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 Les dernières parutions

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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Lun 4 Juil - 7:15

- Haute Tension
L'Homme-Araignée se raconte
de Alain Robert
Éditions Cherche Midi / Mars 2014


1,65 m, 50 kg. Alain Robert n'était pas taillé pour réaliser des exploits surhumains. Et pourtant, il a toute sa vie relevé les défis les plus inouïs. Depuis les huit étages de l'immeuble familial qu'il grimpe à l'âge de 12 ans parce qu'il a perdu ses clés, jusqu'au 828 mètres de la Burj Khalifa qu'il escalade à Dubaï devant 100 000 spectateurs retenant leur souffle, en passant par les voies les plus extrêmes des falaises sur lesquelles il parfait sa technique, Alain Robert n'a jamais reculé devant la difficulté ni même l'impossible. Malgré son vertige chronique. Malgré ses crises d'épilepsie. Malgré ses nerfs sectionnés, ses os broyés et autres séquelles de chutes qui le rendent invalide à 66 %, selon le verdict des experts médicaux sidérés par son mépris de la douleur et des pronostics alarmistes. Malgré la prison, aussi, où il séjourne souvent: dans certains pays, on ne part pas à l'assaut des gratte-ciel sans se frotter avec la justice. Il faut lire cette histoire pour comprendre comment une volonté s'éveille, s'affirme, s'impose. Alain Robert fait partie de ces hommes qui, dans une quête effrénée et vitale de liberté, interrogent nos limites.


- Mélodies intérieures
de Louis Chedid et Benoît Merlin
Éditions Plon / Mars 2014


40 ans de carrière, 15 albums et un nouveau disque, Double infini, au compteur. Louis Chedid, "l'éternel débutant" comme il aime se qualifier, défie le temps, toujours actuel, définitivement intemporel. Si nous avons tous chanté l'une de ses chansons ou dansé sur ses mélodies entraînantes, nous connaissons encore mal l'homme pudique, fils de l'écrivain Andrée Chedid et père de la star M, l'artiste atypique qui a toujours refusé de se plier aux diktats de l'industrie du disque. Quarante ans de carrière, seize albums et des centaines de chansons au compteur. Louis Chedid, l'"éternel débutant" comme il se qualifie, défie le temps, toujours actuel, intemporel. Si nous avons tous chanté l'un de ses refrains ou dansé sur ses mélodies entraînantes, nous connaissons moins l'homme pudique, fils de l'écrivain Andrée Chedid et père de M, l'artiste atypique qui a toujours refusé de se plier aux diktats de l'industrie du disque. Depuis ses premiers Balbutiements (1973), cet alchimiste des notes et des mots a imposé au fil des succès sa fameuse "patte chedidienne", mélange de poésie hédoniste, d'humour et de satire. De sa naissance à Ismaïlia, en Égypte, aux pérégrinations indiennes; du carcan scolaire à la libération artistique; de la charge contre les extrêmes, "Anne, ma sœur Anne", à l'aventure du Soldat rose; du refuge du studio à l'exutoire de la scène, en passant par l'album de la famille Chedid qu'il feuillette en musique, Louis nous confie sa vision d'un monde à inventer au jour le jour, loin des rengaines sur la crise, plutôt cour de récré et carpe diem. Ses mélodies intérieures.


- Moustaki
de Louis-Jean Calvet
Éditions L'Archipel / Mars 2014


On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard"… des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres: le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie: il scrute l'œuvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Louis-Jean Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.


- Somerset Maugham
de Jean-Paul Chaillet
Éditions Séguier / Mars 2014


Surnommé le "Maupassant anglais", W. Somerset Maugham (1874-1965) a été un prodigieux raconteur. Nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste et infatigable observateur de la nature humaine, globe-trotter intrépide dont les nombreux voyages ont nourri l'œuvre et furent, comme pour son compatriote et admirateur Graham Greene, "tout autant que l'acte d'écrire, des chemins d'évasion". Derrière le masque du parfait gentleman, il a su épingler les travers de ses contemporains avec un détachement élégant, un cynisme indulgent et un soupçon de misogynie. Avouant au passage: "C'est lorsque je me suis mis à dire la vérité que l'on a cessé de me croire et que j'ai acquis une réputation d'humoriste". Cette biographie impressionniste explore la longue et prolifique carrière ainsi que la personnalité méconnue et la quête existentielle du plus cosmopolite des écrivains britanniques de son temps. Français d'adoption et de culture, agent secret épisodique, bridgeur acharné, collectionneur d'art et amateur de martinis bien frappés, Somerset Maugham appartient à la race des grands hommes de lettres "larger than life". Dans la lignée de Rudyard Kipling, Joseph Conrad et E. M. Forster, il a influencé des auteurs aussi divers qu'Evelyn Waugh, John Le Carré, Anthony Burgess, Bruce Chatwin et William Boyd.


- Casino d'hiver
de Dominique Besnehard et Jean-Pierre Lavoignat
Éditions Plon / Février 2014


Dominique Besnehard fêtera ses 60 ans début février 2014. A cette occasion, il nous livre l'histoire d'amour qu'il vit depuis toujours avec ces êtres étranges et fascinants du monde du spectacle. Entre confidences et anecdotes, ombres et lumières. C'est au casino d'Houlgate, en Normandie, dans les années 60, que tout a commencé. C'est là que Dominique Besnehard a découvert le cinéma et les actrices. C'est à cette époque qu'il est tombé fou d'amour, et pour toujours, de Sylvie Vartan et de Marlène Jobert, dont il est devenu l'ami et l'agent. C'est lui qui a découvert quelques belles inconnues nommées Juliette Binoche ou Béatrice Dalle et défendu ensuite les intérêts de nombreuses stars: Anouk Aimée, Yvan Attal, Nathalie Baye, Michel Blanc, Alain Chabat, Christophe Lambert, Sophie Marceau, Jeanne Moreau, Line Renaud, Pierre Richard ou Emmanuelle Seigner. C'est lui encore, par son improbable "incursion en politique", qui fut le soutien inconditionnel de Ségolène Royal. Une affaire douloureuse dont il parle avec une grande franchise et beaucoup d'émotion. Personnage haut en couleur, homme de cœur, de passion et de fidélité, il a accepté de se confier sans langue de bois, sans rien cacher de ses interrogations les plus intimes, et de raconter, avec enthousiasme, sincérité et lucidité, quarante ans dans les coulisses et au cœur du cinéma. À la fois dans l'ombre et sur le devant de la scène, voici le récit du parcours atypique d'un boulimique qui vit, depuis toujours, avec ces êtres étranges et fascinants qui hantent le monde du spectacle et notre imaginaire.


- Dis, quand reviendras-tu ?
de Hubert Ballay
Éditions L'Archipel / Février 2014


Avant d'interpréter en récital sa chanson "Dis, quand reviendras-tu?", Barbara avait coutume de dire au public: "À cette époque je chantais seulement les autres; quand un monsieur me donna l'occasion d'écrire ma première chanson". Cet homme, Hubert Ballay, fut l'authentique amour impossible de Barbara. Sa vie? Un vrai roman d'aventures. À 14 ans, en 1942, il sauve des familles juives; à 16 ans, est cité à l'ordre de la Nation pour ses actes lors de la Libération de Paris. La décolonisation de l'Afrique Noire: Hubert en est acteur, côtoie de Gaulle, Houphouët-Boigny, Senghor, joue un rôle décisif dans la création des premières institutions sociales africaines. Les chansons: il en écrit, en compose, avec Barbara, Pétula Clark, et d'autres. Il les édite: chez Barclay, dont il est directeur général, puis dans la société qu'il crée. Et, pour finir, les femmes: Hubert Ballay aime les "ravir", nous raconte sans détour comment il a tenu dans ses bras les plus célèbres, Jacqueline Bouvier, la Princesse Margaret d'Angleterre, Barbara. Barbara qu'il a tant aimée, qui fut sa compagne de 1959 à 1962, et à laquelle il consacre une grande part de ses mémoires.


- Elisabeth de Belgique
de Patrick Weber
Éditions Payot & Rivages / Février 2014


En 2014, le monde se souviendra du conflit qui a précipité l'Europe dans l'abîme. L'occasion de se souvenir du destin exceptionnel d'Élisabeth de Belgique (1876-1965), arrière-grand-mère du nouveau roi des Belges, anticonformiste et artiste, entrée dans la légende comme "la reine infirmière" et incarnation de la résistance belge en 1914 auprès de son époux Albert 1er, le "roi chevalier". Un de ses personnages qui font de l'Histoire un roman.


- Grace
de Joanna Spencer
Éditions Payot & Rivages / Février 2014


Avec son expérience de la Principauté, Joanna Spencer évoque les blessures et les nostalgies d'une princesse qui n'était pas celle d'un conte de fées. Un portrait réaliste à mille lieues d'une biographie fleuve.


- Jean Jaurès
de Vincent Duclert et Gilles Candar
Éditions Fayard / Février 2014


Figure majeure de l'histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, premier mort de la Grande Guerre par son assassinat le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) ne bénéficie pourtant pas d'une biographie à la hauteur de sa place dans l'histoire contemporaine. C'est chose faite aujourd'hui avec l'ouvrage des historiens Gilles Candar et Vincent Duclert, qui orchestre les sources les plus vastes tout en restituant les acquis les plus récents de la recherche. Se dessine un portrait passionnant de ce brillant normalien, philosophe, professeur, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste pénétrant, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique, aux avant-postes de la République. Son attention constante à la question sociale l'amène à s'engager dans de très nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l'humanité. Ce livre défend une interprétation de l'homme et de son action dans l'étude du combat politique, intellectuel et moral qui entraîna Jaurès tout au long de son existence, et même par-delà sa mort puisque sa mémoire continue d'agir puissamment sur les représentations contemporaines. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d'étude enfin, sans cesse renouvelé.


- Ninon de Lenclos
de Michel Verge-Franceschi
Éditions Payot & Rivages / Février 2014


Courtisane de légende, comme sa chère amie Marion de Lorme, Ninon de Lenclos (1623-1705) traverse tout le siècle de Louis XIV et meurt en octogénaire encore adulée par des amants qui ont fait sa réputation, de Richelieu au Grand Condé, du duc de La Rochefoucauld aux marquis de Sévigné père et fils, en passant par une foule de maréchaux. Fille unique d'un gentilhomme tourangeau athée et libertin, devenu assassin, orpheline à vingt ans d'une mère dénuée de morale, elle fait vite le choix de compter sur des galants, qu'elle range avec humour en trois catégories: les "payeurs" qui l'entretiennent, les "martyrs", ses soupirants sans espoir, et les "caprices", ses amants de cœur comme le marquis de Villarceaux, qu'elle partage avec Mme de Maintenon. Mais sa liberté de mœurs et de langage dérange le parti tout-puissant des dévots. Enfermée au couvent un an par la reine, elle en sort pour transformer son hôtel particulier du 36 rue des Tournelles en salon: ses cinq à neuf du Marais réunissent ainsi le Tout-Paris littéraire et artistique (Charles Perrault, Molière, Lully, Voltaire), savants (Huygens) et grands seigneurs de la Cour. Pour autant, Ninon, remarquable musicienne qui excelle au luth, n'est pas cette femme de lettres dépeinte par ses précédents biographes. C'est surtout une femme affranchie de toute convention sociale et de toute contrainte religieuse, indépendante financièrement, qui ne vécut que pour le plaisir, y compris homosexuel, et ne se maria point. Un portrait d'une femme épicurienne unique en son temps et d'un esprit rebelle, digne d'un roman de cape et d'épée.


- Pierre Brossolette
de Éric Roussel
Éditions Fayard / Février 2014


Tout le monde connaît son nom. Celui d'un résistant de la première heure devenu une figure, puis un héros de la France libre. Mais l'histoire de Pierre Brossolette restait à découvrir. Grâce aux papiers de famille confiés par ses deux enfants, à des sources inédites trouvées dans les archives françaises et britanniques, et même à un témoignage imprévu sur les dernières heures de Brossolette, Éric Roussel a écrit la biographie d'un homme libre. Avec empathie, mais sans statufier son personnage. On apprend ainsi beaucoup sur l'opposition de Brossolette aux accords de Munich, sa hantise de la guerre confortée par des jugements au scalpel sur la classe politique des années 1930, sa lucidité prophétique au sujet de l'Union soviétique. Eric Roussel suit les pérégrinations de ce combattant de l'ombre, du réseau du musée de l'Homme jusqu'à Londres où il va s'acharner à réunir autour du général de Gaulle toutes les familles spirituelles et politiques. On mesure ce que la disparition tragique, en 1944, de Pierre Brossolette a coûté à la France de la reconstruction.


- Pierre Herbart ou L'orgueil du dépouillement
de Jean-Luc Moreau
Éditions Grasset & Fasquelle / Février 2014


Voici la première biographie de Pierre Herbart (1903-1974), un homme engagé, un styliste, un dandy, un homosexuel qui ne se cachait pas de l'être, et une figure de la littérature française du XXe siècle. Né dans une famille de notables de Dunkerque, Herbart voit son père devenir volontairement clochard. Il en tire une aversion profonde pour l'ordre social. Elle ne fait que se renforcer une fois que, devenu reporter, il constate les excès de la colonisation française en Indochine. Il en revient communiste. Ami de Cocteau, puis de Gide, il devient écrivain. Herbart sera toujours contre les rôles imposés par la société. Déçu par le communisme, il le sera aussi par la Résistance, dans laquelle il s'est engagé avec courage (il a été le libérateur de la ville de Rennes), et pour la même raison: la trahison de l'idéal par les gens de pouvoir. De même dans la presse, qu'il quitte après avoir été appelé à Combat par Camus, fondé et dirigé l'hebdomadaire Terre des hommes. L'engagé s'est désengagé, jusqu'au dépouillement. Mort dans la solitude et la pauvreté, il a été enterré dans la fosse commune. Il est vrai que l'argent de ses funérailles avait été détourné par le dernier jeune homme qu'il avait aimé. Herbart a toujours gardé un public restreint mais enthousiaste de sa grâce, de la souplesse de son style. Amour des garçons, métaphorisation de sa propre existence, tels sont ses grands thèmes. Plusieurs de ses livres sont des chefs-d'œuvre, comme son récit L'Âge d'or ou son livre de mémoires La Ligne de force.


- Raspoutine, prophète ou imposteur
de Luc Mary
Éditions L'Archipel / Février 2014


Cette biographie de Raspoutine propose de faire la lumière sur les dernières zones d'ombre qui entourent la vie du personnage le plus énigmatique de la Sainte Russie. Sa date de naissance elle-même reste incertaine. Grâce à la découverte de nouvelles archives et aux témoignages des rares descendants de Raspoutine, mais aussi de son assassin Félix Youssoupoff, les historiens sont en mesure de reconstituer la vie débridée de ce moine sibérien en apparence plus puissant que le tsar lui-même. À compter de l'année 1905, ce moine venu du fin fond de la Sibérie éclipse les ministres, courtise les dames de la cour de Nicolas II et tutoie les princes. Et pourtant, rien ne prédisposait cet illettré buveur et bagarreur à tenir la Russie tsariste entre ses mains. Rien, si ce n'est ses dons de prescience et de guérisseur, qui permirent le rétablissement inespéré du tsarévitch Alexis, pourtant condamné par les meilleurs médecins de l'Empire, et lui valurent la reconnaissance aveugle de la tsarine. En l'espace de dix ans, le prophète se transforme en messie. Il devient le personnage majeur de la cour de Saint-Pétersbourg. Quelle fut son influence réelle sur les Romanov et peut-on véritablement parler d'un homme hors normes pourvu de dons surnaturels? Quant à son énigmatique assassinat en décembre 1916, fut-il commandité par les services secrets britanniques?


- Guillaume Depardieu, bande originale
de François Bernheim et Sylvie Matton
Éditions Grasset & Fasquelle / Janvier 2014


Guillaume Depardieu n'était pas seulement un grand acteur. Il était aussi, et surtout, un chanteur et un poète stupéfiant. Peu le savaient, un seul lui a permis de trouver la musique pour porter ses mots, son ami de toujours et parrain musical, François Bernheim. Cinq ans après sa mort, l'album sort, François raconte. Depuis quand Guillaume voulait-il être chanteur? Quand a-t-il écrit ses textes si intimes et engagés? Enregistré cet album? Quels projets musicaux nourrissait-il, loin des plateaux de cinéma? Des premiers pas de Guillaume en musique au jour où il lui a apporté ses textes, de l'enregistrement éclair de l'album à sa mort, François a confié à Sylvie Matton, son amie intime et écrivain, leur histoire d'amitié, de musique et d'amour. À travers ses mots et ceux de Guillaume, dont chaque chanson est reproduite dans ce récit inédit, on découvre la bande-originale d'un être médiatisé mais secret, ici enfin révélé.


- Un cœur indompté
de Winnie Mandela
Éditions Michel Lafon / Janvier 2014


Le 12 mai 1969, par une nuit glacée, la police spéciale sud-africaine fait irruption dans la demeure de Winnie Mandela à Soweto et l'arrête, sous les yeux de ses deux filles, alors âgées de neuf et dix ans. Interpellée parmi d'autres militants anti-apartheid, l'épouse de Nelson Mandela va passer en prison 491 jours, durant lesquels elle tiendra un journal quotidien. Confisqué à sa libération, puis retrouvé 40 ans plus tard, ce journal décrit les conditions abominables de sa détention qui l'ont amenée au bord du suicide. Seule lueur d'espoir, les lettres de Nelson Mandela qu'elle a reçues clandestinement. Ce journal et cette correspondance inédite permettent de mieux cerner l'intelligence et la grandeur d'âme de ces deux figures fortes de l'histoire du XXe siècle, mais aussi de mettre au jour le courageux combat de Winnie, souvent occulté par la célébrité de son grand homme.


- Belle et Sébastien
La fin de l'innocence
de Mehdi
Éditions Michel Lafon / Novembre 2013


C'est l'histoire de Sébastien qui apprivoise Belle. C'est l'histoire d'une amitié indéfectible. C'est l'odyssée d'un petit garçon qui recherche sa mère. Qui ne connaît cette histoire? À l'occasion de la sortie du film Belle et Sébastien, de Nicolas Vanier, en décembre 2013, Mehdi El Glaoui revisite son enfance solitaire et dorée. Il avait dix ans, il était le petit-fils du pacha de Marrakech et le fils d'une mère célèbre dans le monde du spectacle, qui le rêvait, lui le Franco-Marocain, en enfant chéri des Français. Le petit garçon vivait dans une demeure somptueuse, sans grand monde à qui parler. La jeune "star" évoluait sous les sun-lights, pouponnée par la production et les acteurs auxquels elle préférait, déjà, les techniciens qui lui semblaient plus proches. Lorsqu'il intègre le système scolaire et la réalité des gamins de son âge, Medhi se rend compte qu'il a, jusqu'ici, végété dans une bulle qui n'a rien à voir avec la vraie vie. C'est un choc, voire une rupture. À dix-sept ans, il choisit de quitter le domicile familial et part s'installer dans le Cantal où il mène une existence simple, loin des paillettes. Pourtant, si sa carrière d'acteur et le vedettariat ne lui manquent pas, il retrouve le chemin des plateaux du côté des techniciens et des "faiseurs de films" auprès desquels il s'est toujours senti si bien. Il devient réalisateur et obtient même le césar du meilleur court-métrage en 1985. Tel "un troublant retour vers le futur", ainsi qu'il nomme lui-même cette expérience, il joue le rôle d'un forestier dans le Belle et Sébastien de Nicolas Vanier.


- C'est comment votre nom déjà ?
de Marion Game
Éditions L'Archipel / Novembre 2013


"Scènes de ménage" en a fait une star. Le personnage d'Huguette, qu'elle incarne aux côtés de Raymond (Gérard Hernandez) depuis 2009, est plébiscité chaque soir par 5 millions de téléspectateurs. Mais qui est vraiment Marion Game? Cette comédienne longtemps cantonnée aux seconds rôles comiques a grandi auprès d'une mère égoïste et d'un père souvent absent. Marion a neuf ans lorsque sa grand-mère paternelle la récupère pour l'élever. De cette époque date son goût pour l'art dramatique. Devenue indépendante, elle se retrouve à Paris, mariée et mère d'une petite fille. Elle enchaîne les petits boulots et aboutit par frustration à une grave dépression. Elle s'en sort en fréquentant le cours Simon. L'obtention en 1968 du prix Marcel-Achard lui donne le courage d'aller de l'avant. Elle connaît enfin les planches et les studios. Les créations théâtrales, cinématographiques et télévisuelles s'enchaînent, les amours aussi; elle s'éprend de l'animateur de télévision Jacques Martin, qu'elle quittera pour le futur père de ses deux fils. Le portrait d'une femme de son temps, qui a su se forger un destin. Un récit entre blessures et renaissance.


- L'âme et la corde
de Ivry Gitlis
Éditions Buchet Chastel / Novembre 2013


Né à Haïfa dans la Palestine mandataire, Ivry Gitlis réclame un violon à l'âge de cinq ans, et son entourage se cotise pour lui en offrir un. Remarqué par Bronislaw Huberman, l'enfant prodige s'installe bientôt à Paris: premier prix du Conservatoire à treize ans, il étudie avec les plus grands maîtres (Flesch, Enesco, Thibaud) en Belgique, à Londres et à Paris. C'est le début d'une carrière de violoniste la plus libre et anticonformiste qui soit. Sa participation au concours Marguerite Long - Jacques Thibaud est ainsi l'occasion d'un scandale mémorable. Ce musicien hors normes, qui sera le premier artiste israélien à se produire en URSS, ne connaît pas de frontières et est aussi heureux dans le répertoire classique que dans le jazz ou la musique tzigane. En 1972, il fonde le festival de Vence, célèbre pour le caractère novateur de sa programmation. Il continue à donner des concerts, et depuis une trentaine d'années se rend souvent au Japon où il est adoré du public. L'Âme et la Corde est l'autobiographie de cet homme exceptionnel. Ivry Gitlis y raconte avec une passion et un style inimitable ses relations à son instrument, la musique, le public. On y découvre la personnalité attachante de l'un des violonistes les plus prodigieux de notre siècle.


- La nuit attendra
de Jacques Chancel
Éditions Flammarion / Novembre 2013


À travers un récit littéraire, nostalgique et émouvant, Jacques Chancel, dans La nuit attendra, raconte pour la première fois ses souvenirs inédits d'Indochine. Avec le charme et l'élégance qu'on lui connaît, il nous entraîne dans le Saigon des années des 50, entre fumeries d'opium et violences d'une guerre qui ne fait que commencer, c'est tout une époque, tout un monde, qu'il ressuscite.


