le dernier: Charlie Hebdo... 1960-1985: vingt-cinq années d'insolence, d'humour, de spontanéité et de subversion. L'époque étant ce qu'elle est, ces journaux fougueux qui sentaient le foutre, la sueur, l'alcool, la liberté sont devenus des marques. C'est l'histoire de la dilapidation d'un héritage. Une histoire tumultueuse, magnifique, triste et honteuse. À mes yeux, elle est exemplaire.


- Paul-Émile Victor
de DaphnéVictor et Stephane Dugast
Éditions Robert Laffont / Novembre 2015


Paul-Émile Victor fait partie de ces rares hommes qui, au XXe siècle, ont contribué à changer notre vision de la planète. Le 10 juillet 1934, ce jeune Jurassien que tout prédestinait à reprendre l'entreprise paternelle de pipes et de stylos embarque sur le trois-mâts du commandant Charcot, en partance pour le Groenland. En quelques années, il va devenir l'incarnation de l'exploration polaire française, vivant avec les Eskimos, cartographiant des zones encore inexplorées, organisant des missions scientifiques extrêmes. Toujours en avance sur son temps, il va aussi s'engager très tôt en faveur de l'écologie. Vingt ans après sa disparition, cette première grande biographie, écrite par sa fille Daphné et par le journaliste Stéphane Dugast, retrace le destin exceptionnel de ce voyageur dans son siècle, de cet aventurier hors normes.


- Piaf, mon amie
de Ginou Richer
Éditions Denöel / Novembre 2015


Paris, au sortir de la guerre: une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Élysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse, et une belle amitié voit le jour: Édith et Ginou, deux âmes sœurs. Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Édith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre, mieux l'expliquer, sans jamais la juger. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous: celui de l'être pur, profond, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Édith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. Elle nous restitue la beauté de son visage et de son âme, mais aussi son humour. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit inédit n'est sûrement pas le dernier. Mais c'est le plus vrai, et sans doute le plus beau.


- Pour l'instant tout va bien
de Benjamin Castaldi
Éditions L'Archipel / Novembre 2015


La première émission de télé-réalité de France, Loft Story, en 2001, a fait de lui l'une des figures les plus populaires du PAF. Animateur phare de ces vingt dernières années, il a connu la gloire et la reconnaissance, les défis permanents, la pression de l'audimat, mais aussi bien des revers. "Fils de", "Petit-fils de"? Pas seulement. Benjamin Castaldi s'est fait un nom mais il l'a payé au prix fort. Dans cette autobiographie, pour la première fois, il se livre sans fard. Il se penche sur son enfance, dit ce qu'il doit à ses parents et grands-parents (Montand et Signoret), raconte ses premiers pas à la télé, sous l'aile de Michel Drucker, dans Studio Gabriel. Puis vient la consécration sur M6, avec Loft Story puis La Nouvelle Star, sur TF1 avec La Ferme Célébrités. Mais il y a également les doutes, les mauvaises passes, comme cet accident de moto en 2012, et cette arnaque qui l'a ruiné en 2014. Au gré de confessions inédites, le vrai "Benji" se révèle, tel que la presse people ne l'a jamais montré.
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