- Marguerite Duras
La traversée d'un siècle
de Alain Vircondelet
Éditions Plon / Novembre 2013


À l'occasion du 100e anniversaire de sa naissance, LA biographie de référence de Duras, par un de ses amis les plus intimes. C'est dans ses foyers de douleur qu'il serait encore possible de la rejoindre, de comprendre le sens de toute sa vie, ce qui s'y cache et ce qui couve. Les repères brûlent dans le siècle en feu, mais plus encore que les dates, ce sont les braises qui parlent, comme chez Rimbaud, auquel sa marche ressemble: ivre, libre, utopique.


- Mémoire d'outre-monde
de Jimi Hendrix
Éditions JC Lattès / Novembre 2013


"Cet ouvrage a, pour ainsi dire, été écrit de la main de Jimi Hendrix. Toutefois, dans la mesure où il a été compilé bien après sa mort, quelques explications sur le processus d'élaboration du texte final s'imposent. D'une certaine manière, l'idée même de ce livre est venue de Jimi. Elle est née d'un projet de film biographique auquel je travaillais avec Alan Douglas. Ne souhaitant pas faire dire à Jimi des mots inventés, nous avons cherché à recréer des dialogues à partir de propos qu'il avaitréellement tenus. Une documentation considérable, tirée de toutes les sources dont l'authenticité pouvait être prouvée, s'est ainsi accumulée. Il y avait surabondance de matière, car au cours des quatre années qu'il a passées sous les projecteurs, Jimi n'a cessé de donner des interviews. C'était en outre un écrivain compulsif, qui griffonnait sur tout ce qui lui tombait sous la main, blocs-notes d'hôtel, bouts de papier épars, cartouches de cigarettes, serviettes. Mémoires d'outre-monde est le résultat de la réorganisation de tous ces éléments disparates dans une séquence narrative. En fait, il a si bien raconté son histoire que je n'ai presque pas eu à y retoucher. Outre la suppression des répétitions, je me suis contenté de restructurer quelques phrases ou d'arranger la syntaxe lorsque cela semblait nécessaire pour clarifier le propos". Peter Neal


- Aung San Suu Kyi
Un pays, une femme, un destin
de Jesper Bengtsson
Éditions Prisma / Octobre 2013


Tout comme Nelson Mandela, Martin Luther King et Mahatma Gandhi, Aung San Suu Kyi estdevenue, dans le monde entier, le symbole de la lutte pacifique contre la dictature, pour la démocratie et les droits de l'homme. Mais qui est-elle vraiment? Quelles sont ses motivations à faire de grands sacrifices pour son pays? Comment a-t-elle pu supporter plus de vingt ans d'enfermement au détriment de sa propre existence? Depuis son enfance jusqu'à nos jours, "The Lady" a surmonté tous les obstacles grâce à son courage inébranlable. Prix Nobel de la paix, son charisme exceptionnel irradie autour d'elle une force unificatrice. Jesper Bengtsson l'a rencontrée lors d'une entrevue personnelle après sa libération et dévoile dans cette biographie illustrée, les paroles de la Dame de Rangoun au destin hors du commun pour libérer son peuple à tout jamais de la peur.


- Cantona, le rebelle qui voulut être roi
de Philippe Auclair
Éditions Cherche Midi / Octobre 2013


Arrogant, talentueux, séduisant, exaspérant, insoumis... autant de qualificatifs qui viennent à l'esprit quand on se penche sur la personnalité complexe d'Éric Cantona. Un être charismatique, un joueur d'exception, qui ne cesse de fasciner. Mais qu'en est-il de l'homme, derrière le mythe? Nourrie par 200 entretiens avec les principales personnalités qui accompagnèrent cette carrière tumultueuse, Cantona, le rebelle qui voulut être roi est une biographie incontournable, couronnée, outre-Manche, par le prix du Meilleur Ouvrage consacré au football. Philippe Auclair retrace, dans ce portrait intime et passionnant, l'ascension de cet enfant de la banlieue marseillaise, recruté dès l'âge de 15 ans par Guy Roux pour l'AJ Auxerre avant de rejoindre l'équipe de France quelques années plus tard. C'est le début de l'ère des scandales: enchaînant les clubs (dont l'Olympique de Marseille), cumulant les différends avec joueurs, entraîneurs et responsables fédéraux, multipliant les incartades sur le terrain, Éric Cantona décide finalement de renoncer au football. Mais, poussé par ses admirateurs, et notamment Michel Platini, il gagne l'Angleterre et devient l'attaquant vedette de Manchester United, le king Éric. Loin de l'hagiographie, cet ouvrage ne contourne aucun des épisodes délicats qui ponctuèrent le parcours chaotique de ce joueur exceptionnel.


- Connivences
de Jean-Claude Dassier
Éditions Michel Lafon / Octobre 2013


À 71 ans, Jean-Claude Dassier est un vieux routier des médias. Derrière le regard perçant, les traits durs et le verbe haut se cache un indéboulonnable professionnel qui a voué sa vie à l'information. Sa route, rectiligne et ascensionnelle, ne devait a priori jamais croiser les chemins tortueux du football professionnel. Et pourtant… Par goût du challenge et aussi par passion, l'homme a plongé dans la bouillonnante marmite phocéenne. Une "folie" assumée qui lui vaudra finalement plus de déboires que de satisfactions. En dépit des premiers trophées rapportés sur le Vieux-Port après dix-sept ans de disette, il apprend, à ses dépens, les codes d'un univers qu'il pensait pouvoir maîtriser mais qui s'avère lui être chaque jour un peu plus insaisissable. Des petites mesquineries aux grandes perfidies, des espoirs déçus par Didier Deschamps à la trahison de Vincent Labrune, des dessous du foot-business à la rupture brutale de son contrat, Jean-Claude Dassier raconte ses deux années intenses passées à Marseille, qui ont compté autant que les quarante précédentes dans les médias.


- Danse avec ta vie
de Sheila
Éditions L'Archipel / Octobre 2013


En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité. Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre. Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.


- Jacques Brel, l'aventure commence à l'aurore
de Fred Hidalgo
Éditions L'Archipel / Octobre 2013


Juillet 1974: Jacques Brel largue les amarres de son voilier pour un voyage qui va le mener jusqu'à l'"île au trésor" dont il rêvait depuis l'enfance. Bientôt seul à bord avec sa compagne Maddly, il traverse le Pacifique et jette l'ancre aux Marquises, dans la baie d'Hiva Oa. Ce devait être une simple escale, mais après un sérieux coup de semonce à l'amorce du voyage, ce sera sa dernière demeure, à côté de Paul Gauguin. Ce récit retrace l'histoire méconnue, et passionnante, d'un marin au long cours et d'un pilote au grand cœur. L'histoire d'un homme qui tourna le dos à la gloire pour réaliser "un impossible rêve": transformer une vie d'artiste en destinée d'exception. On connaissait le géant de la chanson, l'auteur-compositeur qui avait "mal aux autres"; on découvre l'être humain prêtant assistance à autrui jusqu'à la limite de ses forces. Opérant la jonction avec son œuvre, Brel s'illustre par un rare altruisme, aux manettes de son avion, volant par tous les temps pour transporter courrier et malades. Ce livre à la construction originale, à la fois reportage, essai biographique, roman et enquête, révèle notamment les secrets de l'écriture du dernier album (1977) et suit le Grand Jacques, pas à pas, jusqu'au bout de la vie.


- Le dernier amour d'Édith Piaf
de Christie Laume
Éditions L'Archipel / Octobre 2013


Théophanis Lamboukas, dit Théo Sarapo ("Je t'aime" en grec), a 26 ans lorsqu'il fait la connaissance d'Édith Piaf, le 20 janvier 1962. Il sera son second mari et l'interprète en duo de l'un de ses derniers succès, "À quoi ça sert l'amour?". Le fils d'un coiffeur grec installé à Paris en 1934 a rencontré la chanteur par l'intermédiaire du chanteur Claude Figus. La première fois, Théo est si impressionné par la "Môme" qu'il ne peut piper mot. Au point qu'Édith, mordue, dira à Figus: "J'aimerais inviter ton copain pour savoir s'il est aussi intelligent qu'il est beau, car il n'a pas dit un mot de toute la soirée". Conduits à se revoir, Piaf encourage Théo à entreprendre une carrière de chanteur. Ils formeront un couple à la vie et à la scène, jusqu'à la mort de Piaf. Théo Sarapo la rejoint sept ans plus tard, en 1970, victime d'un accident de voiture à seulement 34 ans. Christie Laume retrace les derniers mois de la vie de la chanteuse en mêlant éléments biographiques et souvenirs.


- Manhattan Folk Story
de Dave Van Ronk
Éditions Robert Laffont / Octobre 2013


Il a laissé son nom à une rue de Manhattan; il était le gourou des guitaristes de sa génération; il a enregistré une trentaine d'albums entre 1958 et 2002 et vous ne le connaissez pas. Dave Van Ronk, le "chanteur blanc à la voix noire", a pourtant incarné durant plusieurs décennies, le folk américain le plus exigeant aux yeux des meilleurs, à commencer par Bob Dylan, qui prit quelques leçons avec lui et lui "emprunta" la version la plus célèbre de "The House of the Rising Sun". Ce livre est un événement: écrit par un musicien aussi modeste que grande gueule, il est le récit du New York folk des années 1950 à 1970. À l'opposé de l'autobiographie trafiquée d'une vedette aigrie, il retrace avec malice et franc-parler le parcours d'un amoureux du jazz passant par le blues avant de devenir le virtuose d'une musique par essence collective (entre "folks", on propose une phrase et une mélodie que chacun répète et modifie). Dès l'adolescence, Van Ronk adopte l'atmosphère de vie de bohème qui règne à Greenwich, quartier ou se réfugient alors intellectuels, artistes, activistes divers et gauchistes. Il s'initie à la marijuana, vit de bric et de broc, bataille contre les Beatniks, envoie promener Albert Grossman, enregistre des premiers albums catastrophiques, hante la scène du Gaslight Café et rencontre les grands noms du blues et de la folk qu'il contribuera amplement à façonner. Avec l'art du conteur qui a fait sa légende, il révèle ainsi les débuts chaotiques de Bob Dylan, Joan Baez, Tom Paxton, Gary Davis, Simon et Garfunkel, Mississippi John Hurt... et tant d'autres. Ami généreux ou insupportable puriste, il se fait constamment piller et ne s'en plaint jamais; même quand il reste dans l'ornière, à dépendre de contrats mesquins. Loser? Au-dessus de la mêlée, Van Ronk fait surtout figure d'incorruptible.


- Piaf secrète
de Jean Noli
Éditions L'Archipel / Octobre 2013


Personnage caméléon, Édith Piaf a su, au gré de ses rencontres et de ses humeurs, brouiller les pistes et camoufler sa véritable identité. Parce qu'il l'a bien connue, il a été l'un des rares journalistes à gagner sa confiance, Jean Noli témoigne dans ce livre de la double personnalité de l'artiste, tantôt enjouée, tantôt en colère, trônant au milieu de sa cour, de ses fidèles réunis chez elle, boulevard Lannes, à Paris, tantôt épuisée, minée par l'alcool et la drogue, à bout de résistance et, soudain, ressuscitant lorsque tout semble fini. Ce livre est un témoignage sans pareil des cinq dernières années de sa vie où, diminuée par l'alcool et la drogue, comme l'explique Jean Noli, "Édith camouflait, derrière les truculences de l'artiste, sa détresse et sa solitude".


- Rien n'est grave dans les aigus
de Michel Legrand
Éditions Cherche Midi / Octobre 2013


Cent cinquante longs-métrages, trois oscars, des collaborations en avalanche avec Miles Davis, Ray Charles ou Claude Nougaro: Michel Legrand est l'un des compositeurs français les plus célèbres au monde. Pour la première fois, il se raconte. Avec humour, gravité et liberté. Entremêlant présent et passé, il réveille des souvenirs enfouis, des images intimes: l'enfance, la guerre, le Conservatoire, la révolution du be-bop, les débuts chez Philips, la Nouvelle Vague, Hollywood. Au détour du récit, des invités surgissent: Maurice Chevalier, Jacques Brel, Bill Evans, Jacques Demy, Louis Aragon, Françoise Sagan, Steve McQueen, Natalie Dessay... Tous prennent part au destin d'un créateur avide de musique au pluriel, dont l'identité doit autant à Bach, à Stravinski qu'à Dizzy Gillespie. Entre swing, lyrisme et comédie musicale, entrez dans l'univers d'un pulvérisateur de frontières, d'un monstre sacré qui a réussi, selon le mot de Malraux, à "être plusieurs dans une même existence".


- Road book
de Manu Katché
Éditions Cherche Midi / Octobre 2013


Roadbook, c'est le roman vrai d'un jeune musicien français qui va devenir une référence outre-Atlantique. Roadbook, c'est le roman d'une tournée qui n'en finit pas et qui s'appelle la vie. L'intrigue: l'histoire d'un batteur exceptionnel. Les personnages: Peter Gabriel, Sting, Michel Petrucciani, Stephan Eicher, Herbie Hancock, Marcus Miller... Manu Katché nous propose ici ses mémoires. Il revient sur les moments forts de sa carrière, sa musique, ses rencontres. Une confession musicale.


- Simone Veil, la force de la conviction
de Jocelyne Sauvard
Éditions L'Archipel / Octobre 2013


"Un personnage historique qui incarne l'Histoire de France", disait d'elle Frédéric Mitterrand le 18 mars 2010, au lendemain de sa réception à l'Académie française, où elle est la sixième femme à porter l'épée. Libre et véhémente, exigeante et sereine, Simone Veil (née en 1927), ex-ministre de la Santé, à l'origine de la légalisation de l'IVG, reste une combattante en lutte pour la justice et le respect de la personne, la cause des femmes, l'adoption et les droits de l'enfant. Mais aussi pour l'Europe, qu'elle incarne et porte avec passion. Enfin, pour la mémoire, quitte à s'opposer aux suggestions de Nicolas Sarkozy dans ce domaine. Au-delà de la figure d'exception, elle est avant tout une femme. Son histoire personnelle passe par les extrêmes: Auschwitz, la disparition des siens. Et par la politique, qui dit aussi l'ardeur de vivre, l'amour, les enfants, la culture, l'écriture. La littérature, enfin, qui l'a accompagnée jusqu'à l'Académie française. Cette intensité, elle la transmet jusque dans son mystère, sa retenue, son engagement et ses doutes. Cette biographie replace Simone Veil au cœur d'un siècle bouleversé et découvre les tranches de vie et les espaces de liberté d'une femme au destin incandescent.


- So far away
de Nicolas Peyrac
Éditions L'Archipel / Octobre 2013


Un certain 21 mars 2012, le diagnostic tombe: Nicolas est malade. Il décide alors de rédiger ce livre de souvenirs afin de déchirer l'image papier glacé "d'étudiant en médecine devenu chanteur à succès" qui a pu être la sienne. On sait sa passion précoce pour l'écriture et la musique, les voyages, de l'Afrique aux États-Unis et au Québec où il a longtemps vécu. Amitiés fortes, souvenirs, moments d'humeur et de tendresse, blessures... Entre arrêt sur image, rembobinage et retour en arrière, Nicolas Peyrac refait ici le parcours de la vie. En toute sincérité.


- Willy Brandt
de Hélène Miard-Delacroix
Éditions Fayard / Octobre 2013


C'est un Allemand qui a traversé le XXe siècle, témoin de ce que l'Allemagne y a fait de pire et acteur de son rachat et de son relèvement, sans jamais être un héros idéal. Willy Brandt est resté un homme de failles et de faiblesses, accusé d'indignité et victime de trahisons, humain en somme. Il fut résistant au nazisme dans les années 1940, anticommuniste durant les années 1950, maire de Berlin-Ouest lors de la construction du Mur en 1961, et, en 1969, le premier social-démocrate à devenir chancelier dans la République de Bonn. Prix Nobel de la paix pour son Ostpolitik, l'image de cet homme à genoux devant le mémorial du ghetto de Varsovie a fait le tour du monde. C'est l'histoire d'un fils de personne qui s'exila tout jeune en Norvège pour combattre la Wehrmacht, et consacra sa vie à la social-démocratie et à son désir d'Europe. Son autorité fut incontestable quand le Mur tomba et que cessa la guerre froide. Cette histoire est aussi celle d'une génération d'Allemands. Beaucoup ont vu en lui ce qu'ils auraient tellement préféré être.


- Et Fellini fonda Rome...
de Julien Neutres
Éditions Cherche Midi / Septembre 2013


Rome a existé avant Federico Fellini, elle existe et continuera d'exister après lui.Mais l'œuvre du cinéaste, vingt-huit siècles après la fondation légendaire de la cité par Romulus et Remus, a réinventé Rome et modifié son image aux yeux du monde entier. Fellini est bien sûr le réalisateur de La Strada, de Juliette des esprits, d'Amarcord et de La Cité des femmes. Mais il est aussi, et peut-être d'abord, celui de La Dolce vita et de Fellini Roma. Et ce n'est pas un hasard si, en plus de ces deux-là, neuf autres de ses films ont Rome pour cadre. Fellini l'a avoué en 1972: "Rome m'a créé. Alors, à mon tour, j'ai créé Rome". Dans Et Fellini fonda Rome..., Julien Neutres raconte une aventure unique. Celle d'un homme de cinéma qui se fait "alchimiste" pour transformer des décors et des scènes de vie plutôt triviaux en chefs d'œuvre cinématographiques. Pour y parvenir, il convoque devant ses caméras, confronte et fusionne entre eux les tréfonds archéologiques de Rome, ses lieux historiques, ses clichés anciens ou modernes. Et, dans cette "fosse aux images", il jette une faune improbable de prostituées et de paparazzi, de starlettes et d'hommes politiques, de touristes et de voleurs, de journalistes et d'écrivains, de cardinaux et de nobles désuets. Entièrement nourrie de réalité, mais définitivement remodelée et imaginée, surgit alors sur les écrans une Rome nouvelle, baroque et mythique à la fois. Et Fellini fonda Rome... ou comment le génie d'un artiste peut détourner et transformer l'Histoire.


- Itinéraire intime
de Nana Mouskouri
Éditions Cherche Midi / Septembre 2013


Rien ne prédestinait Nana Mouskouri à devenir la chanteuse internationale que l'on connaît et dont la carrière exceptionnelle dure depuis plus de cinquante ans. Une vie hors normes au cours de laquelle elle a parcouru le monde entier, c'est ce qu'elle nous raconte dans cet Itinéraire intime, avec toute la simplicité qui est la sienne. Ce parcours aux multiples facettes, jalonné d'amitiés riches et diverses, constitue un témoignage parfois bouleversant. Son évolution musicale, ses prises de conscience politique et sociétale, son empathie pour moult causes l'ont conduite, notamment, à devenir ambassadrice de bonne volonté à l'Unicef auprès des Nations unies pour défendre les droits de l'enfant. Elle continuera son chemin, toujours avec le même courage, la même détermination, et le respect sans faille des valeurs auxquelles elle est attachée: humanitaires, sociales, culturelles et politiques. En atteste son mandat de députée au Parlement européen. Nana, avec pudeur et enthousiasme, partage ici ce fabuleux destin. Celui d'une mère, d'une chanteuse et d'une femme de devoir.


- L'enfant du 15 août
de Régine Deforges
Éditions Robert Laffont / Septembre 2013


Audacieuse, belle, écrivain, éditeur, sulfureuse, censurée, courageuse... Pour définir Régine Deforges, les qualificatifs ne manquent pas. Elle a eu mille vies et mille aventures, elle s'est engagée sur tous les fronts, elle croit aux livres et aux êtres humains. Ses mémoires sont attendues car on est loin de tout savoir d'elle. Elles sont le témoignage d'un fougueux parcours personnel qui se confond avec la vie intellectuelle et politique de ces cinquante dernières années. Après une enfance dans le Poitou, Régine traverse une adolescence tumultueuse, se marie à dix-huit ans et s'installe à Paris. Elle prend des cours de théâtre au cours Simon, fait un peu de mannequinat mais trouve sa vocation en devenant libraire au drugstore des Champs-Élysées. Elle est représentante pour les Éditions Jean-Jacques Pauvert puis crée sa librairie, se spécialise dans les ouvrages érotiques avant de monter sa maison d'édition en publiant des ouvrages qui déchaînent la censure et lui valent de nombreux procès. Régine Deforges passe de l'autre côté du miroir: elle écrit et connaît d'immenses succès avec notamment la série des romans qui commence par La Bicyclette bleue. Divorcée, elle se remarie avec Pierre Wiazemsky, dit "Wiaz", le célèbre dessinateur du Nouvel Observateur. Son ardeur dans la vie n'a d'égale que sa curiosité passionnée pour le monde qui l'entoure. Quelqu'un a dit: "Ce qu'il y a d'important, ce sont les rencontres". Pas n'importe qui dans la vie de Régine. Des écrivains: Mandiargues, Vailland, Abellio, Hervé Guibert, Pascal Jardin, Pierre Emmanuel, Romain Gary. Des personnages: l'abbé Pierre, Jacques Lacan, Gaston Deferre, Louis Malle, René Andrieu. Les meilleures amies: Sonia Rykiel, Madeleine Chapsal, Geneviève Dormann et la plus admirée: Dominique Aury, l'auteur longtemps mystérieuse d'Histoire d'O. Un grand homme, François Mitterrand, qui l'emmène diner et lui parle littérature. Tous se pressent autour d'elle avant qu'elle ne reparte courir le monde: le Vietnam, l'Argentine, l'Algérie, Cuba, la bien-aimée. Retour à Malagar, la maison de François Mauriac, le grand-père de son mari, détours par Pigalle, les bars mal famés et les rues sombres. Mystérieuse Régine qui veut tout connaître et qui se cache en se dévoilant. Elle raconte aussi sa jeunesse à hue et à dia au fond d'une petite ville et d'une famille traditionnelle qu'elle a voulu fuir à tout prix et sur qui elle se retourne maintenant dans le respect et la tendresse. "Fille de Colette", a écrit Le Monde, "papesse de l'érotisme", Régine Deforges ne s'épargne pas dans ces magnifiques mémoires; elle écrit comme elle vit, avec un style, du courage, un grand charme.


- Le monde comme il me parle
de Olivier de Kersauson
Éditions Cherche Midi / Septembre 2013


"Je suis un nomade exalté par la découverte. Voilà, découvrir sans cesse. C'est le seul moment où l'on peut supposer que va surgir le "merveilleux". Fouiller le monde de tous les côtés, c'est exaltant. Je suis comme un chercheur d'or. Ce n'est pas tant l'or que je cherche que le moment magique quand je vais le découvrir. C'est toujours, au vrai, l'émotion que je cherche. Le nomadisme, c'est ça. Tous les jours, un chercheur d'or est tenu par sa capacité d'émerveillement. La magie. Le "merveilleux" est la raison de tout ce que je fais. L'émerveillement, c'est de la pluie d'or morale qui vous tombe dessus. Le tout, c'est de se trouver dans les bons endroits, là où il pleut de l'or". Olivier de Kersauson


- Piaf - Cerdan: un hymne à l'amour
de Dominique Grimault et Patrick Mahe
Éditions Robert Laffont / Septembre 2013


Cinquante ans après la mort de la chanteuse française la plus populaire du monde, redécouvrez l'histoire d'amour mythique d'Édith Piaf et Marcel Cerdan, dans la France de l'après-guerre. Édith Piaf et Marcel Cerdan: deux héros, deux mythes dans la France de l'après-guerre. La chanteuse des rues et le boxeur français le plus célèbre. Si ce n'est la gloire, rien ne semble devoir les rapprocher jusqu'au jour où le hasard, le destin peut-être, des amis communs sûrement, les font se rencontrer en 1946 dans un cabaret à la mode: Le Club des Cinq, faubourg Montmartre, à Paris. Ce soir-là, ni coup de cœur ni coup de foudre. Une poignée de main. Banal. Puis ils partent à la conquête de l'Amérique. Ils se retrouvent à New York. Les voici amoureux pour un jour, pour toujours. Pendant vingt-quatre mois, ils sont obligés de taire, de cacher leur "liaison impossible". Elle ne vit que pour lui. Il ne voit que par elle. Chaque séparation est une épreuve. Leur histoire s'arrêtera une nuit, quelque part dans le ciel, entre Paris et New York.


- Le roman de Boddah
de Héloïse Guay de Bellissen
Éditions Fayard / Août 2013


D'ordinaire les amis imaginaires s'éteignent de mort naturelle, peu à peu négligés par ceux qui les ont inventés. Pas Boddah. Pendant les vingt-sept années de sa courte vie, Kurt Cobain n'a jamais cessé de s'adresser à son double. Du coup de foudre entre l'icône grunge et Courtney Love à leur mariage à Honolulu au milieu des touristes obèses; des tournées triomphales aux soirs de doute, Boddah a tout vu et tout entendu. Il tenait tête à Kurt quand il le fallait, osait le critiquer, tentait même de lui faire prendre conscience des réalités. Dès lors, qui mieux que Boddah pouvait retracer le parcours de cette météorite trash que fut le chanteur de Nirvana, entre musique, héroïne et amour fou? Mêlant scènes réelles et imaginaires, conversations authentiques et dialogues inventés, Le roman de Boddah s'offre un narrateur omniscient d'un genre nouveau, témoin, confident, bonne et mauvaise conscience, Jiminy Cricket au milieu des guitares cassées.
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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Lun 4 Juil - 7:06

- Bruce
de Peter Ames Carlin
Éditions Sonatine / Juin 2013


Les confessions de Bruce Springsteen. "Je suis peut-être président, mais lui c'est le Boss" a récemment admis Barack Obama en évoquant Bruce Springsteen. Et, en effet, avec plus de cent vingt millions d'albums vendus, Springsteen règne depuis quatre décennies sur le rock américain. Plus qu'un phénomène musical, c'est un véritable phénomène culturel, en prise directe avec le cœur et l'âme des États-Unis. Mais surtout, le Boss est un individu exceptionnel, à l'histoire personnelle complexe. Pour la première fois, celui-ci a accepté de se livrer à cœur ouvert et sans aucune autocensure à Peter Carlin. Mieux encore, considérant qu'on ne peut cerner un homme en écoutant sa seule vérité, il a ouvert son carnet d'adresses à l'auteur, qui a ainsi pu recueillir les témoignages inédits des membres de la famille du chanteur, de ses proches, de ses musiciens. Du gamin du New Jersey à l'activiste politique, en passant par le working class hero, l'évangéliste du rock, l'homme rongé par des démons intérieurs, Carlin dresse ici un portrait unique et passionnant de la star et retrace sa carrière exceptionnelle. D'anecdotes inédites en confessions d'une sincérité exceptionnelle, ceux qui jusqu'ici croyaient tout savoir de l'icône vont, à la lecture de cette biographie définitive, très vite devoir réviser leur jugement.


- La dernière reine
Victoria, 1819-1901
de Philippe Alexandre et Béatrix de l'Aulnoit
Éditions Robert Laffont / Juin 2013


Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre dépoussièrent le mythe de la souveraine impérieuse et puritaine, révélant pour la première fois son tempérament sensuel et violent. Il y a cent-douze ans, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende comme une petite dame obèse et impérieuse. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Le moment est venu de corriger le mythe d'une Victoria "victorienne". La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d'Azur. Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l'appelait "la reine républicaine". Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d'Albert, son prince allemand, qu'elle avait aimé jusqu'à la folie. Journal de Victoria, mots d'esprit d'un Bernard Shaw ou d'un Oscar Wilde, sarcasmes et courbettes de la presse de l'époque, mais aussi discours de Palmeston et Disraeli brossent le tableau fastueux de la cour britannique à son apogée, officielle autant qu'intime. C'est une Victoria ardente et violente que fait revivre cette biographie sans révérence.


- Mick
Sex and rock'n'roll
de Christopher Andersen
Éditions Le Cercle Points / Juin 2013


Être riche et adulé de tous, tel est le rêve du jeune Michael, fils de bonne famille. Une nouvelle musique à la réputation sulfureuse va le débrider: le rock. Avec les Rolling Stones, il se transforme en bête de scène. Son travail, son génie? stimulé par ses conquêtes et divers psychotropes? ainsi qu'un peu de chance feront de lui Mick Jagger, icône sexuelle et musicale de toute une génération.


- Thérèse De Lisieux - Vivre d'amour
de Thérèse de Lisieux
Éditions Michel Lafon / Juin 2013


Thérèse Martin: une si courte vie pour un si grand destin. La petite Thérèse perd sa mère à l'âge de quatre ans et cette disparition entraîne le déménagement de sa famille à Lisieux. Quelques mois plus tard, sa sœur aînée Pauline, qui veillait sur elle, entre au Carmel. Désemparée, fragilisée, Thérèse tombe gravement malade. Mais sa foi l'éclaire, la guérit, et à quatorze ans elle décide de se faire à son tour carmélite. L'âge requis pour l'entrée au Carmel est de dix-sept ans? Qu'à cela ne tienne: elle va jusqu'à Rome plaider sa cause auprès du pape Léon XIII et devient sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Dix ans plus tard, elle s'éteint à l'âge de vingt-quatre ans. Auteur prolifique, elle nous a laissé des poèmes, des pensées, des correspondances, des mises en scène théâtrales. Ses Mémoires, publiées un an après sa mort, ont ému des milliers de lecteurs. Elle a été béatifiée en 1923, canonisée en 1925. Sainte Thérèse de Lisieux a même été proclamée docteur de l'église par Jean-Paul II en 1997.


- Et mes secrets aussi
de Line Renaud et Bernard Stora
Éditions Robert Laffont / Mai 2013


"What a personality!" Voilà ce que dit Frank Sinatra de la jeune Line Renaud, phénomène que le Tout-Hollywood s'empresse d'aller applaudir à Las Vegas au début des années 1960. C'est en effet une personnalité hors du commun qui livre ici ses mémoires. Il en faut du talent, de l'énergie, de la générosité à la petite chanteuse de Pont-de-Nieppe pour monter et se faire acclamer sur les plus grandes scènes du monde, du Moulin-Rouge au Dunes à Las Vegas. Il en faut, de la personnalité, pour fréquenter et se faire aimer des plus grands: Joséphine Baker, Dean Martin, Gregory Peck, Cary Grant, Elvis Presley, Sugar Ray Robinson, Liz Taylor, sans oublier Charles Trenet, Dalida, Johnny Hallyday ou Jacques Chirac. Dans ce témoignage exceptionnel, Line Renaud ouvre son cœur comme jamais auparavant. La lignée de femmes aux caractères bien trempés dont elle descend, les chances qu'elle a su saisir, ses remises en cause et ses tournants de carrière sont confiés avec la franchise et la verve qu'on lui connaît. Ces mémoires fourmillent d'anecdotes, de confidences inattendues, de secrets bien gardés. Line Renaud nous en dit long par exemple sur ses (mauvaises) relations avec Édith Piaf, sur Loulou Gasté et leur vie amoureuse bien plus mouvementée qu'il n'y paraît. Chanteuse, meneuse de revue, comédienne, Line Renaud a connu une carrière et une vie personnelle aussi dense que trépidante. Ce livre est à son image, une traversée du siècle en bolide rutilant.


- Mick Jagger
de Philip Norman
Éditions Robert Laffont / Mai 2013


De ses débuts à aujourd'hui, l'odyssée de Sir Mick Jagger, la plus légendaire figure de rockstar de tous les temps. Qu'y-a-t-il derrière le produit Mick Jagger? Qui est véritablement cet homme de soixante-dix ans qui, aujourd'hui encore, s'agite le nombril à l'air avec la même souplesse et la même conviction qu'à ses tout débuts, lorsqu'il chantait: "I Can't Get No Satisfaction"? Tout le monde connaît les premiers pas des Rolling Stones et les grandes étapes, dont la rencontre originelle avec Keith Richards en 1961, puis avec Brian Jones et les autres membres du groupe, puis encore l'irrésistible ascension, les tubes et les délirantes tournées américaines, les provocations sexuelles et les scandales à répétition - la consommation de drogues, le séjour en 1967 à la prison de Brixton, les trois morts du festival d'Altamont, l'exil fiscal, les mariages, les aventures et les divorces... Lorsque la mythologie s'en mêle, il devient toutefois difficile de percer à jour le mystère Jagger. Mystère qui confine au paradoxe: comment expliquer qu'un personnage aussi brillant demeure, interview après interview, incapable de se livrer a minima? D'échapper, malgré son aura rebelle, à une étonnante neutralité? Comment se fait-il qu'après avoir passé toute sa vie sur scène, à fasciner des centaines de milliers de personnes, il dise n'avoir gardé aucun souvenir pour écrire l'autobiographie qui lui fut commandée en 1983 et dont le manuscrit se révéla, à la lecture, "mortellement ennuyeux"? Autant de questions auxquelles Philip Norman apporte des éléments de réponse dans une véritable enquête, passionnante, grâce aux témoignages de tous ceux qui, compagnons de route ou compagnes de vie, ont approché au plus près le chanteur des Stones. Selon lui, le secret de Jagger, et le secret de sa longévité à toute épreuve, c'est son égoïsme sans nostalgie qui le pousse, en toute circonstance, à évaluer ce qui est bon pour lui et pour sa carrière. Un instinct hors du commun. Et, retraçant pas à pas le parcours de ce jeune garçon devenu pour toujours l'incarnation de la rockstar, il nous fait revisiter cinquante ans de rock, de révolte, de conquête, de mode, de rythme et de passion.


- Moi, Giuseppina Verdi
de Karine Micard
Éditions Robert Laffont / Mai 2013


2013 marque le bi-centenaire de la naissance de Verdi. Pour la première fois, hommage est rendu à la muse et l'inspiratrice de Verdi, Giuseppina.
Giuseppina Strepponi est l'une des plus grandes cantatrices de son temps. Fille du compositeur Giuseppe Strepponi, elle débute en 1834, à dix-neuf ans, dans L'Elixir d'amour de Donizetti. Travailleuse acharnée, elle compte bientôt à son répertoire les œuvres de Rossini et Bellini. Elle chante à guichets fermés tous les soirs et fait l'admiration des plus grands musiciens. C'est elle, au sommet de sa gloire, qui lance la carrière de Giuseppe Verdi. En 1842, en effet, elle plaide pour que le jeune compositeur ait accès à la Scala de Milan, le temple de l'opéra. Elle crée Abigaille dans Nabucco. C'est un triomphe, avec cinquante-sept représentations consécutives. Assez vite cependant, sa voix décline, notamment à cause du surmenage, elle qui va jusqu'à chanter six fois Norma en une semaine. De plus, sa vie personnelle est très chaotique; elle met au monde quatre enfants hors mariage, qu'elle devra abandonner. Giuseppina renonce à la scène en 1846, à tout juste trente ans. Elle s'installe à Paris comme professeur et Verdi la rejoint l'année suivante. Désormais, leurs vies sont liées. Ils s'installent à Sant'Agata en 1851 et se marient le 29 avril 1859. Suivra la période sereine de leur vie à tous les deux, entre Paris, Gênes et Milan, celle de la pleine maturité créatrice de Verdi, riche de succès et d'inspiration.


- Rod Stewart
L'Autobiographie
de Rod Stewart
Éditions Michel Lafon / Mai 2013


Avec sa voix rocailleuse, ses compositions uniques et ses performances live totalement habitées, Rod Stewart est l'un des rockers les plus charismatiques du monde, et l'un des plus aimés. Chanteur du groupe d'avant-garde The Jeff Beck Group puis de The Faces, il commence sa carrière d'artiste solo en 1974 et explose avec des tubes internationaux tels que Maggie May, Sailing, Da Ya Think I'm Sexy?, Young Turks ou encore Baby Jane. Fils de plombier au cœur de l'Angleterre ravagée par la guerre, nourri par les influences folk et blues, Rod Stewart nous livre ici pour la première fois le récit sans concession de sa vie sur scène et en coulisses. Ses passions, mélange de football écossais, de voitures, de manoirs, de modèles réduits et de peinture préraphaélite. Ses amours mouvementées de blonde en blonde (3 mariages, 8 enfants) et ses infidélités jusqu'à sa rencontre avec Rachel Hunter. Mais aussi les épreuves terribles qu'il a dû surmonter, comme son addiction destructrice à la drogue et son cancer. Il nous entraîne avec brio dans son parcours, l'un des plus fascinants du rock'n' roll.


- Tout est permis mais tout n'est pas utile
de Daniel Darc
Éditions Fayard / Mai 2013


Daniel parlait, puis je faisais le tri. Il avait tant de passions, de souvenirs, d'enthousiasmes, d'attachements, de fidélités... Il emmêlait les fils et je les démêlais, construisant des pages, des séquences, des chapitres. Il aurait aimé s'y replonger par la suite, réécrire lui-même, réaménager, éclairer des angles morts. Mais il s'est éteint trop tôt. Ce livre paraît néanmoins parce que ses proches comme son équipe ne souhaitaient pas que soient perdus ces entretiens dans lesquels Daniel se livrait depuis plus d'un an. C'est lui qui en avait choisi le titre, "Tout est permis mais tout n'est pas utile". Une phrase de Paul dans sa première épître aux Corinthiens, et qui était au cœur de sa propre réflexion spirituelle. Daniel s'est permis beaucoup de choses, mais il voyait à sa vie une logique et même un droit fil. Il est parfois tombé, mais il s'est toujours relevé. Aussi ne souhaitait-il pas que son autobiographie soit un récit crépusculaire dans lequel il n'apparaîtrait qu'en miraculé de la dope et du rock. Il voulait que son livre soit fidèle à son chemin vers la lumière. Voici, forcément inachevé, le récit que Daniel Darc a fait de sa vie. Bertrand Dicale


- Comment voulez-vous que j'oublie
Madeleine et Léo Ferré, 1950-1973
de Annie Butor
Éditions Phébus / Avril 2013


Pour la première fois, l'histoire de l'amour fou qui unit durant dix-huit ans Madeleine et Léo Ferré est racontée de l'intérieur, par la fille de Madeleine, qui partagea leur quotidien dès l'âge de cinq ans. Celle pour qui Léo Ferré écrivit 'Jolie môme' évoque la misère des débuts, le succès, la gloire et les dérives. Elle assiste à la création de plus de deux cents chansons, aux rencontres avec André Breton, Aragon, Louise de Vilmorin, le prince Rainier, pour ne citer qu'eux, et partage la passion du couple pour les animaux, des Saint-Bernard aux oiseaux en passant par les chimpanzés. Témoin privilégié de cette époque peu connue de la vie de Léo Ferré, Annie Butor réhabilite la mémoire de sa mère et trace un portrait émouvant, mais sans concession, de ces deux êtres exceptionnels. Un témoignage unique.


- Margarita Louis-Dreyfus
de Élise Conesa
Éditions Grasset & Fasquelle / Avril 2013


Quand on est une orpheline russe élevée à Leningrad, qu'on a rencontré son mari, le milliardaire Robert Louis-Dreyfus, dans un avion entre Zurich et Londres, et que rien ne vous a préparé à hériter d'un empire planétaire et obscur, comment vit-on? De Leningrad à Zürich, de Davos à Paris, des salles de marchés aux officines du pouvoir, la journaliste Elsa Conesa a enquêté sur l'un des secrets les mieux gardés du monde économique. Comment une discrète mère de famille a-t-elle pu prendre les rênes d'une multinationale centenaire, véritable institution des matières premières, et évincer les barons de l'establishment financier? De Robert Louis-Dreyfus, businessman redoutable, repreneur d'Adidas et patron de l'OM, Margarita a hérité la ténacité, l'intelligence stratégique, et le sens viscéral de ses intérêts. L'orpheline devenue la Tsarine, qui ne quitte jamais son petit chien, fait désormais régner l'ordre. Mais à quel prix? Quel est le mystère de cette réussite?


- Barbara, une vie romanesque
de Alain Wodrascka
Éditions Cherche Midi / Mars 2013


Avec sa voix de violoncelle blessé, son personnage de sorcière gothique, ses chansons-confessions si intimes que chacun peut s'y reconnaître (Dis, quand reviendras-tu?, Nantes, Göttingen, L'Aigle noir...), Barbara est l'unique auteur-compositeur féminin d'envergure patrimoniale. Et, aujourd'hui, son œuvre intemporelle continue de fasciner les jeunes générations. Son existence semée de drames et de bonheurs intenses, enfant juive traquée pendant la guerre, inceste, ses relations avec le milieu, son lien fusionnel avec le public, le déclin de sa voix, est digne d'un roman intrigant et trépidant. Alain Wodrascka côtoya Barbara pendant dix ans et eut le privilège de travailler avec elle. Dans ce livre, fruit de longues années d'enquêtes et de recherches, où il consulta les archives et les journaux intimes de la chanteuse, il nous raconte Barbara au-delà du mythe. Déjouant les pièges de l'hagiographie, il nous révèle ici les visages contrastés d'une artiste généreuse ou cruelle, flamboyante ou pathétique, inspirée ou à bout de souffle.


- La vie est si courte après tout
Retrouvailles avec Thierry
de Martine Simon-Le Luron
Éditions JC Lattès / Mars 2013


Tout petit déjà, cet enfant non désiré, celui qu'on appelait "le surplus", n'a cessé de vouloir se faire remarquer. Une sorte de revanche. Devenu grâce à son charme "le poussin", il réalisera l'ambition refoulée de sa mère de devenir une star. À deux ans, il s'installait à table debout sur sa chaise pour arroser le déjeuner de ses besoins pressants sous les rires enchantés. À quatre, il simulait un suicide pour s'attirer l'attention de sa sœur; à dix chez les scouts, il s'était constitué un public déjà captif en offrant ses premières imitations à des admirateurs médusés. Et à dix-sept ans, il était une star. Sa famille n'ignorait rien de sa vie privée turbulente et mondaine, mais il était de bon ton de ne pas en parler. Aujourd'hui, sa sœur décide de l'évoquer avec une très grande délicatesse. Voici le portrait intime d'un homme secret, exigeant et parfois coléreux, à la fois seul et très entouré, tel qu'on ne vous l'avait encore jamais dévoilé. Thierry Le Luron aurait eu soixante et un ans en avril 2013.


- Ma vie n'a pas commencé
de Leny Escudero
Éditions Cherche Midi / Mars 2013


Au début des années 1960, à contre-courant de la vague yéyé qui déferlait, Leny Escudero a fait irruption dans les transistors avec ses chansons passionnées et romantiques. En particulier avec Pour une amourette, qui va faire le tour du monde et que va reprendre Sarah Vaughan: Pour une amourette/Qui m'avait souri/Je me suis fait honnête/J'ai changé ma vie. Personne ne s'y attendait, même pas lui. Il n'était pas destiné à devenir chanteur. Né en Navarre, enfant de républicains espagnols réfugiés en France, élève de la communale à Mayenne, il s'était retrouvé ouvrier du bâtiment à Paris, à 20 ans à peine. "Créchant" à Belleville, devenu carreleur, que pouvait-il espérer de l'existence? La suite est racontée dans ce récit autobiographique: Ma vie n'a pas commencé. C'est un époustouflant feuilleton à épisodes multiples qui, entre rires et larmes, emprunte à la fois à l'émotion d'un Jules Vallès et aux fresques enlevées d'Alexandre Dumas père. Un ton unique. Chez Leny Escudero, la maîtrise du verbe signe le début de l'émancipation. Parlée ou écrite, sa langue est chantante. Elle est à son image: directe et combative. Ce raconteur est un artiste de la liberté.


- Lincoln
de Doris Kearns-Goodwin
Éditions Michel Lafon / Janvier 2013


Le 18 mai 1860, alors que la question de l'esclavage déchire les États-Unis, quatre hommes attendent les résultats du vote d'investiture du tout jeune parti Républicain. Face à trois politiciens renommés d'envergure nationale, c'est contre toute attente le quatrième homme, Abraham Lincoln, un petit député de l'Illinois, qui l'emporte. Quelques mois plus tard, il devient le seizième président des États-Unis, confronté à la plus grande crise que le pays ait jamais traversée: la sécession de onze États du Sud et la guerre civile qui s'ensuivra. À la surprise de tous, Lincoln décide alors de rassembler ses rivaux pour former un gouvernement d'exception qui mènera l'Union à la victoire et délivrera l'Amérique du démon de l'esclavage. Doris Kearns-Goodwin conte ici l'histoire de ce quasi-inconnu, autodidacte, "avocat des prairies" sillonnant les plaines de l'Illinois pour plaider dans les villages les plus reculés, et qui a réussi le tour de force de se hisser au pouvoir. Au-delà du génie politique, on découvre le destin d'un homme aux profondes qualités humaines, marqué par des tragédies personnelles qu'il a su dépasser pour transformer en réalité son rêve d'une Amérique unie.


- Lincoln
de Bernard Vincent
Éditions L'Archipel / Janvier 2013


Abraham Lincoln (1809-1865) occupe une place à part dans l'Histoire des États-Unis. De la cabane en rondins de son enfance à son assassinat, l'ascension du "bûcheron devenu roi" est l'exemple même du rêve américain, au point d'être l'objet d'un véritable culte laïc. Tenu à l'écart des études, promis à une existence sans relief, cet autodidacte, devenu avocat par son seul mérite, se lance en politique à 23 ans et sera élu à la Maison Blanche en 1860, à cinquante et un ans. Il y accomplira l'impensable: remporter la victoire militaire contre les États du Sud, sauver l'Union fédérale du naufrage et proclamer l'abolition de l'esclavage, pratique indigne d'une nation formée pour "éclairer le monde". Tant de courage vaudra à Abraham Lincoln d'être assassiné, le 14 avril 1865, quelques jours après la fin des hostilités. Deux siècles après sa naissance, il demeure dans la mémoire américaine une figure mythologique, un "père de la nation" au même titre que Washington.


- Double Dior
Les vies multiples de Christian Dior
de Isabelle Rabineau
Éditions Denöel / Novembre 2012


Devenu synonyme de haute couture, le nom de Dior est universellement célèbre. Mais le succès planétaire de la marque, jamais démenti depuis ce jour du mois de février 1947 où surgit à Paris cette révolution de la mode qu'on appela le New Look, a recouvert l'homme auquel on le doit, pour le moins méconnu. Car le personnage, un des grands créateurs de la modernité, entrepreneur visionnaire, grand amateur de peinture, d'architecture, de photographie et de fleurs, ami des plus grands artistes de son temps, détestait s'exposer au regard du public. C'est ce Christian Dior, homme paradoxal et complexe, plein de "doubles", qu'entend explorer l'auteur. À travers, de l'enfance à Granville jusqu'à la gloire avenue Montaigne, un faisceau de regards sur les étapes de son parcours qui restituent la vérité et la grandeur de ce véritable "monument national". Un couturier qui, en l'espace d'à peine dix ans, avant sa mort prématurée à l'âge de cinquante-deux ans en 1957, fit de la mode un art.


- Françoise Sagan, ma mère
de Denis Westhoff
Éditions Flammarion / Novembre 2012


Célèbre à dix-neuf ans, Françoise Sagan n'est pas seulement un écrivain populaire et un personnage qui hante les nuits parisiennes. Elle est l'image de l'après-guerre, d'une France libérée, d'une nouvelle vague brûlant les interdits, au style littéraire épuré et tranchant. Mais c'est au fils des succès en librairie que se construit le "mythe Sagan". Une légende sulfureuse et réductrice. Denis Westhoff, son fils, nous ouvre son album personnel et nous propose de découvrir le vrai visage de cette femme moderne et insaisissable. De souvenirs en analyses, il décrit au plus juste celle qui disait de lui: "Avec Denis, c'est la première fois que j'ai le sentiment de me trouver devant quelqu'un qui a le droit de me juger". "Au-delà de la légende, au-delà des récits et des bavardages, les bruits et les expressions que je connais si bien de ma mère transparaissent derrière les photographies de ce livre. J'y retrouve intacte une femme et une mère aimante, attentive, généreuse et éprise de liberté, une femme que j'ai si bien connue et avec qui, en fouillant dans ce passé peuplé d'images de toutes sortes, je m'aperçois que j'ai partagé infiniment plus de choses que je ne le croyais". Denis Westhoff


- Hitchcock par Hitchcock
de Alfred Hitchcock
Éditions Flammarion / Novembre 2012


"Je ne suis pas un écrivain", déclarait Alfred Hitchcock. Moins pour affirmer qu'il était un homme d'images, comme le présumait François Truffaut, que pour établir la souveraineté qu'il entendait exercer sur son langage. Sans complexe vis-à-vis de la littérature et sans vénération pour l'image. La sensation de liberté qui continue d'animer ses films est le fruit de cet usage souverain qu'Alfred Hitchcock a fait de la parole. Les écrits rassemblés ici pour la première fois en français en apportent la preuve éclatante. De "Gaz hilarant" à "Survivre", en passant par "La femme qui en sait trop", "L'élégance au-dessus du sexe", "L'écran de mes souvenirs" et "Ferme les yeux et vois", l'humour supérieur d'Alfred Hitchcock fait son œuvre de ravage et de rédemption. Ravage sanglant des illusions communautaires que l'industrie du cinéma ne cesse de recycler. Rédemption comique, donc érotique, de quelques rares femmes (toutes gauchères, si vous regardez bien) et de certains hommes (plus rares encore). Au fil de ces écrits, dans ce mouvement de l'un à l'autre, Hitchcock ne cesse de penser aux raisons de tuer toute concurrence et aux moyens de sauver, un par un, ses films du déluge.


- Les Stones
de Philip Norman
Éditions Robert Laffont / Novembre 2012


Cette histoire de gloire, d'argent, de drogue, de sexe, de femmes et d'hédonisme est celle du plus grand groupe de rock de tous les temps. En 2012, les Rolling Stones célèbrent leur cinquantième anniversaire. Leur histoire fait partie de la légende du XXe siècle et se situe au cœur même de la culture populaire. Ils ont su capter et traduire l'air du temps: la frustration des adolescents dans un monde encore proche de l'après-guerre; la provocation envers les autorités d'une jeunesse qui n'entend pas se faire dicter sa loi par les adultes, le Swinging London. Des années plus tard, les Stones symboliseront la fin du rêve hippie avec le tragique concert d'Altamont. "Les Stones sont plus qu'un groupe, ils sont un mode de vie". (Andrew Loog Oldham)Grâce à son talent d'enquêteur et de biographe, Philip Norman donne une dimension nouvelle au mythe. Écrit avec l'entière confiance et la collaboration des protagonistes, cette version intégralement modernisée est sans conteste le plus complet de tous les livres jamais écrits sur les Stones. La rencontre et l'ascension fulgurante du groupe, les premières tournées, les scandales Marianne Faithfull et Brian Jones, le succès de leurs morceaux révolutionnaires. On croise Les Beatles, Bob Dylan, Eric Clapton et Andy Warhol, on assiste aux enregistrements de leurs albums, on se tient dans les coulisses de leurs concerts. Philip Norman n'écarte aucun détail, abordant ici les procès pour détention et consommation de drogue, le divorce de Jerry Hall et Mick Jagger, l'évasion fiscale des Stones, l'enregistrement épique d'Exile on Main Street, la fin tragique de Brian Jones, le contrôle obsessionnel de Mick Jagger sur les affaires du groupe, le différend entre les Glimmer Twins suite à la publication des mémoires de Keith Richards, Life.


- Who i am
de Pete Townshend
Éditions Michel Lafon / Novembre 2012


"Durant des années, j'ai écrit des chansons pour mon groupe. Ce livre pourrait bien être mon premier album solo". Pete Townshend Il est l'un des guitaristes les plus novateurs du rock, une légende de la musique britannique, connu pour son jeu de scène, ses bris de guitares, et ses effets sonores précurseurs du hard-rock et du punk. Sa contribution à la culture populaire est immense, mais l'art de Pete Townshend ne se résume pas à son succès mondial avec les membres de son groupe mythique, Roger Daltrey, Keith Moon et John Entwistle. Se renouvelant sans cesse, il a inventé l'opéra rock, l'album concept, travaillé en tant qu'éditeur littéraire et développé des scénarios pour la télévision ou le théâtre, tout en composant les chansons qui ont influencé toute une génération. Dans cette autobiographie, l'une des plus attendues de l'univers rock, Pete Townshend se révèle sans tabous. Ses plus grandes fiertés, l'origine de ses créations, les coulisses de Woodstock, mais également les passages les plus sombres de sa vie, comme les abus sexuels qu'il a subis étant enfant, son alcoolisme et la manière dont il a fini par briser son mariage. Ce livre, marqué par son ambition insatiable, son perfectionnisme acharné, ses excès et sa fièvre rock' n' roll, est de son propre aveu l'une de ses plus grandes fiertés.


- Diamant brut
de Beth Ditto
Éditions Michel Lafon / Octobre 2012


"Ma vie devait être simple et non négociable: naître, aller à l'église, travailler, me marier, avoir des enfants, mourir. Mais quelque chose est survenu sur le chemin. Diamant brut est mon histoire, grandir en éprouvant le sentiment d'être en marge de la société et lutter pour trouver sa place. Mes Mémoires s'adressent directement aux enfants démunis et incompris, où qu'ils se trouvent". Manger des écureuils, poser nue dans les magazines et chanter en sous-vêtements: Beth Ditto n'a pas froid aux yeux. Fière de ses rondeurs et ouvertement homosexuelle, cette égérie du rock est définitivement hors normes. Très tôt, elle a quitté sa petite ville natale du fin fond de l'Arkansas, et est devenue, à seulement 30 ans, une chanteuse adulée, une icône gay et une muse atypique pour les créateurs de mode. Dans cette autobiographie, la diva se montre sans artifices: celle qui fait de la nudité un acte politique livre ici le récit d'une enfance difficile passée entre un hypermarché et une décharge, et surtout la genèse du groupe de rock le plus apprécié de sa génération. Elle dévoile également les coulisses de ses concerts tonitruants qui font la réputation de Gossip et revient sur les déclarations tapageuses qui ont jalonné sa carrière et font d'elle la coqueluche des médias. C'est le récit brut d'une rockeuse déjantée qui a su imposer ses formes généreuses, ses rugissements dignes de Janis Joplin et sa rage d'être différente.


- Une autobiographie
de Neil Young
Éditions Robert Laffont / Octobre 2012


Neil Young est sans aucun doute l'une des figures les plus marquantes, les plus attachantes et les plus énigmatiques de l'histoire du rock et de la culture pop des quarante dernières années. Depuis ses débuts avec le groupe Buffalo Springfield jusqu'à ses albums révolutionnaires en solo, en passant par ses immenses succès avec Crosby, Stills & Nash et son adoubement en tant que père spirituel du grunge au début des années quatre-vingt-dix, s'essayant tour à tour à la country la plus traditionnelle et au punk-rock le plus radical, Neil Young a su se renaître et se réinventer en permanence sans jamais trahir son idéal artistique. Son autobiographie présente un kaléidoscope de la vie mouvementée et du parcours musical foisonnant du Loner (le Solitaire, son surnom, s'inspirant du titre de l'une de ses chansons). Neil Young y revient pour la toute première fois en détail sur son enfance, sa découverte de la musique et sa vie de star. Un voyage qui nous conduit des neiges de son Canada natal aux boulevards de Los Angeles sous l'influence du LSD dans les années soixante, jusqu'aux rivages plus calmes d'Hawaii aujourd'hui. Pleins d'esprit, d'humour et de fraîcheur, les souvenirs de Neil Young sont un véritable cadeau pour tous les amateurs de musique, et ses Mémoires sans nul doute destinés à devenir un classique du genre.


- Mick, Sexe et Rock'n'roll
de Christopher Andersen
Éditions JC Lattès / Juillet 2012


Le célèbre journaliste Christopher Andersen nous offre ici une biographie sans détour, aussi foisonnante et bouillonnante que Mick Jagger lui-même, à l'occasion du 50e anniversaire des Rolling Stones et de leur tournée mondiale. Mick Jagger est l'une des grandes icônes culturelles de notre époque, extravagant, arrogant, inquiétant et fascinant, et pourtant il a juré de ne jamais écrire son autobiographie. Aujourd'hui, Christopher Andersen nous propose une biographie explosive et irrésistible qui fera date pour les fans des Stones toutes générations confondues, avec des révélations et des enquêtes étonnantes, telles que:
- Le passé bisexuel de Mick Jagger et la liste de ses amantes célèbres qui continue encore de s'allonger.
- Le redoutable sens des affaires de Jagger, qui lui a permis d'amasser une fortune dépassant les 400 millions de dollars.
- Cocaïne, LSD, haschisch, amphétamine, les détails surprenants quant à la réelle étendue de l'addiction de Jagger.
- Les relations du chanteur avec la famille royale, des liens qui se poursuivent aujourd'hui avec William et Kate, et les circonstances étonnantes de son anoblissement au Palais de Buckingham.
- Les menaces qui ont pesé sur la vie de Jagger, dont le récit terrifiant d'une tentative d'assassinat que le FBI garda secrète pendant des années.
- Et bien sûr, la relation étrange et ambivalente entre Mick Jagger et Keith Richard, toujours aussi explosive aujourd'hui encore.
Mick est une exploration sans concession du leader charismatique du plus grand groupe rock de tous les temps et est destinée à devenir la biographie définitive que tout fan devra avoir dans sa bibliothèque.


- Brigitte Bardot, plein la vue
de Marie-Dominique Lelièvre
Éditions Flammarion / Janvier 2012


Elle était la plus belle. Elle a éclipsé toutes les autres. Vadim lui a offert la célébrité, Godard un chef-d'œuvre, Gunter Sachs sa fortune, Kate Moss et Beauvoir leur admiration. Son énergie fracassante, sa franchise et ses amours tissent sa légende. Elle est avant tout une petite fille mal aimée qui ne tenait pas spécialement à faire du cinéma. Une jeune bourgeoise devenue une star à son corps défendant. À mi-parcours, elle a sabordé sa carrière pour se mettre au service des animaux. Il y a un mystère Bardot. La plus célèbre des Françaises reste une inconnue. S'appuyant sur des témoignages inédits, l'enquête de Marie-Dominique Lelièvre en dresse un portrait neuf.


- Carnets intimes
de Gala Dali
Éditions Michel Lafon / Mai 2012


"J'aime Gala plus que ma mère, plus que mon père, plus que Picasso et même plus que l'argent". Ainsi s'exprimait Salvador Dalí lorsqu'il parlait de sa muse. On connaît pourtant peu de choses sur cette femme mystérieuse qui entra sur la scène culturelle parisienne des années 1920 au milieu des artistes surréalistes tels que Paul Éluard, Louis Aragon, Max Ernst et André Breton. Peu d'écrits existaient jusqu'ici de cette personnalité séductrice et insaisissable. L'extraordinaire découverte de ses carnets intimes cachés dans un coffre du château où Gala Dalí repose en Espagne permet de mieux cerner cette figure énigmatique. Elle y relate son enfance et son adolescence en Russie, et livre des confidences inédites sur sa passion pour Dalí. On découvre une femme tourmentée, vulnérable et passionnée. Pour la première fois, ces documents jamais publiés lèvent le voile sur cette Russe discrète: comment a-t-elle pu susciter une telle fascination chez les plus grands artistes du XXe siècle? Jusqu'où allait vraiment la collaboration artistique de Gala et de Dalí? Fut-elle une femme d'argent ou une amoureuse? Autant de questions auxquelles ses carnets intimes répondent en grande partie.


- Dalida
de David Lelait-Helo
Éditions Payot & Rivages / Mai 2012


Ce jour de Noël 1954, la jeune Yolanda Gigliotti quitte Le Caire en quête des lumières de Paris. Pour seules armes, son titre de Miss Egypte et la force de ses rêves. Elle sera Dalida. Chanteuse de rengaines latines, madone dramatique au service de Brel, Ferré, Trenet ou Lama, incontournable reine du disco, en dix langues et trois décennies durant, elle triomphe de toutes les modes. Pourtant, quand le rideau tombe, l'âme est grise et le mal de vivre tenace. Blessures de l'enfance, impossibles deuils de ses trois hommes suicidés, amours douloureuses. Sa quête de soi la mènera dans un ashram en Inde, dans les textes de Jung et de Freud. En vain. De guerre lasse, elle suspend sa vie à 54 ans, le


- "Maintenant, tu es seul…"
de Axel Bauer
Éditions Michel Lafon / Janvier 2012


En 1974, son père le lâche au milieu d'un concert des Who à Paris avec ces mots: "Maintenant, tu es tout seul". Axel Bauer, à 13 ans, est ainsi projeté en pleine rock'n'roll attitude, ce qui va le révéler et le brûler à la fois. La rue, les groupes, les pots, et son inséparable guitare. En 1983, Cargo de nuit fait de lui une star planétaire. Avec les écueils qui s'ensuivent: l'argent, les groupies, les paillettes et la drogue. Sept ans de silence radio. Puis la gloire revient avec Éteins la lumière en 1990. Reconnu par toute la scène musicale française, ce "puriste du rock" n'en est pas moins à la poursuite d'une autre vérité. Il nous dévoile ici sa quête ésotérique, son initiation au chamanisme et aux voyages de l'esprit. Il a vécu six ans dans une maison en rase campagne sans eau ni électricité et s'est découvert des talents de guérisseur. Il s'est libéré de ses "vieux démons" et explose à nouveau avec À ma place, avec Zazie, et Personne n'est parfait. Mais la recherche de l'amour total et des mystères du monde ne le quitte pas pour autant. "Maintenant, tu es seul…": le témoignage hallucinant d'un Simple mortel, intello des riffs, que la musique du diable a incité à franchir les portes de l'ultime.


- Marlène Dietrich
de Louis Bozon
Éditions Michel Lafon / Mai 2012


Pendant trente ans, Louis Bozon a partagé le quotidien de Marlène Dietrich. Une amitié née au début des années soixante qui est devenue une complicité quotidienne jusqu'à la disparition de la star, le 6 mai 1992. Au temps de sa gloire, il a mille fois savouré en tête-à-tête, chez elle, un pot au feu qu'elle adorait cuisiner. Il lui a rendu d'innombrables services, l'a accompagnée partout dans Paris, a subi ses colères et ses caprices, n'a pas cessé de se fâcher avec elle, puis de se réconcilier. Lorsqu'elle s'est définitivement enfermée dans son appartement parisien de l'avenue Montaigne, il a été l'un des rares à pénétrer dans cette forteresse dont elle lui avait donné la clé. Vingt ans après la disparition de "L'Ange Bleu", Louis Bozon raconte par le détail la légende vivante qu'il a eu le privilège de côtoyer. Il évoque ses folies, ses excès, son mélange de dépenses excessives et d'économies de bout de chandelle, une vie cloîtrée entre un lit qu'elle ne quittait plus, une télévision où elle suivait l'actualité du monde et un téléphone qu'elle utilisait en permanence pour appeler sa fille, la Reine d'Angleterre, ou… Louis Bozon, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Des coups de fil qui débutaient toujours par "Allo, mon ange, c'est Marlène. Je ne vous dérange pas?".


- Rosa Bonheur
Liberté est son nom
de Gonzague Saint Bris
Éditions Robert Laffont / Janvier 2012


Gonzague Saint-Bris consacre son trentième livre à une femme d'exception, et à travers elle, toutes celles qui ont choisi la liberté de créer pour apprendre à devenir elles-mêmes. Rosa Bonheur a connu, dans la seconde moitié du XIXe siècle, un succès si extraordinaire en France, ainsi qu'à l'étranger, qu'on la considérait comme le peintre le plus célèbre de son temps, alors que cette même époque maintenait les femmes dans une dépendance totale, ne leur reconnaissant aucun droit et, le plus souvent, les empêchant autant de s'exprimer que de créer. Mais Rosa Bonheur, petit bout de femme en apparence et grande artiste dans l'âme, sut très jeune s'affranchir des préjugés, avant d'assurer, par son talent, une émancipation qui fit d'elle un des peintres essentiels de son temps, et la première femme artiste à recevoir la Légion d'honneur. Acharnée au travail et jalouse de son indépendance, cette rebelle qui se forma toute seule apprit, au fil des années, à devenir un être pleinement libre. Émule de Delacroix, de Géricault et de Corot, qui lui vouèrent une grande admiration, très appréciée de l'impératrice Eugénie, du duc de Morny, de la reine Victoria ou de Buffalo Bill, la petite bordelaise d'origine modeste, qui finit châtelaine dans la forêt de Fontainebleau, sut imposer à l'Europe cultivée la force de son caractère et la virtuosité de son style. Saint-simonienne convaincue, adorant les animaux, cette vestale de l'art qui, selon sa volonté, vécut et mourut vierge, n'a cessé de peindre ces présumés inférieurs parce que, disait-elle, "ils ignorent les passions". En leur compagnie, celle que Ruskin surnommait la "French Lady" a ainsi composé, à travers des milliers de dessins, de tableaux et de sculptures aussi subtilement savants que formidablement vivants, une grande géorgique de l'histoire de l'art occidental.


- Saint-Exupéry
La soif d'exister (1900-1936)
de Bernard Marck
Éditions L'Archipel / Avril 2012


Comment faire le portrait de l'auteur du Petit Prince, de Terre des hommes et de Vol de nuit? Du héros de l'Aéropostale, aventurier séducteur, l'un des hommes les plus complets du XXe siècle, dont son ami Léon Werth disait qu'"en lui, tout était lié, maths, biologie, poésie des espaces, d'un tableau de bord ou d'un drôle de bistrot, amour de Pascal, tours de cartes"? Homme d'action, prisonnier d'une carcasse qu'il n'aimait pas et qui lui valut le surnom de "Pique-la-Lune", Saint-Exupéry fut d'abord un enfant surprotégé par un aréopage féminin dans la propriété de Saint-Maurice de Rémens, au sud de Lyon. Toute sa vie, il recherchera la compagnie des femmes, amies, amantes, mère, épouses, inspiratrices. Louise de Vilmorin, qu'il ne sut retenir. L'éruptive Consuelo. Mais aussi l'invisible Hélène de Voguë, dont les biographes ne parlent guère, rencontrée en 1927 au Bal des Petits Lits Blancs, et qu'il ne délaissa jamais. Toujours, "Saint Ex" sut trouver un giron compréhensif ou l'épaule solide d'un de ses rares amis, Guillaumet ou Mermoz, avec qui partager risques et bonnes fortunes, auxquels il se confiait. Bernard Marck raconte la vie courte, bouillonnante et sans temps morts du pilote que le général de Gaulle désespéra rattacher à la cause de la France libre, mais aussi de l'écrivain autodidacte que d'aucuns comparent à Malraux et Conrad, ami de Gide, Cendrars, Prévost et Fargue, disparu entre ciel et mer le 31 juillet 1944, au large de Marseille.


- Une semaine avec Marylin
de Colin Clark
Éditions Payot & Rivages / Mars 2012


En 1956 à Londres, le jeune Colin Clark est l'assistant de Laurence Olivier, qui tourne Le Prince et la Danseuse et partage la vedette avec Marylin Monroe. Elle qui aspire au rang d'authentique comédienne est traitée comme une blonde écervelée par son partenaire et comme une enfant difficile par Arthur Miller, son nouveau mari. Le sex-symbol du grand écran tente alors de noyer son mal-être en séduisant Colin. Entre le 11 et le 19 septembre, se noue une étrange idylle faite de longues conversations et d'escapades. Mais que se passera-t-il lorsque le garçon se retrouvera assis au bord du lit de Norma Jean?


- La vie secrète de Geneviève M.
de Amel Brahmi
Éditions Du Moment / Novembre 2011


"Geneviève! Geneviève!" Debout, le public l'applaudit et scande son nom. Sur la scène, engoncée dans son légendaire tailleur noir et blanc, les bras levés vers le ciel, Geneviève de Fontenay ne cache pas sa joie. "Le général de Gaulle disait "Paris libéré". Maintenant, c'est "Geneviève libérée" hurle-t-elle ce soir de gala en Normandie. À 79 ans, Geneviève de Fontenay, Mulmann de son vrai nom, vient de lancer son opération Miss Nationale. En décidant de concurrencer Miss France, elle a réussi son pari, devenir une femme libre. La jeune et jolie esthéticienne de province, qui débarqua à Paris à 17 ans, sa valise au bout du bras, a sacrifié sa vie privée pour un concours de beauté. Manipulation, violence, trahison, l'ascension de Geneviève dans cet univers impitoyable ne s'est pas faite dans la douceur. Ses anciens collaborateurs la décrivent comme un despote et certaines Miss comme une "vraie méchante". Pourtant, cette femme, qui a été profondément meurtrie par la mort de son fils aîné Ludovic et de son compagnon Louis Poirot, n'a de cesse de protéger Xavier, son fils aîné et partenaire intransigeant. Cette première biographie de celle qui est devenue l'ambassadrice de la France morale et vertueuse se nourrit de témoignages personnels troublants. Où l'on découvre que la plupart de ses proches l'aiment et l'admirent autant qu'ils la détestent. La dame au chapeau n'a plus désormais qu'un seul souhait: "mourir sur scène".


- Est-ce que ce bruit dans ma tête te dérange ?
de Steven Tyler
Éditions Michel Lafon / Octobre 2011


"J'ai été mythifié, Jaggerisé, encensé, statufié en taré, j'ai été ColePorterisé, ringardisé, j'ai été LedZeppisé, désalcoolisé. Pur rimeur, beau parleur, c'est moi, avec Fritz le Chat, le plus félin des prédateurs américains. Des histoires inracontables, j'en ai plein, trop, et je vais toutes te les révéler. En version intégrale, bien décapante: débauche, sexe et drogue, transcendance et dépendance, tout ce que tu as toujours eu envie de savoir, et même plus. Voici la vérité, rien que la vérité à bout portant, entre tes deux yeux". Steven Tyler
Fils d'un pianiste classique et tout droit sorti du Bronx, ambiance BD "Archie", Steven Tyler était né pour être une star du rock. Bercé par Cole Porter, Nat King Cole, Mick Jagger et son idole Janis Joplin, Tyler a foulé de nombreuses scènes avant de rencontrer son jumeau providentiel et partenaire légendaire, le guitariste Joe Perry. Dans cette autobiographie rythmée, Tyler raconte sans fard la montée tonitruante d'Aerosmith. Il entraîne le lecteur dans sa peau de leader du groupe culte, la décadence, l'argent, les bagarres, les gourbis infâmes et les dorures des palaces, les vestiaires en parpaings, les limousines, les bus, les jets et les cures de désintox. Il révèle sa spiritualité occultée par les stéréotypes du boulimique sexuel, du toxico invétéré et du démon hurleur mais aussi sa vie romantique épique, ainsi que ses véritables liens avec ses quatre enfants. Aussi éblouissant, culotté et hors normes que l'homme lui-même, est un accès aux coulisses tumultueuses de cette extraordinaire existence de showman.


- Le couteau jaune
Un rebelle place Vendôme
de Alain Nemarq
Éditions Calmann Lévy / Octobre 2011


Rien ne prédestinait un enfant d'une famille modeste de la banlieue d'Asnières, à l'aube des Trente Glorieuses, à devenir l'homme qui, au tournant du siècle, démocratiserait la joaillerie de luxe et révolutionnerait la place la plus chic de Paris, avec pour mot d'ordre le luxe pour toutes les femmes. Alain Némarq, patron de Mauboussin, artiste et joaillier, s'est fait par les femmes. Ce timide qui se croyait dénué de toutes qualités leur doit l'essentiel. Ce livre, qu'il leur dédie, paie à son tour, après son métier-passion de joaillier, sa dette à tous les dons, les leçons qu'il a reçues d'elles. De multiples portraits, des femmes admirables de sa famille, des égéries qui lui ont appris la joaillerie, des grandes dames des Arts et des Lettres, font de ce livre un bréviaire amoureux dans la Cité des Femmes. Alain Nemarq, joaillier rebelle et inspiré, est un homme de conviction et de combat qui n'aura cessé de se battre en actes contre tous les establishments. On trouvera dans ces pages authentiques et sincères qui nous emmènent d'Asnières 1950 à Saint-Germain des Prés et New York des années 2000, le récit sans complaisance et au parfum littéraire d'un ami du genre humain.


- Marthe Richard
de Elizabeth Coquart
Éditions Payot & Rivages / Octobre 2011


De la petite à la grande vertu. Le 9 avril 1946, l'Assemblée nationale décidait la fermeture des maisons closes sur l'ensemble du territoire français. À cette loi, l'histoire a donné un nom: Marthe Richard (1889-1982). Armée d'une ambition de fer et veuve d'un officier britannique, elle fut elle-même prostituée à seize ans puis pilote d'avion, avant que la Grande Guerre n'en fasse une espionne. Élue en décembre 1945 au conseil municipal de Paris, elle s'engagea dans la lutte contre les maisons closes et la police des mœurs; mais tandis qu'elle parlait asservissement des femmes, la classe politique pensait épuration: il était temps de fermer ces lieux de collaboration active sous l'Occupation. Marthe Richard, qui n'est pas l'auteur de la fameuse loi, sera pourtant considérée comme la seule responsable de la fermeture.


- Éditeur
de Robert Laffont
Éditions Robert Laffont / Septembre 2011


À l'occasion des 70 ans des Éditions Robert Laffont, voici la réédition du livre de référence de son fondateur. Éditeur, livre à la fois personnel et professionnel, aussi sincère que passionnant, fut le premier d'une collection qui se proposait de donner à des hommes et des femmes, quels qu'ils soient, l'occasion de décrire leur univers, de réfléchir à haute voix sur leur place dans la société. Il a fait date, et demeure d'une incroyable actualité. Robert Laffont y évoque un métier demeuré mystérieux pour le public (et parfois pour les auteurs eux-mêmes.); il y dit ses ambitions, ses conceptions, ses relations avec tous les acteurs de la chaîne du livre, dans un récit truffé d'anecdotes; il y relate aussi ses rencontres les plus frappantes (de Graham Greene à Henri de Montherlant, de Charles de Gaulle à Gaston Gallimard), et les grandes joies que ce métier lui a apportées.


- Montand, qu'est-ce qu'elles avaient à tant l'aimer ?
de Philippe Crocq et Jean Mareska
Éditions Presses De La Cité / Septembre 2011


Brune, blonde, comédienne, chanteuse, mythe ou inconnue, Pygmalion ou groupie, les femmes de Montand ont façonné l'homme et l'artiste, ont fait du petit Ivo Livi le grand Yves Montand passé à la postérité. Lydia, Edith, Simone, Marilyn, Carole et les autres, toutes les autres, les vraies comme les supposées, Catherine, Isabelle, Barbra, Shirley, on lui en a tant prêté. Certaines ont fait éclore l'artiste, d'autres l'ont accompagné, toutes ont aimé l'homme, Ivo, l'apprenti coiffeur à Marseille devenu l'immense star Yves Montand. Soeur, pygmalionne, partenaire, épouse, inconnue, mythe ou compagne, ces femmes, et quelles femmes, sont au cœur de ce récit ponctué de confidences inédites, de révélations étonnantes, et composent le portrait intime le plus juste d'un homme et d'un artiste d'exception, disparu il y a vingt ans. Et la vérité des propos rapportés n'est pas moins romanesque que la légende.


- Quand j'étais superman
de Raphaël Poulain
Éditions Robert Laffont / Septembre 2011


Splendeurs et misères d'un rugbyman. Sur le sport de haut niveau, un témoignage comme on en n'en a rarement lu. Mai 2010. Sur le bord du trottoir, un brun mal rasé de 1,86 m pour 100 kilos, dont le débardeur exhibe la musculature impressionnante, a installé son petit étal pour le vide-grenier de son quartier du XIVe arrondissement de Paris. À vendre ses maillots du Stade Français ou de l'équipe de France, ses survêtements, ses chaussures de marque. Raphaël Poulain, ex-rugbyman depuis deux ans, est au RSA, quelques mois plus tôt il a failli glisser dans la clochardisation. Printemps 1999, un "cheval fou" de 19 ans, qui a appris le peu qu'il sait du rugby en Picardie (pas vraiment la région centrale de ce sport.), impose son physique et sa fougue dans les compétitions de jeunes. De son propre aveu, il ne sait ni plaquer ni faire une passe, mais peu importe pour Bernard Laporte, entraîneur du Stade Français et futur entraîneur du XV de France, à qui son physique hors norme plaît. Le voici du jour au lendemain dans le club phare de la capitale, avec un salaire confortable, un studio, un cabriolet, table ouverte dans les bars branchés de Paris. En quelques mois, Raphaël devient un espoir du rugby français, on le surnomme le "Lomu blanc", en référence au célèbre ailier All Black dont le physique effrayait ses adversaires. Il joue, il gagne, il s'amuse. D'étape en étape, il raconte sa carrière sans faux semblants , les émotions partagées du vestiaire et du terrain, les grands moments sportifs, les blessures à répétition et les galères, les potes, les fameuses "troisièmes mi-temps", les entraîneurs qui t'aiment et ceux qui te saquent. Il raconte avec un humour dévastateur ses (nombreuses) bêtises, et porte un regard tendre mais sans concession sur un monde qui est passé en quelques années du "rugby de village" au sport-business, avec ses sponsors et ses déferlantes médiatiques. Il raconte également comment, dans une étonnante reconversion, on le retrouve sur les planches avec Isabelle Adjani. Aujourd'hui, sans amertume mais sans illusion, il se souvient du petit enfant qui rêvait d'être Superman et se voyait indestructible. Il a payé avec son corps et son cœur pour découvrir qu'il ne l'était pas. Avec son livre il ne se contente pas de se livrer, il évoque la beauté du sport et sa solitude, son ivresse et ses dangers. C'est un livre qu'on aura envie d'offrir ou de faire lire à tous ceux qui rêvent de devenir Chabal ou Zidane et à leurs parents.
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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Lun 4 Juil - 7:01

- C'est beau la vie
de Isabelle Aubret
Éditions Michel Lafon / Mai 2011


L'incroyable parcours d'une petite fille pauvre du nord de la France, cinquième d'une fratrie de onze enfants, ouvrière en usine à 14 ans, devenue l'interprète des plus célèbres auteurs de son temps. Fracassée par deux accidents terribles qui l'ont éloignée de la scène pendant plusieurs années, elle s'en est sortie avec un acharnement exemplaire, renouant avec le succès et retrouvant, près d'elle, ses plus chers soutiens. Aragon, secrètement amoureux, allant dérober ses photos dans sa maison de disques; Brassens la portant dans ses bras, de la scène à sa loge, quand elle ne pouvait plus marcher; Brel, fasciné par son courage, lui offrant à vie les droits de La Fanette. Ferrat, enfin, son frère d'âme. Ferrat, l'ermite d'Antraigues, qui partagea avec elle "des idées et des envies" jusqu'à ses derniers instants, et dont elle défend l'œuvre autant que la mémoire.


- J'ai toujours su que c'était toi
de Gilbert Montagné
Éditions Calmann Lévy / Janvier 2011


Souvent, trop souvent, les secrets de famille laissent dans leur sillage chagrins et souffrances irréversibles. Celui qui a bercé les jeunes années de Gilbert Montagné est resté enfoui pendant un demi-siècle. Seule, sa mère, qui avait fait de son fils cadet son confident privilégié, avait accepté de le partager avec lui. Pour la première fois, Gilbert relate le combat de sa petite mère courage pendant la guerre et révèle, dans un récit romanesque à souhait, l'existence d'une femme-fantôme qui a hanté ses jours et ses nuits. Ils s'aimaient sans se connaître. Le destin a décidé de les réunir avant qu'il ne soit trop tard. "Je t'attendais. J'ai toujours su que c'était toi".


- La ballade de Bob Dylan
de Daniel-Mark Epstein
Éditions Robert Laffont / Mai 2011


La meilleure biographie écrite à ce jour sur la complexe et fascinante histoire de Bob Dylan, dont on célèbrera les 70 ans en mai 2011. Considéré comme l'un des meilleurs biographes actuels, Daniel Mark Epstein entretient avec Bob Dylan une relation particulière qui remonte à ce jour de 1963 ou, âgé de quinze ans, il alla voir et entendre à Washington un jeune chanteur protestataire dont on commençait à beaucoup parler, c'était après Elvis, c'était avant les Beatles. La marque indélébile laissée par ce concert dans la mémoire et dans le cœur de l'auteur est à l'origine de cet ouvrage. Pour retracer le parcours de Robert Allen Zimmerman, gamin juif du Minnesota devenu prophète en son pays comme en bien d'autres, Epstein a choisi de s'inclure lui-même de façon discrète et ingénieuse dans le dispositif de son ouvrage en retenant quatre concerts auxquels il a personnellement assisté en 1963, 1974, 1997 et 2009. Quatre moments-clés qui servent de trame et de prétexte pour retracer, au cours de longs flash-back, l'odyssée dylanienne, depuis l'émergence du jeune chanteur de folk jusqu'à la "tournée sans fin" du quasi septuagénaire qui, toujours sur la route, ne cesse de revisiter ses fulgurantes chansons, en passant par l'apogée de la rock star de la fin des années 60 et des années 70. L'amour sincère qu'Epstein porte à Dylan n'est toutefois en aucun cas aveugle et ne l'empêche nullement, à la différence de tant d'autres, de porter un regard lucide et distancié sur la statue du Commandeur de la musique populaire contemporaine, son impact et son rayonnement, mais aussi sur sa vie privée mouvementée (relatée avec beaucoup de pudeur) et les contradictions parfois déroutantes de l'homme. Ayant eu l'intelligence de s'effacer derrière son sujet, Epstein livre un portrait sans concession de l'un des plus considérables artistes du XXe siècle, un récit clair et étayé de la complexe et fascinante histoire de Bob Dylan, et propose certainement la meilleure biographie écrite à ce jour sur un sujet et une légende qui ont pourtant inspiré plus d'un auteur.


- La circassienne
de Guillemette de Sairigné
Éditions Robert Laffont / Janvier 2011


Exilée du Caucase, mannequin chez Chanel, cette célèbre beauté fut une héroïne de la Seconde Guerre Mondiale et une icône de la Légion étrangère. Leïla Hagondokoff est une enfant qui vit entre le Caucase et Saint-Pétersbourg dans une famille de militaires. En 1917, elle a dix-neuf ans, elle est très belle, et tombe amoureuse d'un officier atteint d'une grave blessure à la tête qu'elle épouse contre l'avis de ses parents. La Révolution les pousse à fuir vers l'est et ils atteignent Shanghai au terme d'un terrible voyage. En Chine son existence est aventureuse, elle divorce et parvient à gagner la France. Chanel l'engage comme mannequin et sa vie sentimentale bien remplie se termine par un élégant mariage français. Mais cette séductrice devient une combattante pendant la guerre d'Espagne et la Seconde Guerre Mondiale. Elle invente, fait financer et dirige des ambulances qui, pour la première fois, sont conçues afin d'opérer les blessés intransportables. Elle fait la campagne d'Italie, la campagne de France, repartira en Algérie pendant la guerre afin d'établir un centre de repos pour les soldats désargentés. La fin de sa vie et le reste de sa fortune sont consacrés à la Légion étrangère, pour qui elle est une bienfaitrice et une légende vivante. Personnalité complexe, libre et transgressive, sa volonté de fer et son courage physique et moral n'eurent d'égal que sa célèbre beauté.


- Ramones. 18 nouvelles punk et noires
Écrit en collectif
Éditions Buchet Chastel / Mars 2011


One, two, three, four. En 1976, avec leur Perfecto, leurs cheveux longs et leurs jeans déchirés, les Ramones ont fait tomber les murs. Une technique rudimentaire: trois accords joués à vitesse supersonique, un riff hurlant, une voix électrisante, le punk était né. Dix ans après la mort de Joey Ramone, dix-huit auteurs de polar français leur rendent hommage, à travers autant de nouvelles noires, pleines de bruit, de fureur et d'amour.


- Tant d'histoires pour un fauteuil
de Marc Germanangue et Michaël Jeremiasz
Éditions Michel Lafon / Mars 2011


"On me demande souvent comment j'ai réagi quand j'ai appris que j'étais paraplégique, que je ne remarcherais plus jamais comme avant. J'essaie de me souvenir de ce que j'ai pu ressentir, il y a déjà dix ans. Mon accident est survenu quelques jours après mon premier semestre à la fac. L'année suivante, j'y suis retourné, super excité à l'idée de reprendre les études, mais j'appréhendais les réactions des autres. Comment mes anciens camarades vont-ils me regarder? Et les nouveaux? Sans parler des filles. Est-ce que je vais encore plaire, pouvoir séduire?" Michaël Jérémiasz, champion paralympique de tennis, confie sa perception de la réalité, raconte les heurts, les malheurs, et aussi les bonheurs de sa vie en fauteuil. Face à lui Marc Germanangue, son prof à Sciences po, son ami. Il prend la plume pour incarner dans de courtes fictions l'entourage de Michaël. À la première personne, il se met dans la peau de ceux qui le croisent ou partagent sa vie, sa mère, un de ses frères, ses ex petites amies, un flic, les autres. Des rencontres, des confrontations, des amours, des amis, des emmerdes, la famille. La vie…


- Madame Geoffrin
de Maurice Hamon
Éditions Fayard / Novembre 2010


Lieux de sociabilité certes, mais surtout lieux de pouvoir à travers lesquels de nouvelles élites, celles de la finance et de l'industrie, s'affirmèrent socialement, les salons des Lumières ont joué un rôle historique capital. En lançant les écrivains et les artistes, en répandant les idées nouvelles, en faisant et défaisant la réputation des hommes d'État, en drainant vers la Ville (et non plus vers la Cour) l'Europe de la création et de la pensée, les maîtresses de maison de cette époque ont écrit une page fascinante de l'histoire des femmes, car elles ont brisé le modèle qui les réduisait à l'état de pourvoyeuses de dots et de génitrices. Madame Geoffrin est certainement celle qui est allée le plus loin dans cette voie. N'ayant pour elle ni la naissance (elle devait son opulence à son mariage, à quinze ans, avec un barbon, "caissier" de la Manufacture des Glaces de Saint-Gobain), ni l'esprit de galanterie, ni la culture (son orthographe est très approximative), elle usa, pour supplanter ses rivales, notamment Madame du Deffand, de sa force de persuasion, de son entregent, de sa capacité à se servir des uns pour attirer les autres. Vaniteuse bien sûr, fière de ses prises de guerre et soucieuse à l'extrême de toucher les gens importants, elle visait à gagner la confiance des décideurs politiques, par exemple pour faire renouveler le privilège royal de Saint-Gobain ou consolider sa position d'actionnaire principale. Peut-être même s'est-elle faite femme d'influence pour être meilleure femme d'affaires. Ses liens avec Catherine de Russie ou avec le roi de Pologne Stanislas Poniatowski, en tout cas, semblent l'avoir mobilisée davantage que sa familiarité avec Fontenelle, Montesquieu ou Van Loo. De la même façon, ses relations orageuses avec sa fille, Mme de La Ferté-Imbault, qui tenait salon avec elle et qui prit plus tard sa suite, ne furent jamais dépourvues d'arrière-pensées financières. Femme de tête intelligente et énergique, Mme Geoffrin méritait bien cette biographie entièrement nouvelle. Exploitant avec une science et un talent littéraire exceptionnels une masse d'archives absolument inédites, Maurice Hamon renverse bien des idées reçues sur son héroïne et plus généralement sur la société, les idées et l'économie au XVIIIe siècle. Son livre modifie en profondeur notre perception du siècle des Lumières et dissipe nombre d'erreurs et de mièvreries colportées par une historiographie paresseuse.


- Ma voie
de Barbara Hendricks
Éditions Les Arènes / Novembre 2010


CD inédit inclus.
Depuis 30 ans, sur les scènes du monde, elle chante Mozart et Duke Ellington. Elle a vendu 14 millions d'albums et enregistré plus de 80 disques. Son combat inlassable contre l'injustice a marqué les esprits. Les Mémoires d'une grande dame. "Je suis née dans le sud des États-Unis: la ségrégation ne nous permettait pas d'aller dans le mêmes écoles, les mêmes bus, les mêmes restaurants que les Blancs. Mon père était pasteur, ma mère institutrice. Nous n'avions pas beaucoup d'argent. Mes premiers chants furent les negro spirituals, la musique des esclaves. Un jour, un bienfaiteur m'a entendue à la messe. Grâce à lui, j'ai rencontré Miss Tourel, mon professeur de chant. Mon destin a basculé". Comment la petite fille aux pieds nus de l'Arkansas issue d'un monde "interdit aux Negroes" a conquis les plus grandes scènes internationales? Barbara Hendricks raconte son parcours hors du commun: son enfance, son travail avec Karajan, Bernstein, les coulisses de l'opéra, son combat pour les droits de l'Homme, ses rencontres avec Mitterrand, Clinton, Maria Callas, Aung Sung Suu Kyi. À travers ce destin de femme libre, de chanteuse, de militante et de mère, Barbara Hendricks a tracé sa voie.


- En flagrant délire
de John Lennon
Éditions Robert Laffont / Octobre 2010


Livre-culte réunissant textes, poèmes et dessins de John Lennon, dont certains datent de ses années de lycée, In His Own Write paraît outre-Manche en 1964. L'année suivante, les Éditions Robert Laffont en publient une version française, intitulée En flagrant délire, orchestrée de main de maître par deux traductrices intrépides et talentueuses, Rachel Mizrahi et Christiane Rochefort. Intrépides car traduire In His Own Write n'allait pas de soi. Bien sûr, John Lennon et ses trois comparses étaient déjà, ou presque, plus connus que Jésus-Christ. Bien sûr le livre avait remporté, dès sa sortie en 1964 dans le monde anglophone, un succès considérable. Mais cet étrange ouvrage plein de non-sens, dont Lennon, grand fan de Lewis Carroll, avait coutume de dire que lui-même n'y comprenait pas grand-chose, était, disons-le, quasi intraduisible. Imaginez. Lieu des explorations linguistiques les plus foutraques, le plus spirituel des Beatles y joue avec les mots comme d'autres s'amusent avec un ballon: avec une aisance et une dextérité à toute épreuve. On y trouve, dans le désordre, libres associations, calembours, métonymies, hypallages; mais aussi, coquilles et autres usages impropres, farfelus et absurdes, qui prennent sens dans un travail de résonance et de distorsion de la langue tout droit inspiré des pratiques surréalistes. Autant dire, en fin de compte, qu'entreprendre cette traduction était un acte de folie pure, motivé certes par une admiration sans bornes et une indéniable tendresse pour l'auteur, et soutenu par un solide sens de l'humour. Et pourtant, le talent aidant, le résultat est un bijou de virtuosité dans lequel s'incarne l'humour légendaire de Lennon, parfois noir et grinçant, parfois léger, en tous cas toujours décalé.


- John Lennon, une vie
de Philip Norman
Éditions Robert Laffont / Octobre 2010


8 décembre 1980, peu avant vingt-trois heures. John Lennon regagne son appartement new-yorkais au sortir d'une session d'enregistrement. Un homme s'approche, l'apostrophe - "Monsieur Lennon" - avant de faire feu à cinq reprises. John Lennon titube, s'écroule; deux mois plus tôt, il avait célébré son quarantième anniversaire. La nouvelle de son assassinat se répand aussitôt à travers le monde comme une traînée de poudre. À Manhattan, en pleine nuit, une foule immense en état de choc converge vers le Dakota Building ou le drame vient de se produire. Pour quelles raisons, trente ans après sa mort, le culte voué à celui qui proclamait à propos des Beatles: "Nous sommes plus célèbres que Jésus-Christ" ne s'est-il jamais démenti? Pourquoi la marque imprimée à toute une époque par John Lennon, l'homme et sa musique, demeure-t-elle indélébile? Quels secrets inavoués défendent les célébrissimes lunettes rondes du fondateur du plus fameux groupe de rock de l'histoire? Pour le savoir, Philip Norman, déjà auteur d'une mémorable biographie consacrée aux Beatles, a rembobiné le film de l'existence de John Winston Lennon, enfant de la guerre né en pleine période du Blitz, au milieu d'un raid de l'aviation allemande. Et le résultat est saisissant. À partir de sources et de témoignages inédits, Norman parvient à faire revivre tant le gamin anonyme, écorché vif, querelleur, moqueur, voire cruel, que le working class hero milliardaire idolâtré, complexe et paradoxal. Plus encore: qu'il évoque le Liverpool de la fin des années 1950 ou les quartiers chauds de Hambourg ou les Fab Four font leurs premières armes, Norman réussit le prodige de restituer l'esprit, et l'énergie, du temps. Biographie monumentale à la hauteur du sujet traité, John Lennon, une vie retrace autant l'itinéraire d'une pop star qu'il éclaire le parcours de l'une des figures majeures du XXe siècle.


- La voix du corps
de Mady Mesplé
Éditions Michel Lafon / Octobre 2010


Vivre avec la maladie de Parkinson. Soprano célèbre, Mady Mesplé a triomphé à l'Opéra de Paris, à la Scala de Milan comme au Metropolitain Opera de New York dans les rôles les plus prestigieux du répertoire français, italien ou allemand. Elle est aujourd'hui un professeur de chant très recherché et la marraine de l'Association France Parkinson. Car ce mal l'a frappée, elle parmi tant d'autres. Mais elle a décidé de lutter, et surtout de soutenir tous ceux qui sont atteints par ce fléau invalidant. Ils sont nombreux. Plus de 150 000 en France et 10 000 nouveaux cas par an. Avec en toile de fond le récit intime de sa carrière de cantatrice, de ses joies et de ses drames, Mady Mesplé nous offre un témoignage unique sur cette affection, ses signes précurseurs, les souffrances quotidiennes qu'elle inflige, mais aussi sur les soins nécessaires au confort des patients, les moyens de les soulager et de leur redonner l'espoir. "Oui, être heureux malgré la maladie de Parkinson est possible". Cet ouvrage sera d'un grand secours pour les malades comme pour leur entourage.


- Life
de Keith Richards
Éditions Robert Laffont / Octobre 2010


"Je ne fais pas ça pour l'argent, ni pour vous. Je fais ça pour moi". Un événement, la sortie mondiale de l'autobiographie d'une des plus grandes icônes du rock’n’roll, le guitariste des Rolling Stones. "On me demande souvent, "Tu ne comptes pas t'arrêter?" Je ne pourrais pas, je prendrai ma retraite quand je passerai l'arme à gauche. C'est dur à expliquer". Hors-la-loi malgré lui, fouteur de merde patenté, guitariste génial, Keith Richards s'est forgé une existence dont beaucoup rêveraient mais dont peu s'imaginent la réelle teneur. Et le plus incroyable, c'est qu'il est toujours là pour la raconter. Voici donc l'inégalable autobiographie d'un original qui a toujours fait ce qu'il avait à faire et dit ce qu'il pensait. Dans un récit unique, féroce et sans le moindre fard, Keith Richards nous raconte cette vie à deux cents à l'heure, qui a vu un gamin d'une banlieue modeste de Londres obsédé par Chuck Berry et Muddy Waters s'unir à Mick Jagger pour fonder les Rolling Stones et hisser ses parties de guitare au rang d'hymnes planétaires. Avec une totale franchise, il raconte les hauts et les bas, l'ascension fulgurante, les arrestations, les tournées démentielles, les femmes, l'alcool et l'addiction à l'héroïne qui ont fait de lui l'un des plus notoires "mauvais garçons" du rock. Il nous explique comment il a créé les riffs révolutionnaires, explosifs qui font de "Satisfaction", "Jumping Jack Flash" ou "Gimme Shelter" les plus grands classiques du rock, il évoque pour nous la vérité derrière la relation passionnelle qui l'a uni à la non moins scandaleuse Anita Pallenberg, dont il a eu trois enfants, sans oublier la mort tragique de Brian Jones en passant par son histoire d'amour avec Patti Hansen et ses rapports tumultueux avec Jagger. C'est un véritable road-movie qui défile devant nos yeux, celui d'une vie sur le fil du rasoir, débridée, sans crainte du qu'en-dira-t-on, menée au pas de charge par celui qui restera à jamais "Keith".


- Phil Spector, le mur de son
de Mick Brown
Éditions Sonatine / Septembre 2010


Splendeur et décadence d'un génie du rock. 1958. À 18 ans, Phil Spector est au sommet des hit-parades américains. À 22 ans, il est à la tête de son propre label. Tom Wolfe chante les louanges du "premier adolescent millionnaire". Dans les années qui suivent, Spector va littéralement inventer le son de son époque, et incarner mieux que quiconque la musique des années soixante. La liste des artistes avec qui il collabore est impressionnante, des Ronettes aux Beatles, en passant par Ike et Tina Turner, Sonny and Cher, Bob Dylan, Leonard Cohen, les Ramones... Devenu une véritable légende vivante, il va alors peu à peu sombrer dans une réclusion volontaire, où il laissera libre cours à sa folie paranoïaque. Il n'en sortira qu'à l'hiver 2003, pour répondre de l'accusation d'homicide volontaire sur la personne de Lana Clarkson, une jeune comédienne retrouvée morte dans son manoir californien, qui lui vaudra une condamnation à dix-neuf ans de prison. Mick Brown, qui a recueilli en exclusivité les confessions de Phil Spector après un silence de plus de vingt-cinq ans, retrace dans cette biographie passionnée et passionnante l'incroyable existence de ce génie dérangé du rock. À partir de centaines d'heures d'entretiens avec les principaux protagonistes de cette tragique success story, il nous livre bon nombre d'anecdotes inédites et lève le voile sur le destin maudit d'un bad boy au talent fou.


- Philippe Noiret de père en filles
de Déborah Grall-Noiret et Frédérique Noiret
Éditions Michel Lafon / Septembre 2010


"J'ai faim". Quand Philippe Noiret rentrait à la maison après une journée de tournage ou une chevauchée dans les bois, toutes les femmes se mettaient au garde-à-vous. Sa fille se souvient de ce personnage hors du commun, aux colères d'Ancien Testament et à l'intérieur "tout de soie". Un homme fou d'amour pour son épouse Monique Chaumette, immense actrice qui a tout laissé tomber pour lui. Un papa-tendresse, mais qui ne savait pas comment s'y prendre avec un enfant. Un gentleman élégant et baroque, qui collectionnait les pulls en cachemire, les chaussures sur mesure, les grenouilles miniatures et les tables. Goût du luxe? Non. Goût de l'élégance et du confort ouaté. "La vie est courte, disait-il, autant faire le voyage en première classe". Il pouvait se l'offrir: 150 films. Il en partageait les anecdotes "de coulisse" avec Jean Rochefort, Alfred Hitchcock, Romy Schneider ou Alain Delon. Bien sûr, Frédérique se sentait un peu seule parmi ces monstres sacrés. Il a fallu la naissance de sa fille Deborah pour que Philippe Noiret découvre les vraies joies de la famille. Deborah elle aussi a aimé passionnément ce grand-père qui l'a encouragée dans sa vocation de comédienne. De tous ces souvenirs est sorti un livre de sourires embués d'émotion, où le talent de l'acteur se trouve presque supplanté par le charme de l'homme.


- Signoret, une vie
de Emmanuelle Guilcher
Éditions Michel Lafon / Septembre 2010


Vingt-cinq ans après sa disparition, Simone Signoret reste irremplacée et irremplaçable. Emmanuelle Guilcher n'a cessé de l'admirer dès son adolescence: "J'avais treize ans et toute l'audace des jeunes filles timides persuadées que le monde leur appartient si elles désirent lui appartenir. Simone Signoret me fascinait. J'ai décidé de lui écrire comme à quelqu'un qui m'était familier. Simone a répondu". Par la suite, Emmanuelle Guilcher a nourri sa passion pour cette femme, rencontrant ceux qui l'ont fréquentée, célèbres ou non. Après avoir recueilli plus de cinquante témoignages inédits, passé des heures à visionner de nouveau tous les films qu'elle a pu retrouver et enquêté durant dix ans sur les lieux foulés par les pas de son icône, elle retrace son parcours. Des ses débuts de comédienne dans la France occupée à la rencontre de sa vie avec Yves Montand, de Casque d'or à la Madame Rosa de La Vie devant soi, de l'oscar à "l'affaire Marilyn", de l'artiste à l'écrivain, elle relate les épreuves et les choix de cette femme engagée dans les grands combats de son temps, d'une actrice dans son époque, un témoin sans pareil d'un demi-siècle fécond.


- Derrière le conte de fée
de René Angélil
Éditions Michel Lafon / Mars 2010


1980. René Angélil, producteur de disques et impresario de Ginette Reno, rencontre une jeune chanteuse à voix d'ange mais plutôt timide: Céline Dion. Son existence va en être bouleversée, et celle de Céline aussi. Follement amoureux de sa future étoile, René va la métamorphoser totalement. Le physique, le look, l'aisance sur scène, le sens artistique: tout y passe. Notre Pygmalion a 26 ans de plus que son élève mais cette dernière est séduite et ce sera l'amour fou. Inconditionnel, fusionnel. René Angélil nous dévoile ici les coulisses de cette passion mais aussi son combat pour propulser sa belle au firmament des stars. Tout cela grâce à son expérience de joueur d'échecs et de fin stratège des affaires, qui nous entraîne ici dans les jeux du pouvoir, du business et de la politique où l'art et la culture font courageusement leur chemin. Avec, en toile de fond et par-delà les décors kitsch que le couple affectionne, le soutien sans faille de la famille et le souvenir des temps difficiles.


- J'aurais pu virer malhonnête
La jeunesse tumultueuse de Georges Brassens
de Bernard Lonjon
Éditions Du Moment / Janvier 2010


Presque trente ans après sa mort, Georges Brassens est devenu une figure mythique de la chanson française. Pourtant, certaines facettes de sa personnalité demeurent méconnues, même de ses inconditionnels. Sa complicité dans plusieurs cambriolages perpétrés avec sa bande de copains à Sète et ses démêlés judiciaires sont détaillés dans ce livre pour la première fois. Ils conduiront le jeune homme de vingt ans à s'exiler à Paris où il écrira ses plus beaux textes. Plus inattendue encore, la révélation de son dossier aux Renseignements généraux. Les RG le qualifient à l'époque de chantre des théories libertaires qui insulte la police, la gendarmerie et l'armée. Nourri d'archives inédites, d'entretiens avec ses proches et d'anecdotes savoureuses, ce récit évoque l'immense poète à travers le charme et l'emprise de Sète, sa ville natale, son île singulière. Il serpente entre l'histoire du XXe siècle et l'œuvre de Brassens jusqu'à la réussite en pleine lumière de ce sculpteur de mots, brillant artisan de la rythmique. La jeunesse tumultueuse, les premières amours, les relations avec les staliniens et les francs-maçons, les amitiés ambiguës: Bernard Lonjon dresse le portrait d'un Brassens fougueux et inclassable. Jusqu'à ce que la Camarde ne le transforme en éternel estivant.


- La frondeuse
Marguerite Durand, patronne de presse et féministe
de Elizabeth Coquart
Éditions Payot & Rivages / Février 2010


Comment être libre et indépendante à une époque où le carcan des traditions enrégimentait toute vie en société? Tel fut le défi de Marguerite Durand (1864-1936), figure de proue du féminisme qui jamais ne renonça à la féminité et dont la biographie est aussi l'histoire de la Troisième République. Jeune actrice adulée à la Comédie-Française puis journaliste, égérie du boulangisme puis ardente dreyfusarde, elle devint la première patronne de presse de France en fondant en décembre 1897 La Fronde, journal entièrement écrit et fabriqué par des femmes. Souvent villipendé par ses confrères à moustache, il n'en joua pas moins un rôle majeur dans les grandes campagnes qui firent changer les lois en faveur de la cause féminine. En digne briseuse de tabous, Marguerite Durand fut aussi une grande amoureuse. Courtisée par Georges Clémenceau, Aristide Briand et Guillaume II, elle ne négligea pas de séduire également le gratin de la finance. Car elle était très dépensière pour elle-même comme pour les œuvres qu'elle défendait, et dont la plus originale fut le tout premier cimetière animalier, ouvert à Asnières en 1899. Dans un autre genre, elle créa la bibliothèque féministe qui porte son nom, située aujourd'hui dans le XIIIe arrondissement de Paris. C'est là que sont conservés ses carnets intimes, lesquels n'avaient jamais été étudiés. Ils constituent le fil conducteur de cette première grande biographie consacrée à l'une des femmes les plus remarquables, remarquées et romanesques de son temps.


- Le roi de l'Amérique
de Peter Stephan Jungk
Éditions Jacqueline Chambon / Avril 2010


Ce roman, qui fait revivre au quotidien un Walt Disney vieillissant, nous en apprend plus qu'une longue biographie sur la vie de cet homme qui se trouva confronté au mythe qu'il avait lui-même créé. Une visite à Marceline dans le Missouri en compagnie de Roy, le frère gestionnaire de la société Disney, en dévoile l'origine. C'est en effet dans la petite ville que l'enfant Walt, élevé à la dure dans une famille de paysans pauvres, aurait découvert la nature qui ne ment pas et les sympathiques petits animaux qui peupleront son œuvre et là, inventé Mickey, la souris planétaire. C'est aussi dans cet État du sud profond que se sont sans doute forgées les idées ultra-conservatrices, voire fascisantes, qui guideront sa vie. Au nom de la grande Amérique, Disney fraternisera avec Hoover et ira jusqu'à dénoncer Charlie Chaplin à la commission MacCarthy. Vulgaire et génial, abject et fascinant, celui qui se disait plus connu que Jésus Christ, est ici mis à nu par la hargne du narrateur, un ancien employé licencié. Un roman remarquablement documenté et écrit avec une ironique alacrité.


- Les derniers jours de Stefan Zweig
de Laurent Seksik
Éditions Flammarion / Janvier 2010


Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n'a cessé, depuis, de fasciner et d'émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d'une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l'appel des ténèbres. Après la fuite d'Autriche, après l'Angleterre et les États-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d'avenir. Mais l'épouvante de la guerre emportera les deux êtres dans la tourmente, Lotte, éprise jusqu'au sacrifice ultime, et Zweig, inconsolable témoin, vagabond de l'absolu.


- Mots de tête
de Diane Dufresne
Éditions Michel Lafon / Février 2010


"J'écris c'qui m'chante", dit-elle. Et elle a bien raison. Au lieu d'une biographie pompeuse, Diane Dufresne nous livre avec bonheur une vie en éclats. Écrivain, peintre, chanteuse: nous la retrouvons sous ses multiples facettes, l'existentialiste, la rockeuse, l'amoureuse impudique (sur scène) et la femme secrète, inattendue. Nous nous retrouvons aussi nous-mêmes, à travers les émotions que Diane exprime. Des pages magnifiques sur l'amitié, l'amour, la solitude. D'intimes confidences où resurgissent nos peurs: peur de l'inconnu, de la mort, du destin de la Terre et du nôtre. Et parmi toutes ces craintes un oubli capital: celui de savourer la vie. Pourquoi sentons-nous toujours qu'on a quelque chose à faire au lieu de quelque chose à vivre? Avec ses splendeurs d'écriture, sa fantaisie, son humanité, son humilité, cette diseuse de belle aventure nous enchante et nous fait du bien.


- Qu'en pense Keith Richards ?
de Mark Blake
Éditions Sonatine / Avril 2010


Avec une patience et une admiration à toute épreuve, Mark Blake a recueilli les pensées, les maximes et les aphorismes les plus percutants du bad boy le plus légendaire de l'histoire du rock. Keith Richards se confie peu, mais quand il parle l'effet est saisissant, jugez-en vous-même:
"J'ai eu au moins trois docteurs qui m'ont dit: Si vous continuez comme ça, je ne vous donne pas six mois. Je suis allé à l'enterrement des trois".
"Par miracle, grâce à l'abstinence et à la prière, mes dents ont repoussé".
"On frappe à la porte de la loge. Notre manager, qui crie: Keith, Ron, Police, c'est pour vous. On a paniqué, on a tout jeté dans les chiottes. La porte s'est ouverte, et qui on voit rentrer? Sting et Stewart Copeland".
"Le truc le plus bizarre que j'ai sniffé? Mon père. Il a été incinéré et je n'ai pu résister à l'envie de le mélanger à un peu de poudre. Le connaissant, mon père s'en serait foutu".


- Time of my life
de Lisa Niemi et Patrick Swayze
Éditions Michel Lafon / Janvier 2010


Patrick Swayze et Lisa Niemi se sont rencontrés quand ils étaient adolescents. Ensemble, ils ont connu les hauts et les bas de la carrière d'acteur de Patrick, la célébrité envahissante avec le succès mondial de Ghost ou de Dirty Dancing, les démêlés de Patrick avec l'alcool, et cette ultime épreuve: le cancer, qui l'a terrassé en septembre 2009. Lisa retrace dans ce témoignage exceptionnel le parcours phénoménal de son époux, se souvient comment leur couple a tenu malgré le statut de sex-symbol de Patrick, et raconte avec délicatesse les derniers instants de sa vie, son combat acharné et lucide contre la maladie, et toujours, l'amour profond de son métier de comédien, qui l'a conduit à jouer, jusqu'au bout de ses forces.


- Une femme célèbre
de Colombe Schneck
Éditions Stock / Août 2010


"Denise était une vedette de télévision des années soixante, elle animait tous les dimanches l'émission Discorama, où elle a lancé, soutenu de nombreux chanteurs, comme Barbara, Maxime Le Forestier, Véronique Sanson. Elle ne vivait que pour cela, le talent des autres. En janvier 1975, elle a été licenciée pour des raisons politiques. Elle espérait revenir pour "un dernier tour de piste", comme elle le disait. En 1981, on lui a fait de nombreuses promesses. Aucune ne sera tenue. Elle est morte, seule, oubliée de tous, deux ans plus tard. Qui était vraiment Denise? Que devient-on après avoir été une femme célèbre? Avoir sa photo dans le journal, être courtisée et vivre avec la crainte lancinante que tout s'arrête un jour. Jeanne Rosen est-elle si loin de ce précipice où on vous oublie? Jeanne Rosen est journaliste, auteur d'un livre qui a connu un succès immérité, et se rend compte qu'elle se trompe sur sa vie, que ces questions ne sont pas les bonnes. Comme Denise, il lui aura fallu dix ans pour comprendre que la personne qui marchait sur le fil n'était pas elle". Colombe Schneck dessine le portrait digne de Denise Glaser, femme de télévision, à la vie discrète et mystérieuse, toute en ombre et lumière, tandis qu'en parallèle elle met en miroir une jeune journaliste et écrivain de notre époque qui ressent les fragilités de la gloire. C'est une façon d'hommage, pudique et sincère, autant qu'une réflexion fine sur les revers de la célébrité.


- London Calling
Écrit en collectif (sous la direction de Jean-Noël Levavasseur)
Éditions Buchet Chastel / Novembre 2009


Le célèbre album London Calling du groupe The Clash fête ses trente ans en décembre 2009 . Dix-neuf auteurs français lui rendent hommage à travers autant de nouvelles inédites, chacune inspirée par l'une des dix-neuf chansons de London Calling. Ce qui donne des histoires tour à tour sarcastiques, haletantes, burlesques, tragiques, engagées, toujours noires, et toujours rock. Une façon de prendre acte de l'évolution de la littérature noire: auparavant plutôt associée au jazz, elle voit aujourd'hui une nouvelle génération d'auteurs, dont l'univers est très marqué par le rock, parmi lesquels: Jean-Hugues Oppel, Thierry Crifo, Pierre Mikaïloff, Max Obione, Olivier Mau, Annelise Roux, Jan Thirion, Marc Villard, José-Louis Bocquet, Mouloud Akkouche, Michel Leydier, Jean-Noël Levavasseur, Thierry Gatinet, Sylvie Rouch, Jean-Bernard Pouy, Frédéric Prilleux, Christian Roux, Caryl Férey, Jean-Luc Manet. Le recueil est précédé d'une préface d'Antoine de Caunes. Chaque nouvelle est précédée d'une illustration noir et blanc en pleine page tirée d'une bande dessinée de Serge Clerc sur les Clash parue dans Métal Hurlant en 1980. Il présente en annexe une chronologie du groupe.


- Solange Sand, la folie d'aimer
de Christine-Fanny Drouard
Éditions Belfond / Novembre 2009


"Ce n'était pas la peine d'écrire tant de romans pour me voir dépassée dans l'imagination par la folie de la vie que tu mènes" assène un jour George Sand à sa fille. Solange naît en 1828, mais l'écrivain lui préfère son fils aîné, Maurice. Envoyée très jeune en pension, la fillette souffre de l'absence de sa mère, la réclame, lui écrit. Nohant lui manque. L'horizon s'éclaircit le temps d'un été, lorsque George décide d'emmener ses enfants en vacances en Suisse, ou elle doit retrouver son ami Franz Liszt et la compagne du musicien, Marie d'Agoult. L'élégante se prend d'affection pour la petite Solange, qui le lui rend bien. À dix ans, elle est déjà très féminine. À l'opposé de sa mère qui fait scandale en portant des pantalons. Et lorsque Sandeau, Chopin, Delacroix, amis et amants de Sand sont à leur tour séduits par cette enfant pétillante et vive, les relations entre la mère et la fille s'enveniment. La rupture survient quand Solange met un terme à des fiançailles voulues par sa mère afin de l'éloigner de son cercle, et épouse le sulfureux sculpteur Clésinger. Commence alors pour la jeune femme une vie d'errance et de souffrances. Tous les intimes de George Sand, monument du féminisme, ont fait couler sur l'écrivain des torrents d'encre, mais jamais il n'évoqueront sa fille. Fantaisiste, intelligente, fidèle en amitié comme en amour, Solange, comme le fut sa mère, sera en avance sur son temps. Entre ruptures et réconciliations, les deux femmes s'affronteront pourtant, jusqu'à la mort de George. Sous la plume délicate et sensible de Christine Drouard, l'histoire tourmentée et émouvante de celle qui aura été, sa vie durant et même au-delà, la fille de l'ombre.


- Fille du silence
de Julie Pietri
Éditions Michel Lafon / Octobre 2009


Elle s'est tue si longtemps. Muette devant une mère dont un drame de naissance a fait pour la vie une enfant coupable, muette devant les horreurs de la guerre d'Algérie, hantée par la peur de mourir, la petite fille se tait. Même quand, rentrée en France, elle se fait traiter de "sale pied-noir". Plus tard, elle ne parle toujours pas mais elle chante et sa voix est un cri: Ève, lève-toi. s'adresse à toutes les femmes opprimées. Le succès ne la lâche plus. Auteur-interprète, égérie des années 80, Julie Pietri aligne les tubes, Magdalena, Et c'est comme si, des millions de disques. Mais un bébé arrive, une fille, Manon, que Julie ne veut pas voir livrée à la solitude: elle met sa carrière entre parenthèses. Quitte à trop en faire, à "étouffer" son enfant, et à continuer d'avoir peur. Alors un jour elle dit "Stop". Cette fois, elle va parler, à un psy d'abord. Puis à nous, à qui elle raconte comment elle a repris sa vie d'artiste, écrit de nouveaux textes, sorti un album, Autour de minuit, et un DVD, et retrouvé son public à guichets fermés au Bataclan et à l'Alhambra, qui lui a fait un nouveau triomphe en 2009. Tout ça parce qu'elle a déposé les armes et décidé de laisser "couler la vie", comme coule dans ses veines le sang de cet ancêtre noir dont la photo jaunie l'a toujours accompagnée, seule confidente des années de silence.


- Annie, te souviens-tu ?
de Léo Bardon
Éditions Michel Lafon / Septembre 2009


C'est l'histoire d'Annie et de Léo. Elle, c'est Annie Girardot. Elle est de ce monde, mais dans un pays étrange et cruel, dans un pays qui fabrique de l'oubli prématuré, en accéléré: Alzheimer. Lui, c'est Léo Bardon. Il était l'assistant personnel de l'actrice, un statut qui, face à la maladie, a dû évoluer. Aujourd'hui, il est vivant, mais un peu mort aussi. Amoché par un long combat dont il est sorti K.-O. À présent, dans le silence tonitruant de son absence, il parle d'elle, des dernières années passées à ses côtés, avant la maison de retraite, quand elle se souvenait et puis après, lorsque tout a commencé à s'effacer. C'est donc l'histoire d'Annie et de Léo qui s'amusent de la vie et défient la mémoire, c'est aussi celle d'Alzheimer qui gagne chaque jour un peu plus de terrain.


- La vie passera comme un rêve
de Gilles Jacob
Éditions Robert Laffont / Mars 2009


Les Mémoires inattendues de l'homme le plus secret de la planète cinéma, Gilles Jacob, le président du Festival de Cannes. Son image est indissociable de la "montée des marche" qui fait tant rêver, chaque année sur la Croisette, dans la deuxième quinzaine de mai, depuis 1977, Gilles Jacob est l'âme du festival de Cannes. Il en a fait le premier festival du monde, devenant l'un des hommes les plus courtisés de la planète cinéma, et aussi sa cheville ouvrière. Mais il en est aussi l'un des plus secrets, la publication de ses Mémoires est donc un événement. Né en cinéphilie à l'âge de dix-huit ans pour ne plus jamais en sortir, ce grand amoureux du Septième art dit joliment qu'il a eu "deux vies, la biologique et la cinématographique, qui se sont toujours nourries l'une de l'autre telles deux sœurs jumelles". Des souvenirs d'une enfance très marquée par la Deuxième Guerre Mondiale (d'origine juive, il l'a vécue en partie caché dans un séminaire) au portrait sur le vif des plus grandes stars, de ses rencontres avec les monstres sacrés dans les coulisses de l'extraordinaire "foire aux vanités" qu'est le Festival de Cannes, son autobiographie est à l'image de cette "double vie" revendiquée, d'une rare élégance de style et de pensée, riche de scènes d'anthologie (la rencontre avec Pialat, les obsèques de Fellini, le tremblement de terre avec Clint Eastwood) et servie par un générique éblouissant (Sharon Stone, Roman Polanski, Stanley Kubrick, Roberto Rossellini, Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Orson Welles, Alfred Hitchcock, Jack Nicholson, Woody Allen).


- Le roman de Jeanne
de Isabelle Delamotte
Éditions Belfond / Février 2009


Si celle à qui Zola a tendrement murmuré: "Tu seras dans mes pages, dans toutes mes pages désormais" est restée dans l'ombre, l'œuvre de l'écrivain porte l'empreinte de cette union. Jeanne Rozerot connaît une enfance miséreuse en Bourgogne. Il y a d'abord le décès de sa mère, puis l'arrivée de Rosalie, la nouvelle épouse de son père, qui ne l'aime guère, le départ de Cécile, sa grande soeur adorée, enfin le soulagement lorsque les deux fillettes s'installent chez leur tante maternelle, à Paris. Jeanne commence un apprentissage dans un atelier de couture. Mais vient la crise, les ateliers ferment les uns après les autres et Jeanne perd son emploi. C'est alors qu'un de ses amis lui présente Alexandrine Zola, qui l'embauche comme lingère. La belle saison arrive. Jeanne part à Médan, ou le couple Zola a pris ses quartiers d'été, puis elle les accompagne à Royan. Et c'est le coup de foudre entre la jeune femme et l'écrivain. Le roman de Jeanne est une magnifique plongée dans la France du XIXe siècle, il éclaire aussi d'un jour nouveau les quinze dernières années de la vie de Zola, un homme tiraillé entre deux femmes, mais aussi le père attentif et comblé de Denise et Jacques, les deux enfants que lui a donnés Jeanne. L'écrivain ne se séparera jamais d'Alexandrine, et Jeanne devra accepter son statut de femme cachée. Seule la force de leur amour l'aidera à supporter les contraintes de cette double vie, y compris la fureur d'Alexandrine lorsqu'elle découvrira leur histoire. À la mort de l'écrivain, en 1902, Alexandrine et Jeanne feront la paix pour élever ensemble Denise et Jacques. Jeanne rejoindra celui qui a fait de sa vie un roman, transposée dans Le Docteur Pascal, emportée à quarante-sept ans par la maladie.


- Quand je serai grande, je serai actrice américaine
de Valérie Mairesse
Éditions Michel Lafon / Février 2009


Sous les palmiers de Casablanca, dans la cour de récréation, une petite fille, prenant la pose, signe des autographes sous le nom de Sandra Mac Day. "Quand je serai grande, je serai actrice américaine. Dès l'âge de quatre ans, j'ai voulu être actrice pour embrasser Jean Marais rêve réalisé quelques années plus tard. À douze ans, j'ai arrêté de me ronger les ongles pour faire plaisir à Claude François. À quinze ans, j'ai pensé au suicide pour un garçon qui a voulu me violer avec ses amis. À dix-huit ans, bac en poche, après avoir lutté contre les conventions bourgeoises, je débute au café-théâtre, à Paris, en bleu de travail, avec ma nouvelle famille, le Splendid, que je quitterai pour jouer dans L'une chante, l'autre pas, film d'Agnès Varda". Avant d'avoir mes enfants, les vrais amours de ma vie, je quittais mes amoureux tous les deux ans… J'ai toujours eu un rapport conflictuel avec les hommes. Déjà mon père et mon oncle me collaient des coups, de cravache pour l'un, de ceinturon pour l'autre, et je leur disais: "Vas-y, bourreau d'enfant, continue." J'ai été mère à l'âge où ma mère, soumise, était déjà grand-mère… Et à quinze ans, ma fille m'a dit: "Maman, je veux être actrice américaine". Aujourd'hui, elle fait du théâtre à Paris et sait que le prince charmant n'existe pas". Étonnante, Valérie Mairesse se livre ici, évoquant son parcours insolite, jalonné de rencontres et d'expériences éclectiques. Elle dévoile aussi ses engagements et ses convictions de femme.


- Syd Barrett, le premier Pink Floyd
de Emmanuel le Bret
Éditions Du Moment / Janvier 2009


Avant même de quitter ce monde en 2006, Roger Keith "Syd" Barrett avait gravé sa légende. Sa carrière de musicien fut fulgurante, aussi courte que lumineuse. Fondateur de Pink Floyd, il signe à vingt ans l'essentiel du premier album du groupe, "The piper at the gates of dawn", véritable révolution sonore. Le rock psychédélique anglais est né. Le charisme, le talent, la créativité exceptionnelle de Syd Barrett font de lui une icône vivante. Pourtant, son aventure au sein du groupe mythique est vite interrompue. Dès le deuxième album, en 1968, sa fragilité et son instabilité ont raison de lui. Il est exclu du Floyd. Après une brève carrière solo, il quitte en 1972 la galaxie des musiciens rock. Peintre, musicien, écrivain, poète, Syd vivra reclus dans sa maison de Cambridge, entre peinture, bricolage et botanique. Malade, il consacre les dernières années de sa vie à l'écriture d'une Histoire de l'art universelle. Riche d'innombrables anecdotes, solidement documenté, Syd Barrett, le premier Pink Floyd retrace le parcours de ce personnage hors du commun. L'auteur revisite également de très nombreuses chansons de l'artiste, racontant la "petite histoire" de chacune d'elles. Cet ouvrage est donc non seulement une biographie quasi exhaustive de Syd Barrett mais aussi une analyse inédite de l'œuvre de ce créateur devenu culte.


- Sympathie pour le démon
de Zachary Lazar
Éditions JC Lattès / Janvier 2009


À la fin des années 60, l'univers des Rolling Stones et celui de Charles Manson se sont entrechoqués pour un instant terrible, sur le fil du rasoir. Ce roman montre l'irrésistible ascension de ces forces dévastatrices et leur collision finale. Sympathie pour le démon, c'est l'histoire des Rolling Stones, depuis les clubs miteux de Londres jusqu'aux tournées déjantées aux Etats-Unis, c'est l'histoire de Brian Jones, le premier leader du groupe dont la confusion et la jalousie s'intensifient tandis que le groupe se transforme. Il y aussi ce jeune paumé, Bobby Beausoleil, sous l'emprise d'une dangereuse influence. Ami du réalisateur Kenneth Anger, il apparaît aux côtés de Mick Jagger dans le film Invocation of my Demon Brother. Zachary Lazar donne vie à une époque tourmentée, torturée entre les mouvements puritains et l'emprise du rock'n'roll. Sous sa plume, les stars du rock et leurs démons s'animent pour montrer leur part d'ombre. Il signe un magnifique roman sur une génération, sur l'emprise des hommes, l'emprise des gourous, l'emprise de la musique.


- Et le souvenir que je garde au cœur
de Zizi Jeanmaire
Éditions Les Arènes / Novembre 2008


Les mémoires d'une grande dame: L'Opéra de Paris, Hollywood, Broadway, le Casino de Paris et les ballets de Roland Petit.
- Elle a été petit rat de l'Opéra, elle a dansé sous la direction de Serge Lifar, star de comédie musicale à Hollywood par la grâce de Samuel Goldwyn, vedette acclamée pour Carmen à Broadway, meneuse de revue au Casino de Paris, tête d'affiche à l'Alhambra, égérie à Marseille.
- Le milliardaire Howard Hugues lui a offert un contrat mirifique pour la voir danser pendant deux ans.
- Elle a côtoyé Raymond Queneau, Jean Cocteau, Marlon Brando, Léonor Fini, et bien d'autres. Boris Vian, Aragon, Barbara et Gainsbourg ont composé des chansons pour elle.
- Elle a dansé avec Yvette Chauviré, Noureev et Baryshnikov.
- Elle a inspiré Dior et Yves Saint Laurent.
- Elle forme avec Roland Petit, qu'elle a connu à neuf ans, un couple qui dure depuis soixante ans.


- Quel beau métier vous faites !
de William Rejault
Éditions Michel Lafon / Octobre 2008


"Quel beau métier vous faites". Cette phrase-là, je l'ai entendue plus d'une fois en service. J'enfile ma blouse, je suis là pour vous, je suis votre infirmier. Je vous vois nu, je vous vois souffrir, parfois j'écoute ces secrets que vous n'auriez jamais racontés à vos proches. Je suis à votre service, dévoué et compréhensif. Depuis des années je note des souvenirs, des rencontres, quelques mots griffonnés sur les corps que j'ai croisés, ces rires et ces pleurs, des blessures qui ne partiront pas et des sourires qui me réjouissent encore. Petites traces écrites de ces moments, petits carnets au fond de mes poches que je partage aujourd'hui avec vous. Quel beau métier je fais, oui, laissez-moi vous en parler.


- Si je m'étais trompé de vie
de Yves Rénier
Éditions Michel Lafon / Octobre 2008


- Quel âge avez-vous, monsieur Rénier? lui demande le médecin de l'hôpital où l'on vient de le transporter d'urgence. - Bientôt cinquante… - Vous ne les fêterez pas, si vous continuez comme ça.
- Si vous étiez mon fils, je vous opérerais demain. - Je suis votre fils, répond Rénier.
Et en avant pour un triple pontage. Une opération désormais banale, dont on ressort "tout neuf", comme ils disent. Mais avec quelques interdits. Fini les virées à l'autre bout du monde, les excès en tout genre, les amours sans lendemain, les nuits sans sommeil. "Si je m'en sors, que vais-je faire de ma vie?". Une question existentielle qui donne lieu à un témoignage d'exception. Avec une réelle pudeur mais sans se cacher derrière ses démons, Yves Rénier nous offre ici l'autoportrait de l'artiste et de l'homme face à son miroir, et nous livre l'histoire d'une reconstruction.


- Bessie Coleman, l'Ange noir
de Jacques Béal
Éditions Michalon / Mars 2008


Novembre 1920. Bessie Coleman, originaire de Chicago, débarque du SS Imperator à Cherbourg. Elle vient en France pour apprendre à voler. Aux États-Unis, pour cause de ségrégation raciale, aucune école de pilotage n'a accepté de l'accueillir. Après sept mois de formation au Crotoy, petit port de la baie de Somme, la jeune Afro-Américaine de 28 ans obtient le brevet de pilote de la Fédération aéronautique, devenant la première femme noire au monde à pouvoir piloter un avion. Dès lors, Bessie n'a plus qu'un désir: créer une école de pilotage ouverte à tous, l'aviation étant pour elle une façon active de combattre les discriminations. Après s'être spécialisée dans la voltige aérienne, "l'Ange noir" participe à de multiples shows aériens pour financer son école d'aviation. Devenue une icône dans la communauté noire américaine, elle impose la mixité raciale dans les tribunes. Bessie Coleman trouvera la mort lors d'un meeting aérien en 1926. A 34 ans. Première biographie française consacrée à cette personnalité exceptionnelle, Bessie Coleman, l'ange noir plonge le lecteur au cœur de l'Amérique des années 20. Suivre cette aventurière des cieux dans ses folles soirées à Chicago, c'est aller à la rencontre du Jazz, du blues, de Louis Amstrong ou passer des nuits enfiévrées en compagnie de quelques gangsters fameux. C'est faire connaissance avec des personnages étonnants du Black Chicago comme le patron de presse Robert S. Abbott, le banquier Jesse Binga ou encore C. J. Walker, première milliardaire noire. Au fil des pages, on découvrira l'incroyable destin d'une jeune femme qui parvint à imposer son rêve d'émancipation à tout un pays.


- Demain, tout commence
de Danièle Delorme
Éditions Robert Laffont / Mai 2008


Pour la première fois, Danièle Delorme a accepté de se raconter et, chemin faisant, de raconter ceux qui ont croisé et peuplé sa vie. Artistes, écrivains, comédiens et politiques ont accompagné sa route, de sorte que ce livre de Mémoires est aussi un rappel des figures les plus aimées du dernier demi-siècle, ou les têtes d'affiche sont saisies avec simplicité et naturel. Née dans une famille d'artistes à l'esprit insoumis, la jeune Danièle ambitionne de devenir pianiste quand la guerre éclate. Réfugiée à Antibes, elle y fait la connaissance d'un étudiant en droit qui devient aussitôt son premier amour et qu'elle entraîne avec elle sur les voies du théâtre. Celui-ci a pour nom Gérard Philipe. Après des débuts en 1942, dans un rôle d'ingénue, sa carrière ne cesse de s'amplifier jusqu'à faire d'elle l'étoile en vue du jeune cinéma d'après-guerre. On fait appel à elle pour donner la réplique à Jouvet, Gabin ou Bourvil, quand ce n'est pas à son premier mari, Daniel Gélin. Séparée de Daniel Gélin, Danièle Delorme rencontre Yves Robert au début des années 1950, et ne le quittera plus jamais. Elle devient sa partenaire sur scène dans Colombe, de Jean Anouilh, son alliée en affaires pour monter leur société de production (à l'origine de laquelle on trouve La Guerre des boutons jusqu'à La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, mais aussi la saga du Grand Blond avec une chaussure noire), celle sans qui ces films n'auraient été produits ni réalisés. D'anecdote en anecdote, on découvre, saisis sur le vif, ceux qui ont fait le quotidien d'un des couples les plus en vue de Paris, André Suarès ou Saint-John Perse, Colette ou Ionesco et, bien sûr, au gré des tournages, comme Alexandre le Bienheureux, Un éléphant, ça trompe énormément, ou des après-midi de farniente heureux dans leur moulin, loin de la capitale, Jean Carmet, Pierre Richard, Jean Rochefort, Philippe Noiret, Jean-Luc Godard ou Simone Signoret.
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Elisabeth
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MessageSujet: Les dernières parutions   Lun 4 Juil - 6:58

- Grand Jacques - Le roman de Jacques Brel
Marc Robine
Éditions Anne Carrière / Août 2008


Dès 1953, l'année de cette chanson et de sa venue à Paris, Jacques Brel savait que sa vie serait un roman. Il savait déjà qu'il ne ferait jamais semblant, qu'il ne vivrait jamais sa vie par procuration, mais qu'il irait au bout de ses rêves, quoi qu'il lui en coûte. En l'espace d'un quart de siècle, il deviendra l'une des figures les plus populaires et importantes de l'histoire de la chanson, mais aussi un comédien hors pair, un navigateur et un pilote de catégorie professionnelle, avant de découvrir l'île de ses rêves tout au bout du parcours. Le parcours d'un Don Quichotte plus vrai que nature, retracé ici comme jamais il ne l'a été, fidèle, précis et sans complaisance, de sa plus tendre enfance à son dernier salut, vaincu "face au cancer / Par arrêt de l'arbitre". Le roman de Jacques Brel raconté tout entier, au terme de dix ans d'enquête scrupuleuse, par l'un des spécialistes les plus réputés de la chanson française. Fervent admirateur du chanteur, Marc Robine a suivi pas à pas les traces de cet homme étonnant qui a vécu aussi vite qu'il a cessé de chanter, de sa maison natale de Schaerbeek à celle des Marquises; recueillant des dizaines de témoignages essentiels, dépouillant des masses de documents et fouillant inlassablement son œuvre pour en analyser les thèmes récurrents, les contradictions ou les aspects autobiographiques.


- Martin Luther King le visionnaire
de Lilas Desquiron et François Forestier
Éditions Michel Lafon / Avril 2008


Au milieu du siècle dernier, qui aurait pu imaginer qu'un Noir se présenterait à la Présidence des États-Unis? Sans Martin Luther King, pareil événement n'aurait jamais eu lieu. Apôtre de la non-violence, infatigable défenseur des opprimés, le pasteur King a changé l'avenir d'une nation. À travers la biographie de cet homme extraordinaire, qui a fédéré le mouvement noir et s'est dispersé dans une vie intime désordonnée, qui a connu la haine, la gloire et le péché, voici le portrait de l'Amérique des sixties, déchirée par le racisme et les meurtres des frères Kennedy. Avec, en héritage, le message d'un combattant qui "avait un rêve" et a fait en sorte qu'il se réalise dans son pays, mais dont les vœux, en maintes parties du monde, restent d'actualité.


- Barbara
de David Lelait-Helo
Éditions Payot & Rivages / Novembre 2007


"La chanson est une conversation", se réjouissait Barbara, disparue en novembre 1997 à l'âge de soixante-sept ans, et c'est bien une conversation que renoue David Lelait en mêlant au récit biographique les mots de celle qui se voulait une "murmureuse". Paroles de chansons, interviews, confidences... De Barbara il traduit les colères et le mal de vivre; avec elle il feuillette le livre jauni de ses amours, il égrène les souvenirs d'une enfant juive que la guerre a jetée sur les routes, d'une fillette dont le père a sali l'insouciance, puis d'une femme qui a renoncé au couple pour chanter comme on prend le voile. "Refaire le chemin de sa vie, confie-t-il, c'est s'enfoncer dans des forêts profondes et tendre sa joue à des bruissements d'ailes. C'est aussi découvrir les fantaisies d'une espiègle dont les proches jurent qu'elle était la femme la plus drôle du monde, prête à tout pour une blague".


- Mes ailes
de Clémentine Célarié
Éditions Michel Lafon / Octobre 2007


Le jour où l'on m'a dit que le Père Noël n'existait pas, j'avais quatorze ans. J'ai été si triste que, dans mon chagrin, quelqu'un m'a sans doute entendue et, secrètement, pendant mon sommeil, est venu planter des ailes dans mon dos. Pour que je me réveille moins triste. Et effectivement, au fil du temps, la vie est devenue possible, sans le Père Noël. Mes ailes m'amenaient vers le haut, et là-haut c'est l'univers des rêves, de l'imaginaire. Depuis, je ne fais que voler. Parfois je tombe, mais grâce à mes ailes je me relève toujours. Et je décolle... Et je vole...


- Des rires et une larme
de Michel Fugain
Éditions Michel Lafon / Septembre 2007


Un vieil ami m'avait un jour cité un proverbe de sa culture: "Pour guérir d'un passé qui te retient prisonnier et te cache l'horizon, traverse une eau". Je suis donc parti m'installer définitivement en Corse. Et là, pour en finir avec les regrets, moi le mélodiste, j'ai pour la première fois pris la plume et mis en mots les souvenirs que m'ont laissés les choses et les gens de ma vie: les grands auteurs qui m'ont fait chanter beaux vers et belles idées, la vie en troupe, l'éclate en meute, l'amour en fêtes, et les rencontres magiques, avec en bandoulière l'idéal de mon père, mon pap', mon héros, que j'ai toujours vu se battre pour qu'on soit tous égaux et qu'on s'aime. J'ai retracé mon parcours de saltimbanque où j'ai essayé de ne pas m'égarer ni me trahir et de rire autant que faire se pouvait, même si, bien malgré moi, une grosse larme est tombée sur le papier.


- La Callas
de Ève Ruggieri
Éditions Michel Lafon / Septembre 2007


Callas, c'est à la fois un mot mythique et magique. Qui n'a pas au moins une fois dans sa vie entendu parler d'elle. Petite fille mal aimée, diva adulée, elle va mourir d'amour comme les héroïnes qu'elle a sublimées sur scène lorsqu'elle sera abandonnée par le seul homme qui a su faire battre son cœur. Personne, mieux qu'Ève Ruggieri, ne pouvait raconter l'histoire de cette femme amoureuse et celle, complexe, de la plus grande diva du XXe siècle.


- Il s'appelait Luis Mariano
de Claude Dufresne
Éditions Michel Lafon / Août 2007


Il a disparu il y a plus de trente ans mais sa légende lui survit et sa tombe est aussi fleurie que celle de Claude François. Claude Dufresne l'a bien connu et a pu mesurer l'ampleur du phénomène Mariano. Des foules en délire à chacune de ses apparitions, des admiratrices pâmées, une voix d'or qui lui aurait sûrement valu une carrière à l'opéra. Il lui préféra les grandes heures de l'opérette, de la Belle de Cadix jusqu'au prince de Madrid en passant par le célèbre chanteur de Mexico, toutes œuvres signées Francis Lopez. Quant à privée, Claude Dufresne nous livre avec délicatesse le drame de ce Basque au grand cœur, amoureux fou des femmes et qui pourtant se tenait loin d'elles.


- The end Jim Morrison
de Sam Bernett
Éditions Michel Lafon / Juin 2007


Il était une fois, au siècle dernier, un monde fantastique peuplé de gens étranges et magnifiques. De déjantés et de maléfiques, d'hommes et de femmes qui n'auraient cédé leur place pour rien au monde pour faire ce voyage extraordinaire dont nous ne nous remettrons jamais. Je vais vous raconter une histoire de cinglés. Une histoire vraie avec de vrais cinglés. Dans la nuit du 2 au 3 juillet 1971, les W-C du Rock and Roll Circus étaient fermés de l'intérieur. Janis Joplin déboulait sur les platines. Jim Morrison n'était plus accoudé au bar. Le général de Gaulle avait pris une tôle aux élections. Les Rolling Stones dansaient avec le diable au banquet des mendiants. Jacques Prévert et Antoine Blondin refaisaient le monde au bar de l'Alcazar. Aux États-Unis, la police avait tiré sur des étudiants. Au Vietnam, les GI's se passaient des joints et les Doors en boucle. Richard Borhinger n'avait pas encore de césar. Gene Vincent voulait une caisse de bières pour chanter "Be bop A Lula". James Douglas Morrison se pourrissait la vie avec Pamela Courson. Je peux vous confirmer que le chanteur des Doors est bien mort à Paris. En revanche, une chose est certaine, Jim Morrison n'est pas mort dans sa baignoire le 3 juillet 1971. Un fragment de l'histoire véritable est donc par nature un véritable mystère.


- Annie Girardot, la mémoire de ma mère
de Giulia Salvatori
Éditions Michel Lafon / Avril 2007


- Maman, tu n'es vraiment pas gentille avec moi. Un frisson m'a parcourue. Elle faisait des mots croisés sur la table de la cuisine et c'est à moi, sa fille, qu'elle s'adressait ainsi.
Dehors resplendissait le ciel toujours bleu de Sardaigne…
- Comment m'as-tu appelée?
- Maman, pourquoi?
- Mais maman… C'est toi ma maman.
Depuis cette scène, avec amour, Giulia Salvatori accompagne sa mère sur les sables mouvants et arides du désert d'Alzheimer, où affleurent pour elle les souvenirs intimes du passé d'Annie Girardot.


- L'amour n'est pas si simple
de Francine Distel
Éditions JC Lattès / Mars 2007


Francine est la femme de l'ombre. Pudique, discrète, cette ancienne championne de ski n'ignore rien lorsqu'elle l'épouse, de la renommée, du succès et des frasques amoureuses de Sacha Distel. Elle s'unit à l'homme qu'elle aime, triomphant des critiques familiales, des jaloux qui ne parient pas un sou sur l'avenir du couple, de ses propres doutes et inquiétudes. Plus de quarante ans, ont passé et Francine ne regrette rien. Elle nous confie, avec émotion et sincérité, les plus beaux souvenirs de son amour, fait de respect, d'admiration, de liberté et d'une compréhension immédiate de l'autre, et les moments de souffrance où il lui a fallu déployer des trésors de courage et de pardon. Chaque trahison de Sacha, chaque scandale comme celui qui suivit l'accident de Sacha et d'une actrice, et la maladie qui s'acharne contre le chanteur, manquent de tout détruire. À une époque si prompte aux changements, aux séparations, à la moindre contrariété, à l'égoïsme, Francine Distel nous offre une précieuse leçon faite de bon sens et de sages conseils: Toutes les histoires d'amour qui durent se ressemblent. D'abord par l'amour qui leur donne vie, puis par toutes les ressources insoupçonnées qu'il faut trouver en soi pour dépasser la tentation du découragement, pour que l'amour ait le fin mot comme il eut le premier".


- Marie, l'Ange rebelle
de Gonzague Saint Bris
Éditions Belfond / Février 2007


Coup de foudre absolu, bonheur fusionnel, désir ardent, passion dévastatrice, souffrance et haine. Leur histoire d'amour fut unique. Elle, comtesse Marie d'Agoult, mère de deux enfants, ange de douceur mais rebelle comme un animal traqué; lui, Franz Liszt, jeune homme à la beauté éclatante et au génie artistique exceptionnel. Un jour, le musicien l'enlève et une folle aventure commence, à la manière d'un voyage initiatique qui les conduit en Suisse, puis en Italie, ou naîtront leurs trois enfants dont Cosima, qui épousera Richard Wagner. Brisée par le doute, les incertitudes et le poison mortel de la jalousie, leur flamboyante liaison ne durera pourtant pas jusqu'à la mort. Lorsqu'ils se séparent, après dix ans d'étreintes et de tumultes, Franz poursuit sa spectaculaire carrière de pianiste et de compositeur sur les plus grandes scènes d'Europe. Marie se retire à Paris, tient salon avec son amie puis rivale George Sand, et devient Daniel Stern, un auteur engagé au côté des républicains progressistes, avant qu'une sombre folie ne s'empare de son âme. L'écriture lumineuse de Gonzague Saint Bris fait revivre la déchirante histoire d'amour qui a scellé à jamais les destins de Marie d'Agoult, figure parfaite et avant-gardiste de la femme libre, et de Franz Liszt, l'un des plus grands compositeurs de tous les temps.


- Mes sixties
de Frank Alamo
Éditions Michel Lafon / Novembre 2006


Jean-François Grandin, fils d'un industriel à qui le transistor et la télévision doivent beaucoup, est devenu Frank Alamo sous l'égide d'Eddie Barclay dans les années soixante. Fiche signalétique: réussit tout ce qu'il entreprend. Il a été le premier à propulser au hit-parade de "Salut les copains" des succès anglais tels que Da doo ron ron, File, file, file ou Ma biche. S'ensuit une carrière fulgurante, qu'il arrête en 1969 pour l'amour d'une femme. Il devient photographe, et, le premier encore, importe des machines permettant de développer des photos couleur en moins d'une heure. Une gageure à l'époque. Peu après, sa passion de l'automobile (c'est aussi un sportif de haut niveau) l'incite à lancer sur le marché la "Dallas". Une Jeep étonnante et une réussite… Et soudain, l'envie le prend de chanter les sixties dans ce livre, leur joie de vivre, leur folie, leur convivialité. Comme il chante sur scène, pour ses sixties à lui, dans "Âge tendre et tête de bois, la tournée des idoles", qui triomphe dans toute la France depuis mars 2006. Comme quoi, la nostalgie de ces années-là est toujours ce qu'elle était… Retrouvez-la dans ces pages.


- Quand ça vous arrive
de Macha Béranger
Éditions Michel Lafon / Novembre 2006


Depuis 29 ans, au studio 134 de la maison de Radio-France, de minuit à 1 heure du matin, elle apaisait ses "sans sommeil". Des centaines de milliers d'auditeurs, de tous âges et de toutes conditions, lui ont confié leurs joies, leurs peines, leurs problèmes, faisant de "Allô Macha" un véritable phénomène de société. "S'occuper des autres est le meilleur moyen d'oublier ses propres misères", pensa-t-elle lorsque, il y a quelques mois, elle se sut atteinte d'une tumeur cancéreuse au sein. Le livre qu'elle commença alors, ainsi que son émission, lui permettraient de surmonter l'épreuve. Seulement voilà: soudain il n'y a plus d'émission. Jetée du jour au lendemain, "comme un Kleenex", sous prétexte qu'il "faut changer les formules", Macha n'a même plus la consolation de consoler. Alors elle a poursuivi l'écriture de ce livre, où elle évoque sa lutte de "petite maligne" contre le mal sous toutes ses formes, et les marques de soutien qu'elle a reçues du monde entier, Alain Delon en tête. Sans compter les souvenirs qui affluent, les dernières heures bouleversantes vécues à l'antenne,autant d'émotions intenses qu'elle nous fait ici partager avec humour. Un vrai témoignage de vie.


- Il était une fois Joséphine Baker
de Claude Dufresne
Éditions Michel Lafon / Octobre 2006


La veille encore, la "petite negrillonne", comme l'appellera Mistinguett qui recevra à cette occasion une tannée mémorable, était une inconnue. Mais quand elle apparaît sur la scène du théâtre des Champs-Elysées, une nuit de 1925, Joséphine Baker fait un triomphe. Claude Dufresne a souvent rencontré cette flamboyante "Perle noire". Lors des nombreuses conversations qu'il a eues avec elle, elle lui a confié tous ses secrets. Et il l'a vue évoluer. Un peu ostentatoire dans ses goûts, amoureuse des plaisirs du corps, mais aussi à l'écoute des souffrances humaines auxquelles ses années d'enfance misérable à Saint-Louis (Missouri) l'ont sensibilisée. En témoignent son combat incessant contre la ségrégation dont sont victimes ses frères noirs américains, son comportement de vaillant soldat de la France libre, et les douze enfants, de couleurs et d'origines différentes, qu'elle adopte et élève dans un domaine conçu à cet effet: les Milanes. Une générosité qui va les ruiner. Il était une fois Joséphine Baker: un hommage pétillant, et aussi toute une époque, où l'engouement pour la revue nègre n'était pas nécessairement innocent.


- Mon ami Fernand Raynaud
de Michel Vocoret
Éditions Michel Lafon / Septembre 2006


"Quoi? Cette face de rat qui avale sa langue à chaque phrase? Moi vivante, jamais" s'écrie Marie Bell quand Michel Vocoret lui propose de monter un spectacle de Fernand Raynaud. Le lendemain, la tragédienne reçoit le comique et s'exclame "dans mes bras, le génie de mon cœur". Vocoret a dit à Fernand qu'elle le trouvait formidable et celui-ci, bouleversé, lui a envoyé une boutique de fleurs. Ainsi naît le premier one man show en France: un succès triomphal. Des péripéties de ce genre, il y en a eu bien d'autres dans la vie de l'artiste. L'auteur de ce livre les raconte avec truculence, car il les a vécues avec lui, au fil d'une longue amitié. Mais il s'applique aussi à montrer le vrai visage d'un "amuseur public" trop souvent confondu avec ses personnages, qui ne comprenait pas qu'on lui tape sur l'épaule en s'esclaffant "Sacré Fernand" quand on le croisait dans la rue: un fin psychologue qui savait mettre une fausse naïveté au service de sketches surréalistes; un homme, enfin, très loin de la légende noire que certains lui ont forgée. Fernand Raynaud aurait quatre-vingts ans aujourd'hui. Après trente-trois années de deuil, son ami Vocoret, qui reste hanté par le mystère de sa mort, se souvient.


- Une réussite en beauté ou la fabuleuse aventure de Clarins
de Jacques Courtin
Éditions JC Lattès / Avril 2006


Rien dans les mains, rien dans les poches. Des études médicales interrompues par la guerre, un bagage incomplet. Alors comment, en cinquante ans, Jacques Courtin va-t-il créer un empire à partir de rien? Construire, sans un centime en poche, l'une des plus belles réussites françaises? Donner ses lettres de noblesse à la beauté, et installer la marque qu'il a créée à la première place des produits de soin en France et dans le monde, avec 6000 employés dans 157 pays? Clarins, c'est l'histoire d'un succès. Une histoire exemplaire, qui peut servir de modèle à tous ceux qui veulent entreprendre, dont Jacques Courtin est le héros. Un héros discret, réservé, qui partait dans la vie avec trois qualités: savoir écouter les autres, pouvoir se mettre à leur place, vouloir faire le bien en étant désintéressé. Une devise: faire plus, faire mieux et aimer le faire. Et quelques excellentes idées: l'utilisation de l'air d'abord, puis de l'eau, puis des plantes, pour embellir les femmes et parvenir à une marque mondialement reconnue. Grandes décisions et anecdotes savoureuses, principes essentiels et règles judicieuses, la saga Clarins est retracée pas à pas par ceux qui l'ont vécue. Le tout émaillé de nombreux conseils de beauté, donnés par le plus éminent spécialiste en ce domaine.


- Billie Holiday
de Véronique Chalmet
Éditions Payot & Rivages / Septembre 2005


En juillet 1959, dans la salle commune réservée aux "gens de couleur" d'un hôpital de New York, une femme se meurt. Son esprit s'envole alors que s'égrènent quelques notes de jazz. Chicago, Los Angelès, New York, Paris, des visages amis, d'autres personnes encore, qu'elle aurait voulu ne jamais connaître. Les images défilent tandis que s'enfuit sa vie, la vie de Billie Holiday. Véronique Chalmet nous raconte ici cette existence trop courte avec le talent d'une romancière. Eleanora Holiday, née en 1915 à Baltimore et surnommée "Billie" en hommage à l'actrice Billie Dove, est confrontée dès sa plus tendre enfance à la violence et à la haine raciale. Sa mère, célibataire, la confie à des parents et part chercher du travail à New York. La fillette devient bonne à tout faire dans un bordel de Baltimore. Elle y est violée dans l'indifférence générale. Elle a treize ans lorsqu'elle rejoint sa mère, mais elle est arrêtée au bout de quelques jours parce qu'elle se prostitue. Elle sort de prison quatre mois plus tard et trouve un emploi de chanteuse payé au pourboire dans un beuglant miteux. Sa voix sensuelle aux accents parfois aigres est bientôt connue de la plupart des grands clubs new-yorkais. En 1935, elle enregistre avec Duke Ellington. Sous la houlette du manager de Louis Armstrong, Joe Glaser, elle signe bientôt ses propres albums, travaille avec Count Basie, Teddy Wilson et Benny Goodman, se produit dans les clubs les plus cotés de Chicago et de Los Angelès. On passe ses tubes à la radio, dont Gloomy Sunday, qui sera banni des ondes en 1941 pour avoir provoqué plusieurs suicides. C'est que l'existence de Billie est en parfaite adéquation avec ce qu'elle chante: le désespoir amoureux, l'errance, la solitude, l'alcool, la drogue. Bref, le "blues". En 1947, d'ailleurs, elle est arrêtée pour usage de stupéfiants. Au début des années 1950, elle alterne contrats et cures de désintoxication. En 1954, elle fait une tournée en Europe, enregistre avec Count Basie et son orchestre, mais celle que le saxophoniste Lester Young appelle affectueusement "Lady Day" est usée par l'alcool et la drogue. En mai 1959, elle donne son dernier show au Phoenix Theater de New York. Quelques jours plus tard, elle est hospitalisée, probablement pour overdose. À quarante-quatre ans, Billie s'éteint doucement, toute seule, dans des conditions déplorables. Quelques années plus tôt elle a confié à Françoise Sagan: "Tu sais, je vais mourir bientôt à New York, entre deux flics". Treize ans après sa mort, Diana Ross rendra hommage à Lady Day en l'incarnant dans un film, Lady sings the blues.


- James Dean
de Bertrand Meyer-Stabley
Éditions Payot & Rivages / Septembre 2005


Il y a un demi-siècle, le 30 septembre 1955, un jeune homme de vingt-quatre ans devenu une star du grand écran en quelques mois se tuait au volant de sa Porsche, sur la route de Salinas en Californie. James Dean entrait dans la légende; il n'avait joué que deux pièces et tourné que trois films, mais, comme l'a écrit Malraux, "la mort transforme la vie en destin". C'est ce destin exceptionnel de fulgurance que raconte Bertrand Meyer-Stabley avec cette verve et cette sensibilité qui ont fait de sa biographie de Rudolf Noureev chez Payot un grand livre. Né en février 1931, Jimmy passe la plus grande partie de son enfance à la campagne dans l'Indiana après la mort prématurée de sa mère. Son air angélique et boudeur lui confère un charme particulier qui le fait aimer de ses professeurs mais mépriser par ses camarades. Le théâtre l'attire, il ne veut pas devenir fermier: élève à l'Actor's Studio, il lui faut deux ans pour conquérir Broadway. Avec À l'est d'Eden (1954) un nouveau type de héros de cinéma voit le jour, un héros juvénile, tourmenté et rebelle. Bisexuel, il multiplie les aventures, mais une seule le marquera: sa romance avec l'actrice Pier Angeli.


- Tout ce que Mistinguett m'a dit
de Claude Dufresne
Éditions Michel Lafon / Septembre 2005


"Alors, mon petit, on vient voir si la vieille remue toujours ses gambettes?" C'est ainsi que "la Miss" apostrophe l'auteur de ce livre, alors jeune journaliste, venu l'interviewer. On est en 1948, elle a soixante-treize ans et mène tambour battant la revue de l'ABC… Claude Dufresne la reverra souvent, se délectant de ses confidences dont il nous fait profiter ici. Gosse de pauvres, Jeanne Bourgeois débute à Paris au café-concert en 1893 dans des salles de quartier. Quelques années plus tard, elle règne sur la capitale, séduit Londres, New York, l'Amérique du Sud et les hommes les plus puissants. Trois amants royaux, Édouard VII d'Angleterre, Alphonse XIII d'Espagne et Gustave V de Suède, deux princes russes et une foule d'admirateurs passionnés ne lui feront pourtant jamais oublier le seul amour de sa vie, "son" homme, Maurice Chevalier. Des jambes qui parlent, un sourire éclatant, aussi généreuse que radine, effrontée, culottée, un sens de la repartie sans égal mais aussi, disait Chevalier, un cœur de midinette: on suit avec un plaisir sans mélange cette môme des faubourgs qui, de la Belle Époque aux années d'après-guerre, fut la reine du music-hall et de la vie parisienne.


- Diana & Jackie
de Jay Mulvaney
Éditions Payot & Rivages / Mars 2005


Destins croisés. Nombreuses sont les biographies de Jackie Kenedy et de Lady Di, mais jamais aucun auteur n'avait encore songé à comparer ces deux grandes figures féminines du vingtième siècle. Or, malgré la différence de génération, elles présentent un grand nombre de points communs. Toutes deux enfants du divorce et particulièrement attachées à leur père, elles ont été unies à des hommes de douze ans leurs aînés ayant pris une épouse pour les besoins de leur "carrière". Elles ont dû trouver leur place avec plus ou moins de bonheur dans les clans puissants que formaient leurs belles-familles. Après que le mariage leur eut procuré une forme de pouvoir en les plaçant sous le feu des projecteurs, elles ont su se rebeller contre leurs rôles officiels, bouleversant l'image de première dame des États-Unis et celle de princesse de Galles. Mais alors que Jackie l'intellectuelle a toujours cultivé la discrétion et s'est employée à protéger son intimité familiale, Diana a laissé les médias porter au grand jour ses problèmes personnels; la première a su maîtriser la célébrité, la seconde s'est laissée gouverner par elle et c'est cette célébrité même qui l'a tuée au moment où la princesse apprenait à l'utiliser. Si leurs couples respectifs ont évolué différemment, elles ont été les mères exemplaires de deux enfants. Enfin, après avoir assumé le choc d'un assassinat pour l'une et la violence d'un divorce pour l'autre, elles ont rencontré deux hommes de la Méditerranée: Aristote Onassis et Dodi al-Fayed leur ont fait radicalement changer d'univers. Pour comparer Jackie et Diana, l'auteur n'est pas tombé dans les pièges d'une analyse fastidieuse. Avec un réel talent de conteur, elle s'est fait la biographe de ses deux personnages à la fois au fil des grandes étapes d'une vie de femme. Le résultat est un récit passionnant qui aide à comprendre comment, à trente ans d'intervalle, deux héroïnes de l'Histoire ont pu devenir des mythes qui n'ont pas fini de faire couler de l'encre.


- Mon frère s'appelait John Lennon
de Ingrid Pedersen-Lennon
Éditions Michel Lafon / Mai 2005


John et Ingrid Lennon ont vécu leur prime enfance à quelques rues l'un de l'autre sans savoir qu'ils étaient nés de la même mère, Julia, un papillon inconséquent qui a confié son fils à sa sœur, après avoir accouché de sa fille dans le plus grand secret. Car Ingrid est l'enfant du scandale. Julia est encore mariée au père de John quand elle la conçoit avec un autre. Quel autre? En tout cas, dans l'Angleterre austère de l'époque, cet adultère est intolérable. On cache donc la petite, avant que la meilleure amie de sa mère l'adopte, et l'emmène à l'autre bout du pays pour mieux se l'approprier. John Lennon a cherché désespérément sa sœur toute sa vie; Ingrid a mis des années à découvrir que la vedette des Beatles était son frère aîné. Elle retrace ici l'histoire de cette longue quête d'identité, de fraternité, d'amour. Une existence brisée par le poids du silence, des rêves de musique avortés, et un signe, enfin: l'espoir fou de retrouvailles programmées à la veille de l'assassinat de ce frère qu'elle ne connaîtra jamais. Un récit bouleversant.
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